Drummondville
Selon les informations transmises au Vingt55 par Naomykym Tremblay-Toulouse, présidente du RÉDTS, cette mobilisation s’inscrit dans un mouvement plus large auquel plusieurs associations étudiantes universitaires souhaitent prendre part à travers le Québec.
À Drummondville, le regroupement étudiant a entrepris les démarches afin de permettre à ses membres de se prononcer démocratiquement sur leur participation à cette journée de grève. D’autres associations étudiantes du campus devraient également se joindre au mouvement pour appuyer cette revendication commune.
Des stages obligatoires qui représentent une charge financière importante
Pour les étudiants en travail social, les stages constituent une étape essentielle de leur formation universitaire. Ils permettent d’acquérir une expérience pratique dans différents milieux d’intervention, notamment auprès de personnes vulnérables, de familles et d’organismes communautaires. Toutefois, ces stages exigent un investissement considérable en temps et en responsabilités, sans nécessairement offrir de rémunération aux étudiants qui les réalisent.
Cette situation peut entraîner des difficultés financières importantes pour ceux qui doivent simultanément assumer leurs frais de scolarité, leur logement, leur alimentation et leurs autres dépenses courantes.
Selon la présidente du regroupement, plusieurs étudiants vivent directement les conséquences de cette réalité et souhaitent que leur contribution dans les milieux de stage soit davantage reconnue.
Le RÉDTS affirme d’ailleurs avoir recueilli plusieurs témoignages d’étudiants qui font état des sacrifices et des difficultés associés à l’obligation d’effectuer des stages non rémunérés.
Pour les représentants étudiants, la question dépasse ainsi la seule reconnaissance financière. Elle touche également les conditions d’études, l’accessibilité à la formation universitaire et la capacité des futurs professionnels à poursuivre leur parcours sans compromettre leur stabilité financière.
Une mobilisation pacifique prévue le 10 novembre
Le regroupement souhaite faire de cette journée du 10 novembre une occasion de sensibiliser la population et les décideurs à la réalité des étudiants qui doivent compléter des stages obligatoires sans rémunération.
Les organisateurs annoncent leur intention de mener une mobilisation visible et pacifique afin de faire entendre leurs revendications.
La présidente du RÉDTS souhaite également donner la parole aux étudiants directement concernés, dont certains ont accepté de témoigner des conséquences financières et personnelles de leur parcours universitaire. La participation officielle du regroupement à la grève demeure toutefois conditionnelle à l’issue des démarches démocratiques entreprises auprès de ses membres.
Un mouvement étudiant qui prend de l’ampleur à Drummondville
Cette mobilisation universitaire s’ajoute à celle annoncée au Cégep de Drummondville, comme le rapportait le Vingt55, où les étudiants ont adopté un mandat de grève du 9 au 13 novembre.
Bien que les revendications et les modalités de mobilisation puissent différer entre les associations étudiantes, ces mouvements témoignent d’une période de mobilisation dans les établissements d’enseignement supérieur.
Au campus de Drummondville de l’UQTR, les représentants du RÉDTS espèrent que la journée du 10 novembre permettra de faire progresser les discussions entourant la rémunération des stages obligatoires et de sensibiliser davantage la population aux réalités vécues par les futurs travailleurs sociaux.
Le regroupement invite d’ailleurs les médias à rencontrer les étudiants mobilisés afin de recueillir leurs témoignages et de mieux comprendre les enjeux financiers et sociaux liés aux stages non rémunérés.
Les précisions concernant les activités prévues, les autres associations participantes et les modalités de la mobilisation devraient être communiquées à mesure que les démarches étudiantes progresseront.







