DRUMMONDVILLE

© Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55. Tous droits réservés.
Les demandes pour l’amélioration des conditions de travail sont au cœur du conflit ainsi qu’une meilleure reconnaissance salariale. Les professionnels de l’éducation seront présents, en ligne de piquetage, devant l’école secondaire la Poudrière et l’école St Joseph à Drummondville
Les professionnels de l’éducation sont présents dans différentes catégories d’emplois dans les secteurs administratif, pédagogique et les services directs aux élèves (psychologues, psychoéducateurs, orthophonistes, conseillers d’orientation, orthopédagogues, etc.).
Le Centre de services scolaire des Chênes a de nouveau suspendu les cours pour l’avant-midi dans toutes les écoles et tous les centres de formation.
Le retour à l’école se fera lors de la première période de l’après-midi.
Les parents devront assurer le déplacement de leur enfant. Le transport scolaire reprendra à la fin des classes, pour le retour à la maison.
Le CSS des Chênes précise aussi que les services de garde sont fermés en avant-midi et rouvriront en fin de journée. Les brigadiers scolaires seront en fonction, aux heures habituelles, en début d’après-midi.
Une grève de 3 jours du personnel de soutien s’amorce aujourd’hui au Cégep de Drummondville
Les 1000 membres du Syndicat du personnel professionnel de l’Éducation du Cœur et du Centre du Québec (SPPECCQ-CSQ), affiliés à la Fédération des professionnelles et professionnels de l’éducation du Québec (FPPE-CSQ), sont en grève « mystère » aujourd’hui, pour manifester leur profonde insatisfaction à l’égard des offres salariales et de bonification des conditions de travail faites par le gouvernement à la table de négociation.
Dans le but de faire écho à la colère grandissante de ses membres, la FPPE-CSQ annonce que des écoles, partout au Québec, sont fermées par des lignes de piquetage.
Grève du personnel de soutien des cégeps
Les syndicats de la Mauricie et du Centre-du-Québec entament aujourd’hui trois journées consécutives de grève, partout au Québec. Ils constatent que, malgré les sorties médiatiques du premier ministre qui dit vouloir en arriver rapidement à une entente, les représentants patronaux ne se sont pas engagés dans le mouvement et n’ont toujours pas les mandats nécessaires pour négocier de réelles améliorations, tant sur le plan des conditions de travail que sur celui des salaires.
« Nos membres sont fiers de travailler dans le milieu collégial. Nous savons que notre rôle est essentiel et que, malgré le travail que nous effectuons dans l’ombre, jamais le cégep ne pourrait fonctionner sans nous. Les citoyens et les citoyennes qui habitent la Mauricie et le Centre-du-Québec sont conscients de l’importance des cégeps pour l’économie locale et la culture. Pourtant, il n’y a pas de reconnaissance de la part du gouvernement face à notre travail », de dire Simon Fréchette Gélinas, président du Syndicat des employés du Cégep de Trois-Rivières (CSN).
Des patrons qui ne sont pas au rendez-vous de la négociation
« Depuis l’annonce du premier ministre, le 2 mai dernier, les représentants patronaux n’ont donné que très peu de disponibilités. Après quelques séances prometteuses, ils ont quitté la table, » mentionne France Forest , présidente du Syndicat du personnel de soutien du Collège Shawinigan. Leur attitude n’a finalement pas réellement changé, si on se réfère à ce que nous avons observé dans la dernière année. Pour les satisfaire, nous devrions accepter leurs demandes de reculs, ce qui aurait pour effet d’augmenter la précarité du personnel; c’est donc totalement inacceptable pour nous! Pour réussir à attirer le personnel dans les cégeps, il faut donner de bonnes conditions de travail à celles et ceux qui viennent d’y commencer leur carrière. Ce sont les conditions d’apprentissage des étudiantes et des étudiants qui sont en jeu », ajoute Geneviève Jolicoeur, présidente du Syndicat des employés de soutien du Cégep de Drummondville.
Des conditions de travail pour l’avenir du réseau collégial
« Le gouvernement se magasine des problèmes pour le futur, s’il continue de négliger les membres du personnel de soutien dans les cégeps, car le réseau collégial leur doit son bon fonctionnement. C’est nous qui nous occupons de garder les bâtiments en bon état et qui assurons le soutien à l’enseignement », signale Nathalie Arguin, présidente de la FEESP-CSN. « Nous le disons souvent et depuis longtemps : le gouvernement doit cesser d’avoir les yeux rivés sur seulement deux ou trois titres d’emploi et considérer les réseaux dans leur ensemble. S’il ne le fait pas, les pénuries de personnel dans les cégeps vont augmenter et elles auront inévitablement des impacts sur la qualité de l’enseignement supérieur », renchérit-elle.
Des services publics portés par l’ensemble des travailleuses et des travailleurs du Cœur du Québec
« C’est déplorable que le gouvernement refuse toujours d’agir pour relever les services publics. En ramenant encore une fois, et ce, depuis plus d’un an et demi, les mêmes offres insuffisantes d’augmentations salariales de 5 % sur trois ans, il nous fait la démonstration qu’il ne saisit pas l’ampleur de la crise qui sévit dans les réseaux. Pour remédier à la situation, il faut améliorer significativement les conditions de travail et les salaires des travailleuses et des travailleurs des services publics. C’est urgent! », affirme Isabelle Gélinas, 1re vice-présidente du Conseil central du Cœur du Québec – CSN.

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