Drummondville
Élu pour la première fois en 2007 sous la bannière de l’ADQ avant de poursuivre avec la CAQ dès 2012, M. Sébastien Schneeberger cumule près de 20 ans d’implication politique. Au cours de son entrevue pour le nouveau balado politique du Vingt55, il a décrit son quotidien de campagne comme exigeant. En effet, le député sortant commence souvent sa journée par des visites d’usines ou de RPA le matin pour la terminer avec du porte-à-porte jusqu’au coucher du soleil.
Fervent défenseur des produits de sa région, le député a profité de ce concept d’entrevue politico-culinaire pour vanter le menu de la Bonne-Vôtre, qui met en valeur les produits du terroir de son comté, tels que le boudin de la Jambonnière et le fromage Louis d’Or. Il a également mentionné son penchant pour les canneberges, notamment celles cultivées tout près de sa résidence sur le chemin Hemming.
L’économie freinée par le « mur à mur »
Au-delà de l’assiette, le député a soulevé des enjeux économiques majeurs, déplorant l’application de programmes gouvernementaux uniformes qui ne tiennent pas toujours compte de la réalité drummondvilloise. Il a aussi vivement critiqué les règles fédérales actuelles concernant le non-renouvellement des permis de travail temporaires pour les travailleurs étrangers.
Selon lui, cette situation pénalise fortement les entreprises manufacturières de Drummondville, qui perdent de précieux employés au profit de régions voisines comme Victoriaville, soumises à des critères différents. Il a d’ailleurs lancé un appel aux jeunes, leur rappelant que la région manque cruellement de main-d’œuvre technique, notamment des soudeurs et des machinistes.
Une crise d’infrastructures scolaires
L’intégration des nouveaux arrivants est d’ailleurs un autre dossier chaud selon lui. Si M. Schneeberger salue l’immigration économique qui est vitale pour les entreprises, il souligne que la forte croissance démographique exerce une pression énorme sur les services publics locaux, dont le réseau scolaire.
Le député a d’ailleurs dénoncé les méthodes de calcul du ministère de l’Éducation, qui sous-estiment la taille des nouvelles familles immigrantes et placent constamment la région en mode rattrapage. Pour répondre aux besoins grandissants, il estime qu’il faudra investir plusieurs millions de dollars au cours des dix prochaines années afin de construire quatre nouvelles écoles primaires et une école secondaire.
Le combat contre la machine administrative
Enfin, M. Schneeberger a exprimé sa frustration quotidienne face à la bureaucratie, affirmant que le rôle d’un député consiste souvent à se battre contre la machine administrative. Il a cité en exemple des normes environnementales qu’il juge illogiques, où de longues études sur la faune sont exigées simplement pour remplacer un ponceau endommagé, retardant ainsi des travaux essentiels au risque de voir la route s’effondrer.
En somme, cette première entrevue de La Politique, on en mange brosse le portrait d’un élu qui cherche à réconcilier les décisions gouvernementales avec le gros bon sens de la réalité régionale. On rappelle que M. Schneeberger sollicite un nouveau mandat et qu’il est candidat pour la Coalition Avenir Québec dans le comté de Drummond-Bois-Francs (JCB).








