DRUMMONDVILLE
« L’annonce est une bonne nouvelle! Il faut maintenant que les manufacturiers québécois puissent rapidement bénéficier de ces nouvelles mesures. Plusieurs entreprises manufacturières nous ont fait part de l’importance d’apporter des modifications au PTET, y voyant une solution à court terme pour combler certains de leurs besoins de main-d’œuvre. Il y avait là un fort consensus. Les gouvernements ont entendu nos demandes », affirme Véronique Proulx, présidente-directrice générale de MEQ
Hausse importante du recours aux travailleurs étrangers temporaires dans le manufacturier
Rappelons que MEQ demandait que des assouplissements soient apportés au PTET. C’est d’ailleurs le secteur manufacturier qui pourra bénéficier grandement de ces mesures. En effet, le recours aux travailleurs étrangers temporaires dans le secteur de la fabrication québécois au cours des dernières années a plus que triplé. En 2015, 4,25% des postes occupés par des travailleurs étrangers temporaires au Québec se trouvaient dans le secteur de la fabrication (soit 651 sur un total de 15 330). En 2020, ce nombre s’élevait à 4 801, sur un total de 32 965 travailleurs étrangers temporaires, soit 14,56 % du total.
Un plan de match clair pour des résultats rapides sur le terrain
MEQ demande toutefois de s’assurer que les mesures de cette entente se déploient rapidement sur le terrain. Il faudra un plan de match clair afin que les entreprises manufacturières puissent bénéficier pleinement de ces nouvelles mesures. L’Association se réjouit, par ailleurs, que la Commission des partenaires du marché du travail (CPMT), sur laquelle elle siège, soit consultée, mais elle rappelle qu’il faut agir rapidement.
L’incontournable hausse des seuils d’immigration
Enfin, MEQ est d’avis que la venue de travailleurs étrangers temporaires n’est pas une solution à long terme. Les manufacturiers souhaitent que les travailleurs étrangers temporaires puissent s’installer de manière permanente au Québec. Le gouvernement du Québec doit agir avec une vision à long terme et augmenter ses seuils d’immigration permanente. Il faut également s’assurer que ces personnes immigrantes puissent répondre aux besoins réels et urgents du marché du travail.
« De nombreuses entreprises manufacturières doivent refuser des commandes et certaines remettent même en question leurs projets d’investissement parce qu’elles n’ont pas les travailleurs nécessaires. Ce sont des centaines de millions de dollars qui sont laissées sur la table. En assurant l’accès à un plus grand bassin de travailleurs, on assure la croissance des activités manufacturières, notamment en région. Il faut passer à l’action », conclut Mme Proulx.







