DRUMMONDVILLE
Dans un communiqué diffusé le 9 mars à Nicolet, l’organisation régionale reconnaît que cette mesure constitue un premier pas, mais souligne que l’enveloppe annoncée ne compense qu’une faible part des contributions déjà versées par les producteurs agricoles au Fonds d’électrification, qui dépasseraient 550 millions de dollars depuis 2015.
« Cette initiative constitue un pas dans la bonne direction, mais en plus d’être insuffisante, elle laisse de côté une grande partie des producteurs. La tarification carbone nuit directement à la viabilité et à la compétitivité de nos entreprises. Notre demande est claire : nous réclamons un remboursement complet et proportionnel aux contributions versées par chaque ferme du Québec afin de maintenir un environnement d’affaires sain, compétitif et équitable », affirme Julie Bissonnette, présidente de la Fédération de l’UPA du Centre-du-Québec.
Selon l’UPA du Centre-du-Québec, l’aide annoncée ne touchera qu’environ 1 740 entreprises agricoles spécialisées dans la production de grains sur les quelque 3 150 entreprises agricoles que compte la région. Ainsi, près de 45 % des fermes, qui doivent pourtant composer avec les mêmes hausses de coûts liées à la tarification carbone, seraient exclues du programme.
Plusieurs exploitations agricoles, notamment dans les secteurs de l’élevage et de la production spécialisée, demeurent fortement dépendantes des combustibles fossiles pour faire fonctionner la machinerie agricole ou assurer le chauffage de certains bâtiments. Or, selon la Fédération régionale, les producteurs ne disposent actuellement d’aucune alternative viable au diesel et au propane pour plusieurs activités essentielles à la ferme.
Malgré ces critiques, l’organisation rappelle qu’elle appuie les efforts visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à favoriser l’adaptation du secteur agricole aux changements climatiques. Toutefois, elle insiste sur la nécessité de mettre en place des mesures qui tiennent compte des contraintes technologiques et économiques auxquelles sont confrontées les entreprises agricoles.
La Fédération régionale soutient qu’une approche plus équitable permettrait d’assurer la pérennité des entreprises agricoles tout en favorisant une transition énergétique réaliste pour l’ensemble du secteur.






