DRUMMONDVILLE
Le sexagénaire de Saint-Eugène a été accusé d’avoir agressé sexuellement la jeune femme en utilisant une arme, d’avoir séquestré la victime, de s’être livré à des voies de fait et des menaces de mort lors des événements reprochés.
Le Vingt55 a assisté aujourd’hui à l’étape de l’enquête préliminaire présentée au palais de justice de Drummondville.
La présumée victime est venue témoigner des agressions qu’elle aurait subi sur plus de deux (2) jours entiers alors que, selon les accusations, elle était retenue contre son grés et aurait subi les sévices physiques et sexuels lors des événements allégués ; ensuite un témoin des événements, suivi par le sergent enquêteur Betté, a été appelé à témoigner dans ce dossier et enquête.
Cité à procès sur tous les chefs d’accusation
C’est après avoir interrogé et contre-interrogé par la procureure de la Couronne, Me Vichy Smith et l’avocat de la défense Me Jasmin Laperle, que l’honorable juge Marie Josée Ménard a cité à procès l’accusé qui assistait par vidéo conférence, en raison des mesures prises en raison de la Covid-19, à son enquête préliminaire.
Deux victimes lors du même événement
D’autres chefs d’accusation ont également été portés contre Alain Boucher soit de s’être livré à des voies de fait et menaces de mort sur un autre individu présent lors des événements.
La nébuleuse et sordide agression aurait eu lieu vers le 13 avril, les enquêteurs de la Sûreté du Québec et le service d’identité judiciaire (SIJ) ont été appelés à se rendre sur les lieux de la présumée agression afin de recueillir des preuves et éléments d’enquête afin de faire la lumière sur les déclarations faites par les présumées victimes qui ont été rencontrées lors du week-end par les enquêteurs.
Alain Boucher est en liberté le temps des procédures judiciaires et devra revenir le 4 septembre prochain afin de statuer sur la suite des procédures et fixer une date pour le procès.
PRÉSOMPTION D’INNOCENCE
Explications
Le Vingt55 rappelle que toute personne accusée au criminel a droit et bénéficie de la présomption d’innocence jusqu’à la décision d’un juge au terme d’un processus judiciaire complet
Ainsi:
Le système pénal canadien repose sur un principe fondamental : toute personne accusée d’avoir commis une infraction est présumée innocente jusqu’à ce que la preuve de sa culpabilité soit établie hors de tout doute raisonnable devant un tribunal.
Comme une personne accusée d’un crime s’expose à de lourdes conséquences, la présomption d’innocence revêt une importance capitale. Ce droit est reconnu à l’article 11d) de la Charte canadienne des droits et libertés. La présomption d’innocence est un droit individuel qui exige que: L’accusé n’a pas à prouver qu’il est innocent, sa culpabilité doit être établie par le poursuivant, par une preuve hors de tout doute raisonnable;
La charge de le prouver incombe à l’État, au Québec, il s’agit du Directeur des poursuites criminelles et pénales qui agit par l’entremise de ses procureurs aux poursuites criminelles et pénales;
Les poursuites criminelles doivent se dérouler conformément aux procédures légales et à l’équité.







