DRUMMONDVILLE
Les cliniques IPS deviennent officiellement des points d’accès pour les patients orphelins à Drummondville et Plessisville @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.
Dans une volonté manifeste d’améliorer l’accès aux soins de première ligne pour les citoyens du Centre-du-Québec, le gouvernement du Québec annonce l’ouverture de deux nouvelles cliniques d’infirmières praticiennes spécialisées (IPS) à Drummondville et à Plessisville. L’annonce a été faite ce lundi par André Lamontagne, ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation et ministre responsable de la région, ainsi que par Sébastien Schneeberger, député de Drummond–Bois-Francs, au nom du ministre de la Santé Christian Dubé.
Ces nouvelles cliniques s’inscrivent dans le cadre de l’engagement gouvernemental d’ouvrir 23 cliniques publiques d’IPS à travers le Québec d’ici 2028, une initiative phare du Plan santé du ministre Dubé. Ces installations visent à faciliter l’accès aux soins pour la population, en particulier les personnes sans médecin de famille.
Depuis le 15 avril 2024, les IPS peuvent non seulement traiter des problèmes de santé ponctuels, mais également assurer un suivi médical à long terme pour les patients orphelins. Cette nouvelle latitude accordée aux IPS vise à réduire la pression sur les urgences et à permettre aux médecins de concentrer leurs efforts sur les cas plus complexes.
En entrevue au Vingt55, Marie-Ève Paré, adjointe à l’accessibilité à la première ligne, a précisé qu’à Drummondville, la clinique IPS recevait environ 150 rendez-vous par semaine, un volume qui pourrait toutefois fluctuer légèrement en fonction du nombre d’infirmières praticiennes spécialisées (IPS) en poste.
Elle a profité de l’occasion pour rappeler que cette initiative s’inscrit dans une évolution amorcée en 2020, lorsque certains soins ont commencé à être offerts en pharmacie : « À l’origine, c’était un service complémentaire. Aujourd’hui, on assiste à une bonification vers des cliniques complètes. Tout cela repose sur une meilleure utilisation des ressources disponibles. »
Mme Paré a également souligné l’importance de l’éducation populationnelle pour aider les citoyens à bien s’orienter dans le système de santé « Il reste du travail à faire pour que les gens sachent utiliser les bons services, au bon moment. Ce n’est pas toujours évident avec toutes les portes d’entrée possibles. Mais de façon générale, la majorité de la population utilise bien les ressources qui ne nécessitent pas toujours de consulter un médecin. »
Elle a donné en exemple les services de première ligne accessibles sans médecin « Quelqu’un en voyage, par exemple, peut maintenant aller à la pharmacie pour un renouvellement de prescription. Ce sont des gestes simples qui désengorgent les cliniques et les urgences. »
Enfin, elle a insisté sur l’importance de la collaboration entre les professionnels de la santé « Tout ne peut pas reposer sur les médecins. On doit mettre à profit les compétences de chacun, infirmières, pharmaciens, optométristes, dans une approche interdisciplinaire. Les IPS peuvent poser plusieurs actes médicaux en toute autonomie. C’est cette évolution qui permet aujourd’hui de déployer des cliniques comme celles de Drummondville et Plessisville. »
Les cliniques IPS deviennent officiellement des points d’accès pour les patients orphelins à Drummondville et Plessisville @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.
Présence régionale renforcée
À Drummondville, la clinique est située dans le Centre multiservice de santé et de services sociaux Saint-Jean. Trois IPS y exercent actuellement, en collaboration avec des médecins de l’urgence de l’Hôpital Sainte-Croix. Une équipe multidisciplinaire complète le service, incluant du personnel en soins infirmiers et un travailleur social.
À Plessisville, la clinique se trouve au CLSC de l’Érable. Deux IPS y travaillent en étroite collaboration avec une équipe d’infirmières. Ces structures visent à répondre de manière plus souple et rapide aux besoins de santé locaux.
« L’ouverture de ces deux cliniques d’infirmières praticiennes spécialisées constitue une excellente nouvelle pour le Centre-du-Québec. Grâce aux installations de Drummondville et de Plessisville, des soins de santé professionnels deviennent plus accessibles d’un bout à l’autre de la région. Je remercie chaleureusement toutes les équipes impliquées dans la concrétisation de ce projet qui témoigne d’un engagement indéfectible envers l’amélioration de services centrés sur les besoins réels de la population », a souligné le ministre André Lamontagne.
Pour sa part, le député de Drummond–Bois-Francs, Sébastien Schneeberger, a insisté sur l’importance de ces nouvelles ressources pour les communautés locales.
« Je me réjouis de l’ouverture de ces deux cliniques, en plein cœur de notre région, sur un territoire où les besoins sont croissants en matière de santé. Les cliniques d’infirmières praticiennes spécialisées (IPS) viennent concrètement améliorer l’accessibilité et la qualité des soins offerts aux gens d’ici », a-t-il déclaré, tout en soulignant le travail soutenu du ministre de la Santé, Christian Dubé, dans ce dossier.
En entrevue accordée au Vingt55, le ministre responsable du Centre-du-Québec, André Lamontagne, a salué l’annonce de l’ouverture des deux nouvelles cliniques IPS dans la région :
« Je prends rapidement la mesure de l’importance d’avoir deux sites au Centre-du-Québec. Comme ça a été bien expliqué, l’objectif, c’est vraiment de faire en sorte que les gens puissent recevoir les soins aux bons endroits, selon leurs besoins. Ce type de clinique permet une prise en charge directe des citoyens, c’est énorme. C’est une très, très bonne nouvelle pour l’offre de services dans la région. »
Le ministre a également rappelé que cette bonification de l’offre s’inscrit dans une évolution plus large de l’accès aux soins :
« On a parfois négligé certains services, mais le gouvernement a déjà donné accès à de nouveaux soins via les pharmaciens, comme le renouvellement de prescriptions. On réussit maintenant à élargir le rôle des infirmières praticiennes spécialisées. C’est ce qui a tracé la voie pour mettre en place des cliniques comme celles qu’on annonce aujourd’hui. »

Le maire de Plessisville, Jean-François Labé @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.
Le maire de Plessisville, Jean-François Labé, s’est réjoui de l’ouverture de la nouvelle clinique d’infirmières praticiennes spécialisées (IPS) dans sa municipalité, qualifiant l’annonce de « très bonne nouvelle pour les citoyens ».
« Ça fait plusieurs années qu’on attend ça. On parle d’un CLSC, mais aussi d’une clinique de proximité. Je pense que les gens de L’Érable, du Centre-du-Québec, méritent ce type d’installations innovantes, avec des super infirmières et un service de proximité », a souligné le maire Labé.
Il a également insisté sur l’importance de rendre la région attractive pour les jeunes professionnels de la santé : « On veut tout faire pour attirer les jeunes infirmières et les médecins à L’Érable. »
Enfin, le maire a rappelé l’enjeu de l’utilisation adéquate des services offerts et la nécessité de bien informer la population :
« Une fois que la clinique est là, il faut utiliser les services. Il va peut-être y avoir une petite campagne pour informer les gens sur comment y avoir accès. »
Des services accessibles et simplifiés
Les citoyens souhaitant accéder aux soins offerts par ces cliniques peuvent le faire de plusieurs façons, notamment par l’entremise du Guichet d’accès à la première ligne (GAP), qui oriente les patients vers les bons services selon l’urgence de leur condition, ou encore en prenant un rendez-vous via la plateforme Rendez-vous Santé Québec (RVSQ).
Cette annonce s’ajoute aux nombreuses mesures prises pour moderniser le réseau de la santé et renforcer l’autonomie des régions. Le déploiement progressif de cliniques IPS permet non seulement de pallier le manque criant de médecins de famille, mais aussi d’assurer un suivi régulier, de proximité, et adapté aux réalités de chaque milieu.

Les cliniques IPS deviennent officiellement des points d’accès pour les patients orphelins à Drummondville et Plessisville @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.





















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