DRUMMONDVILLE
L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) a détecté la présence de deux maladies préoccupantes : la maladie de la sphère multinucléée inconnue (MSX) et la perkinsose.
Bien que ces maladies ne représentent aucun risque pour la santé humaine ni pour la salubrité des aliments, elles ont des effets dévastateurs sur les huîtres, causant une hausse de la mortalité et une baisse marquée de la croissance des mollusques. Il s’agit des premiers cas confirmés de MSX et de perkinsose au Québec.
Face à cette situation, l’ACIA collabore étroitement avec Pêches et Océans Canada (MPO), le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), les producteurs, les scientifiques ainsi que les communautés autochtones. Une surveillance renforcée et des mesures de contrôle ciblées ont été mises en œuvre afin de freiner la propagation de ces maladies.
Mesures de contrôle en vigueur
- Contrôle des déplacements d’huîtres dans les zones touchées;
- Enquête approfondie sur la source des parasites détectés;
- Surveillance accrue par les producteurs, pêcheurs et scientifiques, qui sont invités à signaler toute hausse de la mortalité ou toute anomalie de croissance;
- Activités de traçage et d’analyse des huîtres pour mieux cerner l’étendue de la contamination;
- Accès à de l’information pour les producteurs sur les procédures de détection et de gestion des maladies.
Ces mesures s’inscrivent dans l’approche « Une seule santé » du gouvernement fédéral, qui mise sur la collaboration intersectorielle pour prévenir et contrôler les maladies animales.
Faits en bref
- La MSX et la perkinsose ne sont pas dangereuses pour la consommation humaine.
- La maladie MSX est causée par le parasite Haplosporidium nelsoni.
- La perkinsose (ou « dermo ») est causée par Perkinsus marinus.
- Les deux maladies affectent les huîtres américaines (Crassostrea virginica), tant sauvages que cultivées.
- Les autres bivalves (moules, pétoncles, palourdes) ne sont pas touchés.
- La perkinsose se transmet directement d’une huître à l’autre, alors que le mode de propagation de la MSX demeure incertain en raison de la présence possible d’un hôte intermédiaire.
Ces découvertes ont été faites dans le cadre du Programme national de santé des animaux aquatiques (PNSAA), codirigé par l’ACIA et Pêches et Océans Canada. Le programme vise à prévenir l’introduction et la propagation de maladies importantes chez les poissons, mollusques et crustacés.







