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Crise du logement : à la veille de la date limite des avis d’augmentation, des locataires appuyés par le RCLALQ dénoncent des hausses allant jusqu’à 20 %

Crise du logement : à la veille de la date limite des avis d’augmentation, des locataires appuyés par le RCLALQ dénoncent des hausses allant jusqu’à 20 %
Crise du logement @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.

DRUMMONDVILLE

Alors que des hausses de loyer pouvant atteindre 20 % sont dénoncées à Montréal des acteurs du logement et locataires au Centre-du-Québec préviennent que cette pression se fait également sentir dans la région, où la rareté des logements et la hausse du coût de la vie accentuent la vulnérabilité de plusieurs ménages.

À la veille de la date limite pour l’envoi des avis d’augmentation de loyer, le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ) tiendra un rassemblement à Parc-Extension pour dénoncer des augmentations jugées abusives. Une réalité qui, bien qu’observée dans la métropole, trouve écho dans plusieurs municipalités, dont Drummondville et Victoriaville, où les organismes communautaires constatent une pression grandissante sur les locataires.

L’événement se tiendra le 31 mars, de 19 h 30 à 20 h 30, devant le 955, avenue d’Anvers, à l’angle de la rue Stuart. Des locataires concernés doivent y témoigner, aux côtés de porte-parole du RCLALQ et du Comité d’action de Parc-Extension (CAPE). Une intervention artistique est également prévue à la tombée du jour, avec la projection de messages lumineux dénonçant les augmentations de loyer.

Selon le RCLALQ, le complexe visé, qui regroupe 18 immeubles, illustre une réalité vécue par des milliers de locataires à travers la province. Dans ce secteur, certaines hausses atteindraient jusqu’à 150 dollars par mois, soit environ 20 % d’augmentation, sans que des travaux majeurs ne soient invoqués pour les justifier. Le RCLALQ attire également l’attention sur la présence, parmi les nouveaux propriétaires du complexe, de Marc Lemieux, présenté comme un ancien partenaire d’affaires de Henry Zavriyev, associé à des pratiques de « rénoviction ».

L’organisme souligne que cette mobilisation s’inscrit dans sa campagne annuelle contre les augmentations de loyer, alors que des actions similaires ont déjà été menées récemment à Québec, Granby et Montréal.

Une situation qui fait écho à des témoignages déjà recueillis dans la région de Drummondville, où certains locataires dénoncent des hausses de loyers abruptes et des pratiques jugées préoccupantes.

Dans un cas rapporté par le Vingt55, un locataire a confirmé avoir reçu une offre de plus de 5 000 $ pour quitter son logement, initialement loué 550 $ par mois, avant que celui-ci ne soit éventuellement reloué à plus de 1 500 $.

Le témoignage met en lumière des stratégies de relocalisation liées à des travaux majeurs, dans un contexte de rareté des logements. Cette réalité, combinée à une hausse marquée des loyers dans la région, suscite des inquiétudes croissantes chez plusieurs acteurs municipaux, provinciaux et communautaires, qui s’alarment des impacts sur les ménages et les familles déjà fragilisés par la crise du logement.

Par cette action, les organisateurs souhaitent mettre en lumière les pressions croissantes sur les locataires et appeler à un meilleur encadrement des hausses de loyer au Québec.

Éric Beaupré
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