Sportcom
« J’ai réussi à prendre la bonne échappée aujourd’hui. Ç’a été une grosse bataille. On était sept coureurs devant et on a roulé très fort, c’était un groupe très costaud », a expliqué Houle, en entrevue avec Athéna Couture de Sportcom. « Les autres équipes, dont UAE, ont aussi roulé très fort derrière nous, nous accordant un maximum de 3 minutes 30 secondes d’avance. On n’a donc pas eu la chance de jouer la victoire d’étape. »
Le peloton a repris les fuyards dans la montée finale, mais Houle a su rester dans le coup et conclure l’étape de 207,3 kilomètres entre Neuhausen am Rheinfall et Emmetten au 18e rang (+2 min 06 s). « Je suis très content de ma journée. J’ai donné le maximum et les jambes ont bien répondu. La forme est excellente ! », a-t-il lancé, visiblement satisfait de son état.
Son coéquipier George Bennett (Nouvelle-Zélande) a pour sa part terminé au 22e rang, avec un retard de plus de 3 minutes 30 secondes sur le vainqueur du jour, le Portugais João Almeida (UAE Emirates – XRG). Le Britannique Oscar Onley (Picnic PostNL) et le Français Kévin Vauquelin (Arkéa – B&B Hotels), porteur du maillot jaune, ont complété le podium, tous deux dans le même temps qu’Almeida.
Après cette dernière étape en montagne, Blackmore et Houle occupent respectivement les 20e et 32e positions du classement général provisoire.
Malgré sa performance personnelle, Houle a admis que l’étape avait été difficile pour son équipe : « Moi, j’ai eu une belle journée positive, mais pour l’équipe, c’était un coup dur aujourd’hui. »
Deux de ses coéquipiers, l’Américain Matthew Riccitello et l’Australien Simon Clarke, ont dû abandonner la course. Riccitello, alors huitième au classement général, a lourdement chuté après avoir heurté un îlot routier dès le 3e kilomètre. « Il a dû abandonner. Ç’a été un coup dur, je dirais même une catastrophe pour nous », a souligné Houle.
Clarke a tenté de ramener son coéquipier dans le peloton, mais en vain. « Simon est allé à la rescousse de Matthew. Il a travaillé excessivement fort pour le ramener. Mais comme la course roulait à fond pour prendre l’échappée, avec le temps perdu, les changements de vélos et la chute, ils ont chassé pendant une centaine de kilomètres. C’était simplement trop. Il n’y a rien qu’on peut faire quand la course est vraiment lancée. »
Le Tour de Suisse se conclura dimanche avec un contre-la-montre individuel de 10 kilomètres, ultime occasion pour les coureurs de bouleverser le classement général.






