Décès d’un motocycliste de 18 ans sur la route 139 : la coroner appelle à renforcer la prévention chez les jeunes conducteurs

Décès d’un motocycliste de 18 ans sur la route 139 : la coroner appelle à renforcer la prévention chez les jeunes conducteurs
Un accident sur la route 139 @ Crédit photo archive Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.

DRUMMONDVILLE

La mort d’un motocycliste de 18 ans à Roxton Pond, en août 2025, est attribuée à une vitesse excessive et à une conduite dangereuse, selon le rapport du coroner. En misant sur la prévention auprès des jeunes conducteurs, la coroner fait écho, en partie, au souhait formulé par la mère du jeune homme, convaincue que le drame aurait pu être évité.

Le décès est survenu le 16 août 2025, vers 22 h 59, à l’intersection de la route 139 et du 3e Rang, à Roxton Pond. Le motocycliste circulait sur le 3e Rang lorsqu’il se serait engagé dans l’intersection sans respecter l’arrêt obligatoire, entrant en collision avec un véhicule qui circulait normalement sur la route 139.

Selon le rapport et les documents obtenus par le Vingt55, des témoins ont rapporté avoir vu la motocyclette arriver à grande vitesse avant l’impact. La conductrice du véhicule impliqué s’est immobilisée dans la voie inverse et est demeurée à l’intérieur de son véhicule en attendant l’arrivée des secours. Le motocycliste a été retrouvé allongé au sol, inconscient.

À leur arrivée sur les lieux, les policiers ont sécurisé la scène pendant que les techniciens ambulanciers paramédics prenaient en charge la victime. Des manœuvres de réanimation ont été entreprises sans délai, mais le jeune homme n’a pas repris conscience. Son décès a été constaté à distance par un médecin à 1 h 05, le 17 août 2025.

L’examen externe réalisé sur la victime de 18 ans a permis d’établir que le jeune homme est décédé des suites d’un polytraumatisme contondant compatible avec une collision routière. Les analyses toxicologiques effectuées par le Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale n’ont révélé aucune présence d’alcool ou de drogues dans son organisme.

Les conditions routières et météorologiques n’ont pas été retenues comme facteurs contributifs à l’accident. Au moment des faits, la chaussée était sèche, la visibilité jugée bonne et la signalisation conforme. Une expertise mécanique effectuée sur les deux véhicules n’a révélé aucune défectuosité susceptible d’avoir contribué à la collision.

L’enquête de collision démontre qu’aucune trace de freinage n’a été observée avant l’impact. Des marques discontinues relevées sur la chaussée suggèrent plutôt une manœuvre tardive du motocycliste pour tenter d’éviter la collision. Le point d’impact se situait directement dans l’intersection, à proximité du panneau d’arrêt.

Le rapport indique également que le jeune homme ne détenait pas le permis requis pour conduire ce type de motocyclette. Il possédait un permis d’apprenti pour la classe 6A, mais celui-ci était expiré depuis le 21 mai 2025. La motocyclette qu’il conduisait nécessitait pourtant un permis valide de cette classe.

L’analyse du coroner conclut que la vitesse excessive constitue le principal facteur contributif à l’accident. Les témoignages recueillis et l’examen de la scène permettent d’établir que le motocycliste roulait au-delà de la limite permise de 80 km/h sur le 3e Rang. Selon le rapport, cette vitesse aurait contribué au fait qu’il n’ait pas aperçu le panneau d’arrêt à temps ou qu’il ait tenté une manœuvre d’évitement alors qu’il était trop tard pour éviter l’impact. Le rapport obntue par le Vingt55 précise également que l’enquête policière et l’ensemble de l’investigation écartent l’intervention d’un tiers dans ce décès, lequel est qualifié d’accidentel.

La coroner Me Nathalie Lefebvre estime que le décès était évitable et souligne que l’événement aurait pu entraîner d’autres victimes, notamment l’automobiliste impliquée. Elle formule ainsi une recommandation visant à renforcer les efforts de prévention.

Dans sa conclusion, elle recommande que la Société de l’assurance automobile du Québec, en collaboration avec l’Association des directeurs de police du Québec et la Sûreté du Québec, mette en place de nouvelles activités de prévention et de sensibilisation ciblant spécifiquement les jeunes conducteurs afin de rappeler les dangers et les conséquences de la conduite dangereuse et des excès de vitesse.

Cette recommandation rejoint les préoccupations exprimées par la mère de la victime. Dans une entrevue accordée au Journal de Montréal, Marie-Ève Cloutier, la mère du jeune homme, s’est dite indignée qu’il soit légal pour un jeune conducteur de piloter une motocyclette et estime que le gouvernement du Québec devrait relever l’âge minimal requis pour la conduite d’une moto.

 

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Éric Beaupré
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