DRUMMONDVILLE
Faut-il compter le nombre d’ampoules? L’APQ déplore les pertes récurrentes à chaque déménagement. La question peut sembler insolite, mais elle revient année après année dans l’univers des propriétaires de logements : faut-il vraiment compter le nombre d’ampoules avant un changement de locataire? Comme pour les luminaires ou les détecteurs de fumée, cette vérification devient cruciale, notamment lors du traditionnel ballet du 1er juillet.
« Année après année, les propriétaires cherchent une quincaillerie ouverte le 1er juillet pour acheter les objets manquants et les matériaux nécessaires pour réparer, plus vite que l’éclair, les logements avant l’arrivée du nouveau camion de déménagement », explique Martin Messier, président de l’Association des propriétaires du Québec (APQ).
Selon l’APQ, plusieurs propriétaires font face à des départs de locataires qui laissent les lieux non seulement dans un état discutable, mais emportent parfois avec eux du matériel appartenant au logement, allant jusqu’à… les électroménagers. « Prendre du matériel ou des biens inclus dans le bail, c’est du vol! », dénonce l’association.
Or, les recours pour les propriétaires sont limités. La mise en demeure reste la première étape, suivie, au besoin, d’une demande au Tribunal administratif du logement. Une démarche souvent longue, coûteuse, et peu engageante. « Ce processus en décourage plusieurs et crée une impression d’impunité, un effet d’entraînement », observe l’APQ.
Sans dépôt de garantie obligatoire au Québec, les propriétaires ne disposent d’aucun levier direct pour dissuader les comportements abusifs. « Le vol et les dommages volontaires devraient être traités comme des dossiers criminels », insiste Martin Messier, qui plaide également pour l’instauration d’un dépôt de garantie.
Selon lui, cette mesure — déjà en vigueur dans plusieurs provinces et pays — aurait un impact significatif sur la responsabilisation des locataires. L’APQ évoque notamment :
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Une prise de conscience accrue des responsabilités locatives
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Une diminution des pertes financières en cas de dommages ou de loyers impayés
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Une plus grande sécurité dans les baux
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Un meilleur accès à la location pour les propriétaires d’animaux
« Le dépôt de garantie n’est pas un caprice des propriétaires. C’est un mécanisme financier dissuasif. Il ne s’agit pas de réclamer trois mois de loyer comme en France, mais de commencer quelque part », illustre Martin Messier.
L’APQ réclame un changement législatif rapide pour permettre la mise en place de cette mesure. « Il suffirait d’un changement dans la loi pour régler de nombreux problèmes », conclut l’organisation.





