Montréal
Le projet sera réalisé par l’OBNL Communia, partenaire de l’Office municipal d’habitation de Montréal (OMHM), et sera entièrement financé par la Ville de Montréal. L’annonce a été faite par la ministre responsable de l’Habitation, Karine Boivin Roy, le ministre responsable des Services sociaux et de la Lutte contre l’itinérance, Lionel Carmant, la responsable de l’habitation et de l’urbanisme au comité exécutif de la Ville de Montréal, Caroline Braun, ainsi que la directrice générale de l’OMHM, Isabelle Pépin.
Les 54 femmes qui seront accueillies dans ces logements auront accès à un accompagnement du ministère de la Santé et des Services sociaux ainsi qu’à des suppléments au loyer leur permettant de limiter leur contribution à 25 % de leur revenu. Cette aide financière est assumée à 90 % par la Société d’habitation du Québec et à 10 % par la Ville de Montréal.
Ce projet s’inscrit dans une collaboration renforcée entre la SHQ et le ministère de la Santé et des Services sociaux afin de mieux coordonner les projets d’habitation avec les services destinés aux personnes vivant une situation d’itinérance, un problème de santé mentale, une déficience ou ayant été victimes de violence.
« Nos annonces pour mettre en place des milieux de vie et des mesures pour lutter contre l’itinérance se multiplient depuis quelques mois. Cela montre bien que le nouveau gouvernement en place est fermement déterminé à s’attaquer à ce fléau social. Je salue la collaboration de la Ville de Montréal et de l’Office municipal d’habitation de Montréal dans ce dossier. Cela prouve que quand les efforts s’additionnent, on peut rapidement trouver des solutions efficaces », a déclaré la ministre responsable de l’Habitation, Karine Boivin Roy.
Le ministre Lionel Carmant a pour sa part insisté sur l’importance d’offrir un environnement stable aux personnes vulnérables.
« Pour sortir durablement une personne de l’itinérance, il faut d’abord lui offrir un milieu de vie stable, sécuritaire et adapté à ses besoins. Avec ces 54 nouveaux logements abordables, nous ajoutons rapidement des places qui permettront à des personnes parmi les plus vulnérables de retrouver un toit et la stabilité nécessaire pour entreprendre un nouveau parcours. C’est exactement le type de solution concrète que nous devons multiplier pour prévenir et réduire l’itinérance au Québec. »
Pour la Ville de Montréal, ce projet constitue un modèle à reproduire.
« Ce projet concrétise une fois de plus notre leadership pour lutter contre l’itinérance. Ici, des personnes pourront enfin retrouver la stabilité d’un logement de qualité et humain, où elles se sentiront véritablement les bienvenues. Ce projet pilote représente une nouvelle façon d’agir rapidement pour répondre à l’urgence. Et nous comptons bien en déployer d’autres afin d’accélérer l’accès à des logements transitoires partout sur le territoire », a affirmé Caroline Braun, responsable de l’habitation au comité exécutif de la Ville de Montréal.
Même son de cloche du côté de l’Office municipal d’habitation de Montréal.
« L’Office municipal d’habitation de Montréal, en partenariat avec Communia, est fier d’apporter son savoir-faire dans le développement de logements pour des ménages dans le besoin. Nous avons pris l’engagement de jouer un rôle dans la lutte contre l’itinérance en apportant des solutions en matière de logement à Montréal. Il s’agit pour nous d’un projet-pilote qui pourra ouvrir la voie à d’autres projets immobiliers semblables dans le futur », a souligné Isabelle Pépin, directrice générale de l’OMHM.
Si ce projet répond à une réalité montréalaise, plusieurs de ses principes pourraient ils trouver écho à Drummondville et dans le Centre-du-Québec?
La pénurie de logements abordables, la hausse du coût de la vie et les besoins grandissants en hébergement d’urgence sont également des enjeux observés dans la région. Les organismes communautaires, les intervenants en santé et les services municipaux sont de plus en plus sollicités pour soutenir des personnes vivant une situation de précarité.
Le recours à des logements préfabriqués pourrait permettre d’offrir rapidement des unités de transition sur un terrain municipal ou gouvernemental, en partenariat avec les organismes locaux, l’Office d’habitation, le CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec et les différents paliers de gouvernement.
Alors que Montréal lance ce projet pilote, plusieurs villes de taille moyenne pourraient suivre son évolution avec intérêt. Si cette formule démontre son efficacité, elle pourrait inspirer des initiatives adaptées aux réalités de collectivités comme Drummondville, où les besoins en logement abordable et en accompagnement des personnes vulnérables continuent de croître.





