Difficile de prédire qui triomphera au Challenger Banque Nationale de Drummondville

Difficile de prédire qui triomphera au Challenger Banque Nationale de Drummondville
© Photo Challenger Banque Nationale de Drummondville Tous les droits réservés.

DRUMMONDVILLE

C’est sous la supervision de M. William Coffey, représentant de l’ATP, que s’est déroulé, le dimanche, 10 mars, le tirage au sort permettant d’établir le tableau principal (48 joueurs) du 5e Challenger Banque Nationale de Drummondville.

Si la liste des joueurs présentée le 28 février dernier, en conférence de presse, a subi plusieurs modifications, notamment en raison de l’évolution du tournoi d’Indian Wells ; les amateurs de tennis qui se rendront au Tennis intérieur René-Verrier jusqu’au dimanche, 17 mars, pourront assister à du tennis de fort calibre.

La liste est effectivement plutôt relevée. Elle compte six (6) joueurs dans le Top 200 mondial, dont la première tête de série du tournoi, le Lituanien Ricardas Berankis, 110e au classement ATP. Berankis a été éliminé au 2e tour du tournoi d’Indian Wells (où il a remplacé Gregor Dimitrov à pied levé à titre de « lucky loser ») et est attendu à Drummondville en début de semaine. Il s’agit d’un joueur qui connaît de bons moments et qui a obtenu quelques victoires contre des joueurs du Top 50.

« On peut parler d’une grande parité entre les joueurs qui seront à Drummondville. On compte bon nombre d’athlètes qui figurent parmi les 200 ou 300 au classement mondial. Ce sont tous des joueurs qui se battent à chaque semaine pour grimper de quelques échelons au classement ATP. Nous aurons donc droit à un niveau de jeu très relevé. Honnêtement, je ne suis pas en mesure de dire, aujourd’hui, qui gagnera la Challenger de Drummondville. La lutte sera très serrée, » a expliqué Richard Quirion, directeur des tournois pour Tennis Canada, au terme du tirage au sort.

Retrait du champion en titre… et JP Smith ravi d’être de retour

Notons que le champion en titre, l’Américain Denis Kudla, a dû se retirer de la compétition à la dernière minute, tout comme l’Espagnol Marcel Granollers. Richard Quirion a expliqué que les résultats obtenus à Indian Wells ou dans d’autres tournois ont un impact sur les décisions des joueurs, qui s’avèrent parfois très difficiles. « Quitter le désert californien pour retourner jouer à l’intérieur au Canada, pour ensuite repartir pour Miami constitue un « pensez-y bien » pour plusieurs joueurs qui progressent au classement. On peut croire que ce fut notamment le cas pour Kudla, qui est maintenant 61e au monde, » de dire M. Quirion.

Pour sa part, le tout premier champion du Challenger (2015), l’Australien John Patrick Smith, a obtenu l’un des laissez-passer des organisateurs et est ravi de revenir à Drummondville. Incidemment, il fait partie des 16 premières têtes de série du tournoi

Le Challenger sera aussi l’occasion de faire la connaissance de plusieurs joueurs qui figurent parmi les têtes d’affiche du tableau principal.

Notamment, le Serbe Nikola Milojevic, le Belge Arthur De Greef, les Américains JC Aragone, Jeffrey John Wolf et Stefan Kozlov, le vétéran Français Vincent Millot, ainsi que l’Argentin Renzo Olivo, pour ne nommer que ceux-là.

Les Canadiens

Après les prouesses, au fil des ans, des Canadiens Frank Dancevic, Félix Auger Aliassime, Denis Shapovalov, Vasek Pospisil, Brayden Schnur et Peter Polansky, le public drummondvillois pourrait assister à l’émergence de nouveaux espoirs unifoliés, en Taha Baadi et Liam Draxl, tous deux âgés de seulement 17 ans. Ces deux joueurs figurent au sein des 40 meilleurs au monde chez les juniors. Baadi est 10e au classement ITF, tandis que Draxl figure au 39e échelon. Il sera intéressant d’observer où se situe leur calibre comparativement aux joueurs de l’ATP. À ceux-ci, il faut ajouter le Torontois de 27 ans Steven Diez, qui a récemment remporté un Challenger en Australie.

Fait intéressant à noter, le vétéran et capitaine de l’équipe canadienne de Coupe Davis, Frank Dancevic, est, lui aussi, de retour à Drummondville. Dancevic se consacre maintenant à sa carrière en double avec son partenaire roumain Florin Mergea. Ce dernier a occupé les plus hauts échelons du classement ATP en double, remportant plusieurs tournois importants tout au long de sa carrière. « Ce nouveau tandem aborde le Challenger de Drummondville avec beaucoup de sérieux. C’est le début de leur association en double et ils souhaitent faire un bon bout de chemin ensemble. Ils pourraient aspirer au titre du double à Drummondville, » fait valoir Richard Quirion.

Le premier jour de compétition, lundi, sera extrêmement chargé avec la présentation de 14 matchs en simple.

La journée du dimanche, 10 mars, était aussi celle de la famille au Challenger Banque Nationale. Les plus jeunes ont eu beaucoup de plaisir à prendre part aux différents jeux d’adresse qui leur étaient proposés, le tout agrémenté par la présence des mascottes « Smash », de Tennis Canada, et « Doris », des Voltigeurs de Drummondville.

Plusieurs personnalités drummondvilloises et partenaires du Challenger ont pu échanger quelques balles en compagnie des professionnels Frank Dancevic, Florin Mergea et John Patrick Smith, dans le cadre d’une compétition amicale ProAm. Ce fut notamment le cas du maire de Drummondville, Alexandre Cusson, des coprésidents Alain Caillé et Stéphan Hamel, du restaurateur Laurent Proulx, de Marc-André Blanchard, bénévole aux communications pour le Challenger, et de plusieurs autres. Tous ont apprécié leur passage sur le court central, de même que la grande gentillesse des professionnels qui se sont prêtés au jeu.

Pour clore la Journée de la famille, un public intéressé a eu l’opportunité d’assister à la conférence de l’entraîneur professionnel Martin Laurendeau. Ex-joueur professionnel, ex-capitaine de l’équipe canadienne de Coupe Davis, ex-entraîneur personnel de Denis Shapovalov, M. Laurendeau a partagé, avec beaucoup de générosité, son propre vécu et celui des joueurs qu’il a côtoyés au fil des ans. Il a abordé une foule de sujets, que ce soit les qualités et valeurs d’un joueur de tennis, son parcours chez les professionnels, sa carrière d’entraîneur, une journée-type au Centre national d’entraînement du Canada, la relation « coach-élève », etc. Un fort beau moment !

 

La Rédaction
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