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Écrasement d’avion : le BST et le coroner cherchent à déterminer les causes de l’accident qui a coûté la vie d’une pilote à Victoriaville

Écrasement d’avion : le BST et le coroner cherchent à déterminer les causes de l’accident qui a coûté la vie d’une pilote à Victoriaville
Le BST et le coroner cherchent à déterminer les causes de l'accident qui a coûté la vie d'une pilote à Victoriaville @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.

Victoriaville / Centre-du-Québec

Au lendemain de l’écrasement d’un petit avion survenu à quelques centaines de mètres de l’aéroport de Victoriaville, le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) poursuit son travail afin de déterminer les facteurs qui ont pu contribuer à l’accident. Une personne, seule à bord de l’appareil, a perdu la vie après que l’aéronef se soit écrasé dans un champ et ait pris feu. Un tragique accident qui aurait coûté la vie à une jeune élève-pilote, selon les informations préliminaires disponibles.

Le BST et le coroner cherchent à déterminer les causes de l’accident qui a coûté la vie d’une pilote à Victoriaville @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.

Le Vingt55 s’est entretenu avec le sergent Louis-Philippe Ruel, porte-parole de la Sûreté du Québec, ainsi qu’avec Simon Saint-Pierre, enquêteur principal en aviation au Bureau de la sécurité des transports du Canada, rencontré sur les lieux de l’écrasement.

Selon les premières informations obtenues auprès de la SQ, l’appel aux services d’urgence est entré peu après 18 h 30 pour signaler qu’un aéronef venait de s’écraser dans un champ situé en bordure du chemin de l’Aéroport.

À leur arrivée, les services d’urgence ont constaté qu’un incendie s’était déclaré à la suite de l’impact. La personne qui se trouvait à l’intérieur de l’appareil, un Cessna 172N, tel que confirmé au Vingt55, n’a pas été en mesure d’en sortir et son décès a été constaté malgré les tentatives des services d’incendie, des premiers intervenants et des témoins sur place.

« On a une personne qui est décédée », a confirmé le sergent Louis-Philippe Ruel en entrevue avec le Vingt55. Une scène a rapidement été établie et le BST a été appelé à intervenir afin de mener le volet de l’enquête relevant de la sécurité aérienne, en collaboration avec les différents intervenants présents sur les lieux.

Une élève-pilote parmi les informations à confirmer

Selon des informations obtenues par le Vingt55 auprès de différentes sources, mais qui demeurent à être officiellement confirmées par les autorités compétentes, la personne qui se trouvait à bord pourrait être une élève-pilote dans la jeune vingtaine, originaire de Laval. L’identification formelle de la victime devra être effectuée par les autorités compétentes en collaboration avec le coroner chargé du dossier.

Comme a pu le constater le Vingt55 sur place, le corps de la victime a été soigneusement et délicatement retiré de l’appareil par les équipes et les enquêteurs présents sur les lieux, puis confié au transporteur chargé de l’acheminer au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale (LSJML), où les expertises nécessaires seront effectuées afin de contribuer à déterminer la cause du décès, en collaboration avec le coroner chargé de l’enquête.

Le coroner Pierre Bélisle devrait être chargé de l’enquête visant à déterminer les causes et les circonstances du décès. L’identité de la victime devra être confirmée par les autorités avant d’être rendue publique.

Toujours selon les informations obtenues par le Vingt55, l’appareil aurait décollé de Laval. Cet élément fait partie des informations qui devront également être confirmées dans le cadre de l’enquête.

Le BST et le coroner cherchent à déterminer les causes de l’accident qui a coûté la vie d’une pilote à Victoriaville @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.

Le BST recueille les éléments de preuve

Rencontré sur place par le Vingt55, Simon Saint-Pierre, enquêteur principal en aviation au BST, a expliqué que le travail des enquêteurs en est encore à une étape préliminaire.

Le mandat du BST consiste maintenant à recueillir et à analyser les informations disponibles afin d’identifier les facteurs contributifs et les causes de l’accident. À ce stade-ci, il est toutefois beaucoup trop tôt pour tirer des conclusions sur ce qui s’est produit.

« Notre travail va être de déterminer les facteurs contributifs et causaux », a expliqué Simon Saint-Pierre au Vingt55, précisant que les enquêteurs doivent d’abord recueillir les éléments de preuve disponibles.

Les enquêteurs s’intéresseront notamment aux données relatives à l’appareil et au vol, à la mécanique de l’aéronef, aux conditions météorologiques ainsi qu’aux témoignages de personnes qui pourraient avoir assisté à l’écrasement ou observé l’avion dans les instants précédant l’impact.

« On est en train de ramasser toutes les preuves périssables en premier », a précisé l’enquêteur du BST. Les témoins potentiels pourraient ainsi être rencontrés afin de recueillir leurs observations alors que les événements sont encore récents.

L’examen de la scène représente un défi supplémentaire puisque l’appareil a été complètement détruit par l’incendie qui a suivi l’écrasement.

Selon les observations préliminaires du BST, certaines parties de l’aéronef, notamment la queue et le moteur, étaient toujours identifiables, alors qu’une importante partie de l’habitacle a été détruite par les flammes.

Le type exact de l’appareil, un Cessna 172N, a été officiellement confirmé au Vingt55.

Selon les informations préliminaires recueillies sur place, il s’agirait d’un petit avion utilisé par une école de pilotage. Le BST devra notamment déterminer dans quel contexte précis l’appareil était utilisé au moment du vol. Tout porte à croire que l’appareil aurait été loué à des fins de formation. Ce type d’aéronef est couramment utilisé pour la formation des élèves-pilotes.

Plusieurs facteurs devront être examinés

Les enquêteurs devront maintenant tenter de reconstituer les dernières minutes du vol et la trajectoire de l’appareil avant son écrasement.

Les conditions météorologiques qui prévalaient au moment de l’accident feront notamment partie des éléments analysés. La direction et la force des vents, la possibilité de turbulences ainsi que les conditions entourant les manœuvres effectuées par l’appareil seront étudiées par le BST.

Un pilote d’expérience consulté par le Vingt55 souligne que les vents arrière, les turbulences et certaines manœuvres effectuées à basse altitude peuvent représenter des éléments importants dans l’analyse d’un accident aérien, particulièrement lorsqu’un appareil évolue à proximité du sol. La présence d’un secteur boisé à proximité pourrait également être considérée dans l’analyse des conditions aérologiques.

Ces éléments constituent toutefois des pistes générales d’analyse et non des causes établies de l’accident. Seule l’enquête du BST permettra de déterminer si un ou plusieurs de ces facteurs ont effectivement joué un rôle dans l’écrasement de Victoriaville.

La possibilité qu’un appel de détresse ait été effectué avant l’écrasement n’avait pas non plus été confirmée par les autorités au moment de publier.

Une enquête qui ne fait que commencer

Le BST poursuivra maintenant la collecte des données, l’examen de l’épave et l’analyse des différents éléments entourant le vol. Les informations sur l’appareil, son historique, les conditions météorologiques et les circonstances entourant les dernières manœuvres devraient notamment permettre aux enquêteurs de mieux comprendre la séquence des événements.

Pour l’instant, Simon Saint-Pierre insiste sur le caractère préliminaire de l’enquête : aucune cause ne peut encore être avancée.

De son côté, le Bureau du coroner devra déterminer les causes et les circonstances entourant le décès, tandis que le BST cherchera à établir les facteurs contributifs et causaux de l’accident aérien.

Toujours selon les informations obtenues par le Vingt55, l’appareil aurait décollé de Laval. Cet élément fait partie des informations qui devront également être confirmées dans le cadre de l’enquête.

L’enquête se poursuit et de nouvelles informations devraient permettre, au fil des analyses, de mieux comprendre ce qui a mené à cet écrasement mortel survenu à quelques centaines de mètres de l’aéroport de Victoriaville.

Le BST et le coroner cherchent à déterminer les causes de l’accident qui a coûté la vie d’une pilote à Victoriaville @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.

Éric Beaupré
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