Grève imminente à Hydro-Québec : le Tribunal remet en question des travaux jugés essentiels par l’employeur, selon le SCFP

Grève imminente à Hydro-Québec : le Tribunal remet en question des travaux jugés essentiels par l’employeur, selon le SCFP
Grève imminente à Hydro-Québec : le Tribunal remet en question des travaux jugés essentiels @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.

Centre-du-Québec

Les 6 200 membres du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), section locale 1500, amorceront une grève des heures supplémentaires du 23 octobre au 2 novembre. Le mouvement touchera les employés de métier d’Hydro-Québec à travers la province, notamment à Drummondville et dans le Centre-du-Québec

Selon le syndicat, le Tribunal administratif du travail a rejeté l’essentiel des demandes de la société d’État visant à faire reconnaître plusieurs projets et travaux de maintenance comme services essentiels, estimant que les difficultés invoquées relevaient davantage de problèmes de gestion et de planification que de risques pour la sécurité publique.

Le SCFP annonce que ses membres, responsables notamment de l’entretien, de la maintenance et du bon fonctionnement du réseau électrique québécois, cesseront d’effectuer des heures supplémentaires pendant cette période.

Cette mobilisation survient alors que les employés sont sans convention collective depuis décembre 2023. Les négociations achoppent notamment sur les conditions de travail, la reconnaissance de leur expertise et le recours à la sous-traitance.

Des problèmes de gestion plutôt que des services essentiels

Selon le SCFP, Hydro-Québec aurait d’abord tenté de faire annuler la grève avant de demander au Tribunal administratif du travail d’ajouter 43 projets et 107 travaux de maintenance à la liste des services essentiels devant être maintenus pendant le conflit.

Le Tribunal aurait toutefois rejeté la majorité des arguments et des demandes de l’employeur.

Toujours selon le syndicat, la preuve présentée aurait démontré que plusieurs situations invoquées par Hydro-Québec découlaient principalement de retards de planification et de problèmes de gestion, plutôt que de véritables risques pour la santé ou la sécurité de la population.

Cette distinction est importante puisque les services essentiels doivent répondre à des impératifs de sécurité publique et non simplement permettre à un employeur de poursuivre ses activités habituelles ou de compenser des retards opérationnels.

La portée exacte de cette décision, notamment les travaux qui devront être maintenus, reste toutefois à préciser.

Les employés de Drummondville également touchés

Le mouvement de grève s’appliquera à l’ensemble du Québec, y compris aux travailleurs affectés aux installations et aux opérations d’Hydro-Québec dans la région de Drummondville.

Malgré la grève, les interventions nécessaires pour protéger la santé et la sécurité de la population devront être assurées. Certains travaux d’entretien planifiés pourraient toutefois être reportés, selon les modalités retenues.

Un conflit qui perdure depuis décembre 2023

Les employés de métier d’Hydro-Québec réclament une nouvelle convention collective qui reconnaît leurs responsabilités et leur expertise. La sous-traitance demeure au cœur du différend entre le syndicat et la société d’État.

Le conflit soulève également des questions concernant la planification des travaux d’entretien du réseau et le recours aux heures supplémentaires pour assurer certaines opérations.

Les conclusions concernant les problèmes de gestion et de planification, ainsi que le rejet des demandes relatives aux 43 projets et aux 107 travaux de maintenance, sont rapportées par le SCFP. La grève doit débuter le vendredi 23 octobre à 0 h 01 et se terminer le lundi 2 novembre à 23 h 59.

Éric Beaupré
RéDACTEUR_EN_CHEF
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