Victoriaville / Centre-du-Québec
La réaction survient alors que le gouvernement de Mark Carney a annoncé une série de mesures destinées aux entreprises ainsi qu’aux travailleurs et travailleuses touchés dans le contexte de la guerre commerciale avec les États-Unis.
Les mesures temporaires déjà en place concernant le délai de carence, les indemnités de cessation d’emploi et les semaines supplémentaires accordées aux travailleurs de longue date doivent notamment être prolongées. Ottawa instaure également une nouvelle mesure temporaire visant à limiter certaines exclusions en cas de départ volontaire.
L’admissibilité demeure au cœur des préoccupations
Pour le MASSE et le RSE de Victoriaville, ces mesures constituent un soutien supplémentaire, mais leur efficacité demeure conditionnelle à l’accès même au régime.
« Le RSE considère que le premier problème à régler est celui de l’admissibilité au programme d’assurance-chômage. Pour pouvoir bénéficier des mesures annoncées, il faut d’abord répondre à des critères d’admissibilité complexes et déconnectés du marché du travail actuel », déplore Julie Bouchard, directrice générale par intérim.
L’organisme estime que plusieurs catégories de travailleurs demeurent particulièrement vulnérables face aux critères actuels.
« Travailleurs et travailleuses à temps partiel, de l’industrie saisonnière ou de l’économie à la demande : ils et elles sont nombreux à tomber entre les mailles du filet », ajoute Mme Bouchard.
Une norme universelle de 350 heures réclamée
Le MASSE et le RSE considèrent favorablement la décision du gouvernement fédéral de limiter les exclusions associées au départ volontaire, mais demandent que la réforme aille plus loin et qu’elle dépasse les mesures temporaires.
« En limitant les exclusions liées au départ volontaire, le gouvernement fait un pas dans la bonne direction. Nous croyons toutefois qu’il est temps d’apporter des corrections permanentes au régime d’assurance-chômage et que la situation politique actuelle requiert qu’on se dote d’une assurance collective permettant de protéger l’ensemble des travailleurs et des travailleuses. »
Les deux organisations réclament ainsi du gouvernement Carney l’établissement d’une norme universelle d’admissibilité fixée à 350 heures, une mesure qui permettrait, selon elles, d’élargir l’accès au régime aux travailleurs qui en ont le plus besoin.
Entreprises et travailleurs face aux mêmes incertitudes
Cette sortie survient alors que plusieurs organisations économiques du Centre-du-Québec multiplient elles aussi les démarches pour accompagner les entreprises touchées par le contexte tarifaire.
Dans la MRC d’Arthabaska, Destination Entreprise agit notamment comme porte d’entrée pour les entreprises qui subissent les effets des tarifs ou souhaitent en évaluer les conséquences. L’organisme administre le PAUPME – Tarifs douaniers pour les entreprises dont le chiffre d’affaires se situe entre 1 et 2 millions de dollars et dirige celles dépassant ce seuil vers Investissement Québec.
Ainsi, pendant que les organismes de développement économique travaillent à soutenir les entreprises confrontées aux tarifs, le MASSE et le RSE de Victoriaville souhaitent que les travailleurs qui pourraient subir les contrecoups d’un ralentissement économique disposent eux aussi d’un filet de sécurité plus accessible et permanent.







