DRUMMONDVILLE
Aux côtés de la députée de La Pinière et porte-parole de l’opposition officielle pour les aînés et les proches aidants, Linda Caron, l’organisme a interpellé la ministre déléguée à la Santé et responsable des Services sociaux, Sonia Bélanger, lors d’un point de presse tenu mercredi.
Depuis plus d’un an, l’ARIHQ réclame au ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) qu’il rende publiques les données précises concernant le nombre de personnes en attente d’un hébergement en RI. L’organisation estime que ces informations doivent être intégrées au tableau de bord du MSSS afin de permettre une planification rigoureuse du développement des places et de répondre adéquatement aux besoins croissants de la population québécoise vulnérable.
Des chiffres absents et une planification freinée
Malgré ses demandes répétées, l’ARIHQ affirme qu’aucune donnée officielle n’a encore été fournie par le MSSS ou par Santé Québec. Comme à l’automne 2024, l’association a dû procéder à des demandes d’accès à l’information auprès de chacun des CISSS et CIUSSS afin d’obtenir un portrait minimalement représentatif. Cette absence de suivi, soutient-elle, complique la planification du réseau et retarde l’ouverture de nouvelles ressources.
En février dernier, un peu moins de 5 000 personnes attendaient une place en RI. Neuf mois plus tard, la situation s’est aggravée. Selon les dernières données obtenues par l’ARIHQ, ce nombre a bondi de 11 %, et 5 495 personnes sont actuellement en attente d’un milieu de vie adapté. L’organisme précise que ces chiffres ne tiennent compte que des personnes évaluées, laissant présager un besoin réel encore plus élevé.
Des négociations en impasse
L’ARIHQ soutient également que la croissance des listes d’attente s’explique par le blocage entourant la relance du développement des ressources. L’Entente nationale entre l’association et le MSSS est échue depuis le 31 mars 2025 et, malgré l’ouverture des négociations au printemps, celles-ci progressent au ralenti. Les priorités identifiées par l’ARIHQ pour accélérer la création de nouvelles places ne seraient toujours pas discutées à la table de négociation.
« Nous faisons face à un système qui manque de souplesse et de vision. Chaque mois qui passe sans action ajoute à la détresse des familles. Il est impératif que la ministre prenne les rênes pour débloquer les négociations et permettre la création de milieux de vie dignes. Près de 5 500 personnes attendent aujourd’hui une réponse concrète, pas des délais supplémentaires », a fait valoir Manon Charpentier, directrice générale de l’ARIHQ.
L’association presse donc le gouvernement de prioriser les discussions, d’accélérer les décisions et d’assurer une gouvernance fondée sur des données accessibles, complètes et actualisées.









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