DRUMMONDVILLE
Un individu menaçant a été maîtrisé par des constables spéciaux après avoir fait irruption dans une salle de cour au palais de justice de Drummondville @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.
Selon des informations confirmées par la Sûreté du Québec, l’homme, âgé dans la quarantaine, s’était d’abord présenté au poste de la Sûreté du Québec de la MRC de Drummond, où il souhaitait contester un constat d’infraction. Pour une raison qui demeure à être expliquée, l’individu, déjà désorganisé, a quitté le poste pour se rendre au palais de justice de Drummondville, situé à quelques centaines de mètres.
À son arrivée devant le palais de justice, il aurait arraché une boîte extérieure pour la projeter contre l’immeuble. Il a ensuite quitté les lieux avant d’y revenir quelques minutes plus tard.
Toujours en crise et visiblement désorienté, l’homme a alors fait irruption dans une salle de cour, adoptant un comportement très agité et proférant des menaces à l’endroit de la juge présente dans la salle d’audience.
Toujours selon la Sûreté du Québec, l’individu s’en est également pris à des employés du greffe. Une employée aurait d’abord été prise à partie verbalement, puis aurait été victime de voies de fait. L’homme s’est par la suite dirigé vers une autre salle où siégeait une juge du Tribunal administratif du logement.
Encore en état de crise, l’individu se serait montré violent et agressif, proférant de nouvelles menaces envers la magistrate. Il a toutefois été rapidement maîtrisé par un constable spécial présent dans la salle, ce qui a permis d’éviter qu’il ne se dirige plus loin à l’intérieur de la salle d’audience. L’intervention n’aurait nécessité que quelques secondes entre les propos menaçants et la neutralisation de l’homme, selon les informations recueillies sur place par Le Vingt55.
Deux autres constables spéciaux sont rapidement venus prêter main-forte afin de menotter l’individu. L’intervention a entraîné le déclenchement d’une alarme de sécurité, laquelle a permis d’alerter les policiers de la Sûreté du Québec.
Quatre policiers se sont rendus sur place et ont pris en charge l’individu, qui avait déjà été maîtrisé et menotté. Toujours désorganisé, l’homme a été conduit au poste de la Sûreté du Québec de la MRC de Drummond, où il a été rencontré par les enquêteurs.
L’individu pourrait faire face à plusieurs accusations, notamment de méfaits, de voies de fait et de menaces. Des accusations pourraient être déposées au cours des prochaines heures, a confirmé l’agente Audrey-Anne Bilodeau, porte-parole de la Sûreté du Québec, en entrevue au Vingt55.
Cet événement n’est pas sans rappeler l’importance de la présence de constables spéciaux en nombre suffisant dans un palais de justice comme celui de Drummondville, qui regroupe plusieurs salles et étages, incluant la Chambre de la jeunesse, la Cour pénale, la Cour supérieure, ainsi que divers bureaux administratifs, du greffe et des procureurs de la Couronne.
Heureusement, personne n’a été blessé gravement lors de l’intervention, confirme la Sûreté du Québec. Plusieurs témoins ont d’ailleurs souligné l’efficacité et la rapidité d’action des constables spéciaux, qui ont permis d’intercepter l’individu avant qu’il ne fasse d’autres victimes ou ne blesse des citoyens présents dans l’édifice. L’enquête se poursuit et l’individu devrait comparaître au cours des prochaines heures.

Un individu menaçant a été maîtrisé par des constables spéciaux après avoir fait irruption dans une salle de cour au palais de justice de Drummondville @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.
Infos juridiques
Présomption d’innocence
Le Vingt55 rappelle que toute personne accusée au criminel a droit et bénéficie de la présomption d’innocence jusqu’à la décision d’un juge au terme d’un processus judiciaire complet.
Le système pénal canadien repose sur un principe fondamental: toute personne accusée d’avoir commis une infraction est présumée innocente jusqu’à ce que la preuve de sa culpabilité soit établie hors de tout doute raisonnable devant un tribunal.
Comme une personne accusée d’un crime s’expose à de lourdes conséquences, la présomption d’innocence revêt une importance capitale. Ce droit est reconnu à l’article 11d) de la Charte canadienne des droits et libertés. La présomption d’innocence est un droit individuel qui exige que:
L’accusé n’a pas à prouver qu’il est innocent, sa culpabilité doit être établie par le poursuivant, par une preuve hors de tout doute raisonnable.
La charge de le prouver incombe à l’État, au Québec, il s’agit du Directeur des poursuites criminelles et pénales qui agit par l’entremise de ses procureurs aux poursuites criminelles et pénales.
Les poursuites criminelles doivent se dérouler conformément aux procédures légales et à l’équité.

















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