Itinérance : cinq grandes villes envoient un message clair à Québec

Itinérance : cinq grandes villes envoient un message clair à Québec

DRUMMONDVILLE

Les villes de Gatineau, Lévis, Québec, Saint-Hyacinthe et Saint-Jean-sur-Richelieu posent un nouveau geste fort en matière d’itinérance, elles annoncent leur adhésion à la Déclaration commune pour renverser la tendance en itinérance, portée par le Réseau solidarité itinérance du Québec (RSIQ).

Cette initiative, issue des 4es États généraux de l’itinérance, vise à faire pression sur le gouvernement du Québec pour qu’il adopte des mesures ambitieuses et coordonnées.

Trois leviers d’action sont au cœur de cette déclaration, le développement massif de logements sociaux et communautaires, le renforcement de la prévention et de l’accès aux services en santé mentale et une réponse coordonnée de l’ensemble des ministères, accompagnée d’un financement stable et prévisible.

La situation et les pressions liées à l’itinérance sont bien réelles à Drummondville, où le phénomène demeure préoccupant. D’année en année, les besoins ne cessent de croître, alors que les autorités et les organismes communautaires peinent à répondre à la demande. De nombreuses personnes, hommes, femmes et familles, se retrouvent en situation d’itinérance, qu’elle soit temporaire, chronique ou liée à une précarité financière.

Des organismes comme le Comptoir alimentaire font face à des besoins criants, dans des installations devenues désuètes. D’autres ressources, telles que L’Ensoleilvent et La Piaule, sont également confrontées à une hausse marquée des demandes liées à l’itinérance, à la santé mentale et aux problématiques de toxicomanie. Selon les autorités locales, les appels à l’aide se multiplient, exerçant une pression constante sur les équipes d’intervention. Ces enjeux sont bien présents à Drummondville, au cœur du Centre-du-Québec, comme dans plusieurs autres municipalités de la province.

Les ressources sur le terrain tirent la sonnette d’alarme, évoquant des conditions de plus en plus difficiles et un manque criant de moyens pour intervenir adéquatement. Dans ce contexte, plusieurs municipalités, dont Drummondville, emboîtent le pas pour demander des mesures concrètes de soutien. Ces villes plaident pour un accompagnement durable des populations vulnérables et des milieux qui doivent gérer, souvent avec peu de ressources, les impacts sociaux d’un phénomène en croissance constante.

Avec l’adhésion de ces cinq municipalités, ce sont désormais 22 villes et MRC du Québec dont Drummondville qui appuient officiellement cette déclaration.

Plus de 18 800 citoyens et organisations se sont également joints au mouvement, qui ne cesse de prendre de l’ampleur. Pour le directeur général du RSIQ, Boromir Vallée Dore, « Nous connaissons les solutions et les gouvernements ont le devoir d’agir. La population québécoise exige des actions immédiates et ambitieuses pour prévenir et réduire l’itinérance. Les villes sont des actrices incontournables, mais elles ne peuvent porter seules la réponse à un problème qui les dépasse ».

Les maires et représentants municipaux ont exprimé leur engagement :

« La crise de l’itinérance représente un défi collectif qui touche l’ensemble de la population, tant les personnes en situation d’itinérance que les communautés dans lesquelles elles vivent. À Gatineau, nous croyons qu’une réponse humaine et concertée est essentielle pour bâtir des milieux de vie inclusifs. En joignant cette déclaration, nous affirmons haut et fort que chaque personne mérite d’avoir un toit et une place dans la communauté. » – Steve Moran, commissaire à la lutte à l’itinérance, Ville de Gatineau

« À Lévis, nous voulons être un moteur de changement. En appuyant cette déclaration, nous réaffirmons notre volonté de bâtir un territoire inclusif, où la solidarité citoyenne et l’accès au logement sont au cœur de notre engagement. » – Gilles Lehouillier, maire de Lévis

« L’itinérance ne s’arrête pas aux limites d’un arrondissement ou d’une ville. Il est de notre devoir, comme élus, de travailler ensemble pour répondre avec humanité et intelligence à cette réalité. La solidarité intermunicipale est un pas de plus vers des communautés où chacun a sa place. » memtionne Bruno Marchand, maire de Québec

« L’itinérance est un défi collectif. À Saint-Jean-sur-Richelieu, nous croyons qu’il est possible d’agir ensemble, dans le respect des compétences de chacun, pour protéger la dignité humaine et renforcer la cohésion sociale. » de faire valoir Andrée Bouchard, mairesse de Saint-Jean-sur-Richelieu

« Les municipalités sont en première ligne pour répondre aux besoins des personnes en situation d’itinérance. En tant que maire, je suis fier de joindre ma voix à ce mouvement pour bâtir une société plus juste et solidaire, où personne n’est laissé de côté. » de conclure et ajouter le maire de Saint-Hyacinthe, André Beauregard.

La déclaration commune est disponible en ligne à l’adresse itinerance.ca/declaration. Le RSIQ invite tous les citoyens, élus, organismes et entreprises à la signer pour appuyer cette mobilisation nationale.

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Éric Beaupré
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