Négligence criminelle causant la mort à Drummondville, Tourigny écope de 3 ans de pénitencier

Négligence criminelle causant la mort à Drummondville, Tourigny écope de 3 ans de pénitencier
Steve Tourigny écope de 3 ans de pénitencier © Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55. Tous droits réservés.

DRUMMONDVILLE

Le Service des enquêtes sur les crimes contre la personne de la Sûreté du Québec avait procédé à l’arrestation de Steve Tourigny, en février 2018, suite au décès du Drummondvillois Maxime Voyer, 30 ans.

Steve Tourigny lors de son arrestation © Photo Éric Beaupré Vingt55. Tous droits réservés.

Trois chefs d’accusation avaient été déposés contre Steve Tourigny lors de son arrestation à la suite du décès de Maxime Voyer retrouvé sans vie par un membre de sa famille à son domicile, après avoir ingéré une dose de Méthadone remise par l’accusé, Steve Tourigny, un ami de la victime.

Me Vicky Smith, avait au terme de l’enquête déposé trois chefs d’accusation, soit d’avoir entre le 22 février et le 24 février 2018 à Drummondville, causé la mort de Maxime Voyer, commettant ainsi un homicide involontaire coupable de négligence criminelle causant la mort, d’avoir fait le trafic d’une substance illicite, en l’occurrence de la Méthadone, obtenue dans le cadre d’une ordonnance médicale contrevenant ainsi à la Loi et réglementation sur certaines drogues et substances.

Une arrestation rapide à la suite du décès et enquête du coroner et de la Sûreté du Québec

C’est le 24 février 2018 que les policiers du poste de la Sûreté du Québec de Drummondville s’étaient présentés dans une résidence de la victime retrouvée inanimée et dont le décès avait été constaté rapidement.

L’enquête avait permis de déterminer que la victime, Maxime Voyer, âgé 30 ans, était décédée à la suite de l’ingestion d’une dose de Méthadone fournie et vendue par l’accusé, Steve Tourigny.

En effet, selon ce qui a été permis d’apprendre par le Vingt55 lors de la comparution, Steve Tourigny avait vendu une dose de Méthadone à un ami. Celui-ci était retourné chez lui avec la dose obtenue, il a été découvert quelques heures plus tard, par sa mère, le 24 février au matin, inanimé, victime comme l’a déterminé l’enquête, d’une dose létale de Méthadone.

L’accusé avait, au terme de l’enquête du coroner et celle de l’enquête de la Sûreté du Québec, avoué avoir vendu une partie de son traitement de méthadone, substance hautement contrôlée; celui-ci avait réussi à obtenir du pharmacien une partie de son traitement; ce qui lui avait permis de vendre à la victime une de ses doses qui aura été fatale.

Un contexte particulier – peu de jurisprudence en semblable matière et événement

C’est-ce qui a été présenté par Me Vichy Smith, procureur de la couronne. et plaidé par l’avocat en défense, Me François Lafrenière.

Une sentence qui ne remplacera pas les pertes pour la famille”, a fait valoir l’honorable Juge Marie-Josée Ménard en présence de membres de la famille venus assister au prononcé de la sentence. ‘’ Même prenant en compte la trame factuelle des événements, ce décès était évitable, vous avez en toute connaissance de cause et connaissant les risques, procuré cette dose qui aura été fatale,  la famille a perdu un fils, même si aucune sentence ne peut réparer vos gestes, erreur de jugement et mauvaise décision; ils pourront néanmoins,  espérons, permettre à la famille de tourner la page sur le processus judiciaire a ajouté l’honorable juge Marie-Josée Ménard.

En défense Me François Lafrenière a fait valoir les remords sincères de l’accusé et une reconnaissance de sa responsabilité et de son implication dans le décès de la victime, ainsi que la préoccupation de l’accusé au même des faits quant à l’état de santé de Maxime Voyer ainsi que l’absence d’antécédents en semblable matière de Steve Tourigny qui faisait face à une sentence d’emprisonnement à perpétuité, selon l’acte d’accusation déposé.

Suggestion commune: une sentence de trois (3) ans

Devant les faits et à la suite d’une suggestion commune des procureurs et devant un plaidoyer de culpabilité au 2e chef d’accusion, soit de négligence criminelle, l’honorable juge Marie-Josée Ménard a entériné la suggestion commune, soit une sentence de trois (3) ans de pénitencier, à l’accusé qui a pris le chemin des cellules devant la famille de la victime soutenue par le CAVAC et visiblement émue du dénouement et fin des procédure judiciaires.

L’accusé devra également, en plus d’une sentence de pénitencier, fournir un échantillon d’ADN et il lui sera interdit de posséder des armes en vertu de l’Article 109

Steve Tourigny 44 prend le chemin du pénitencier aujourd’hui suite a une sentence de 3 ans © Photo Éric Beaupré Vingt55. Tous droits réservés.

Le Centre d’écoute et de prévention suicide Drummond partenaire Vingt55

Éric Beaupré
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