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Les étudiants du Collège Ellis en Soins préhospitaliers d’urgence intensifient leur préparation en vue de la mission humanitaire au Bénin

Les étudiants du Collège Ellis en Soins préhospitaliers d’urgence intensifient leur préparation en vue de la mission humanitaire au Bénin
Les étudiants du Collège Ellis en Soins préhospitaliers d'urgence, Maxime Roux, Joanie Caron, Alicia Leclaire et Darren Landry, tous impliqués dans cette mission au Bénin. @ Crédit photo : Éric Beaupré / Vingt55. Tous droits réservés.

DRUMMONDVILLE

Déjà en pleine préparation pour la cinquième édition de leur mission humanitaire au Bénin, les étudiants en Soins préhospitaliers d’urgence du Collège Ellis, campus de Drummondville, poursuivent leur engagement à la fois sur le terrain et auprès de la population locale.

Les étudiants du Collège Ellis en Soins préhospitaliers d’urgence, Maxime Roux, Joanie Caron, Alicia Leclaire et Darren Landry, tous impliqués dans cette mission au Bénin. @ Crédit photo : Éric Beaupré / Vingt55. Tous droits réservés.

Cette fin de semaine, les étudiants ont organisé une collecte de fonds aux Promenades Drummondville. Cette mobilisation vise à soutenir financièrement la mission internationale qui réunira les membres étudiants ainsi que des paramédics de Dessercom. Les fonds amassés permettront à la délégation de réaliser des interventions médicales, de dispenser des formations et de collaborer directement avec les équipes médicales béninoises.

Le Vingt55 s’est rendu sur place afin de rencontrer Maxime Roux, Joanie Caron, Alicia Leclaire et Darren Landry, tous impliqués dans cette mission et animés d’une volonté commune d’aider et de partager leur expertise. « C’est la cinquième année que le Collège Ellis organise cette mission au Bénin. On retourne chaque fois au même endroit, ce qui nous permet de voir les améliorations concrètes d’année en année », expliquent-ils.

Sur le terrain, les étudiants participent à des stages cliniques, des formations pratiques et contribuent à l’amélioration des infrastructures hospitalières. « L’an dernier, faute d’avoir pu acheminer un conteneur de matériel médical, nous avons mis notre énergie sur des travaux de peinture et de réfection des bâtiments, ce qui a été grandement apprécié par les communautés locales », racontent-ils.

Cette année, le retour du conteneur permettra d’acheminer de nouveaux équipements médicaux et sanitaires, qui viendront bonifier le matériel déjà expédié lors des précédentes missions. « Nous avons pu réunir du matériel d’ambulance, des équipements médicaux et sanitaires divers, ainsi qu’un nombre impressionnant d’appareils et de fournitures qui serviront chaque jour à la communauté », précisent les étudiants.

Au-delà de l’aspect logistique, les étudiants soulignent l’importance de l’échange humain et professionnel qui s’opère sur place. « En plus de partager notre expertise et nos connaissances avec les équipes locales, c’est une aide humanitaire qui profite à tout le monde », affirme Maxime Roux.

L’expérience, bien qu’exigeante, est hautement formatrice. « Le défi est grand, mais ce que nous retirons de cette formation et de cet échange est inestimable », ajoutent les étudiants.

La mission revêt aussi une dimension économique et sociale. « Ce n’est pas seulement du matériel qu’on apporte. On cherche aussi à soutenir l’économie locale. Par exemple, les dons servent parfois à rémunérer des artisans locaux, comme des forgerons, pour la fabrication de matériel médical adapté, comme des tiges de métal utilisées à l’hôpital », explique Darren Landry.

Les soins prodigués sur place diffèrent considérablement de ceux offerts au Québec. « On collabore avec les sapeurs-pompiers qui agissent comme premiers répondants, mais l’accès aux soins et aux transports médicaux est beaucoup plus restreint. Les ambulances coûtent cher et les interventions se limitent souvent à stabiliser les patients avant de les transférer à l’hôpital », expliquent-ils.

Les étudiants apprennent aussi à composer avec les croyances et traditions locales. « Parfois, même en situation critique, les familles préfèrent s’en remettre à la prière ou à la médecine traditionnelle. Il faut apprendre à respecter ces choix et à travailler avec eux, sans imposer nos pratiques », précisent-ils.

Malgré les défis, les étudiants constatent les avancées concrètes obtenues grâce aux efforts cumulés des différentes cohortes. « Chaque groupe reprend le flambeau des projets entamés, et avec les ressources qu’on leur apporte, les professionnels locaux font preuve d’une remarquable compétence et de beaucoup de détermination », indique Joanie Carron.

Ils soulignent également l’expertise développée par leurs collègues béninois dans plusieurs domaines spécifiques. « Ils sont excellents dans le traitement des infections, de la déshydratation ou du paludisme, des pathologies qu’ils rencontrent beaucoup plus fréquemment que nous. Ils réussissent à faire énormément avec peu de ressources », témoigne Alicia Leclaire.

Au fil des années, cette mission humanitaire est devenue un volet important du programme de formation des étudiants en Soins préhospitaliers d’urgence du Collège Ellis. « C’est un véritable projet de collaboration internationale paramédicale. Un peu comme des Paramédics sans frontières », illustre Maxime Roux.

Grâce au soutien financier, aux dons et à l’engagement de la population, les étudiants poursuivent cette aventure formatrice et profondément humaine qui leur permet d’enrichir à la fois leurs compétences professionnelles et leur expérience personnelle.

Les étudiants du Collège Ellis en Soins préhospitaliers d’urgence, Maxime Roux, Joanie Caron, Alicia Leclaire et Darren Landry, tous impliqués dans cette mission au Bénin. @ Crédit photo : Éric Beaupré / Vingt55. Tous droits réservés.

Éric Beaupré
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