DRUMMONDVILLE
« Le gouvernement ne veut pas reconnaître la pleine valeur de notre travail, » déplore Alexandre Gargouri, président du Syndicat des paramédics de la CAM–CSN, qui représente environ 200 membres. « Il nous demande d’accepter une baisse de rémunération allant jusqu’à quatre dollars de l’heure pour certains paramédics. Quand on voit toutes les sommes englouties dans des projets hasardeux et les mauvaises décisions qui se multiplient, c’est consternant de constater qu’à leurs yeux, nous ne sommes qu’une colonne de chiffres. »
De son côté, Pascal Bastarache, président du Conseil central du Cœur du Québec–CSN, déplore l’inaction des employeurs :
« Ils savent très bien qu’il est de plus en plus difficile d’attirer et de retenir de nouveaux paramédics. Leur priorité devrait être d’offrir des conditions de travail décentes. Par leur silence, ils deviennent complices d’un gouvernement qui cherche à diminuer la rémunération des paramédics et fragilise tout le réseau des services préhospitaliers d’urgence. »
La vice-présidente régionale de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Liette St-Arnaud, abonde dans le même sens :
« La négociation n’est clairement pas sur la bonne voie. Si l’on ne parvient pas à régler les problèmes à la table de négociation, c’est tout le secteur préhospitalier qui risque de dérailler. »






