DRUMMONDVILLE
La rencontre devait notamment permettre aux représentants syndicaux de débattre des motifs ayant conduit les membres à rejeter l’entente de principe et de consolider les mandats des différents syndicats avant la reprise des négociations.
« Le premier point qui a été soulevé par l’ensemble des représentants syndicaux – qui ont tenu les assemblées de vote sur l’entente de principe – est la nécessité pour les paramédics de rebâtir des liens de confiance avec le gouvernement et les employeurs », affirme le responsable du secteur préhospitalier à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), Jean Gagnon.
Selon la FSSS-CSN, plusieurs enjeux demeurent au cœur de l’insatisfaction des paramédics.
« Les principaux enjeux au cœur de ce refus sont le salaire, la nouvelle prime d’optimisation des soins préhospitaliers d’urgence, la retraite et la durée de la convention collective. Le comité de négociation est maintenant prêt à retourner à la table », soutient la vice-présidente responsable des secteurs privés de la FSSS-CSN, Lucie Longchamp.
Sur le terrain, certains paramédics rencontrés par le Vingt55 soulèvent également la longueur du processus de négociation et le retard accumulé au fil des renouvellements de conventions collectives.
Un paramédic de Dessercom rencontré par le Vingt55 déplore notamment le fait que les travailleurs doivent, à chaque renouvellement, négocier pendant plusieurs années une convention qui risque d’être pratiquement déjà échue, voire dépassée, au moment où elle est finalement entérinée.
Le paramédic estime également que la reconnaissance de leur rôle dans le réseau de la santé doit faire partie des discussions. Selon lui, les paramédics souhaitent, comme intervenants de première ligne, être non seulement pris au sérieux, mais également considérés à leur juste valeur et obtenir une meilleure parité avec les autres professionnels et travailleurs du milieu de la santé.
Du côté syndical, le message adressé au gouvernement est maintenant de permettre une véritable reprise des discussions.
« Nous entendons donc relancer les négociations. Nous demandons au gouvernement de dégager les mandats nécessaires à la conclusion d’une entente de principe qui répondra aux attentes et aux besoins de nos membres, et ainsi rétablir le lien de confiance avec les paramédics », ajoute Jean Gagnon.
Quelque 3 500 paramédics sont membres de syndicats affiliés à la CSN partout au Québec. Leurs conventions collectives sont échues depuis le 31 mars 2023.







