Lettre ouverte : inondations, des citoyens toujours en difficulté et en quête de réponses

Lettre ouverte : inondations, des citoyens toujours en difficulté et en quête de réponses
inondations, des citoyens toujours en difficulté et en quête de réponses @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.

Lettre ouverte

Les récentes positions Virginie Dufour réclame la reconnaissance de la résilience des bâtiments.Zones inondables : « On ne peut aujourd’hui abandonner les riverains » à faire réagir, quelques citoyens qui questionnent dans une lettre ouverte la situation vécue à Drummondville, alors que les débordements de la rivière ont touché plusieurs riverains qui ont, pour certains, perdu beaucoup suite à l’inondation, et ce, en lien avec les assurances, mais aussi avec l’intervention municipale. Des citoyens qui ont choisi de réagir dans une lettre ouverte envoyée au Vingt55.

À qui de droit,

Au mois de mars dernier, nous sommes plusieurs à avoir été inondés en bordure de la rivière St-François, en mars dernier. Pour plusieurs d’entre nous, ce fut très difficile et, à certains égards, nous n’arriverons plus à nous en remettre. Plusieurs d’entre nous avons tout perdu, et certains ont dû quitter leurs résidences familiales, laissant derrière eux tous les souvenirs.

Quand on regarde ça, la ville, Hydro et tout le monde savaient qu’il y avait, au 31 décembre 2024, un embâcle d’environ un demi-kilomètre sur toute la largeur de la rivière par environ 3 à 5 pieds de hauteur et qu’il était impératif de défaire cet embâcle avant la fonte des neiges et l’arrivée des nouvelles glaces. Tout le monde savait. Tout le monde connaissait très bien ce qui était arrivé en 1989 et tous savaient que si la grenouille n’affaiblissait pas cet embâcle, il y aurait catastrophe tôt ou tard au printemps.

À tour de rôle, nous avons avisé la ville et des membres du conseil dès janvier 2025. Imaginez, pour environ quarante à cinquante mille dollars, la ville n’a pas cru bon de faire ce qu’il fallait faire.

La semaine dernière, la mairesse présentait les résultats de fin d’année de la ville avec un surplus budgétaire de 8,1 millions. Wow. Pour avoir sauvé 40-50 mille dollars, ça a coûté au minimum 2-3 semaines de travail à temps double des employés, des pompiers et de la sécurité civile. Ça aura coûté aux citoyens des containers et payé pour enfouir des tonnes de meubles, d’appareils ménagers, des débris, et on en passe. Quelle belle décision environnementale et économique.

Ah oui, faut pas oublier ce que ça a coûté pour aider en dollars (une petite subvention) les gens à reconstruire et surtout combien ça va coûter pour réparer le barrage qui a été très sollicité, tellement qu’on en a évacué le bâtiment à un certain moment durant l’inondation. Voilà pourquoi l’eau de la rivière n’est pas navigable et on s’en va vers juillet…

Additionnons tout ça et ça frôle sûrement le demi-million pour une dépense de 40-50 000 $, mais surtout ça aura détruit la vie de plusieurs familles qui ne s’en remettront jamais. Nous sommes bien tristes de ce qui nous est arrivé et nous nous posons comme question : « Qui un jour dirigera cette ville avec cœur et compassion ? » Qui travaillera en amont et non toujours en aval.

Des sinistrés de Drummondville.

Guy.

Jean.

Maryse.

Claire.

Pierre.

Célyne

Dans le respect du principe fondamental de la liberté d’expression, le Vingt55 offre à ses lecteurs un espace permettant la publication de lettres ouvertes et de points de vue variés.
Les opinions et propos exprimés dans la présente lettre ouverte demeurent toutefois sous la seule responsabilité de leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement la position du Vingt55, de ses journalistes ou de sa rédaction.

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