DRUMMONDVILLE
L’intervention a été déclenchée à la suite de menaces jugées suffisamment sérieuses par les autorités, diffusées sur les réseaux sociaux et attribuées à un élève. Selon les informations obtenues par Le Vingt55, les propos en question, signalés vers 7 h 30, faisaient notamment référence à la possible utilisation d’une arme à feu, ce qui a entraîné un déploiement policier préventif d’envergure.
La Sûreté du Québec confirme maintenant que l’événement est terminé dans le secteur de la rue Charlemagne et que le périmètre de sécurité a été levé
Les policiers de la Sûreté du Québec, poste de la MRC de Drummond, ont rapidement érigé un périmètre de sécurité autour de l’établissement scolaire afin d’assurer la protection des élèves, du personnel et du public. À aucun moment, des blessés n’ont été rapportés.
Par mesure de précaution, les élèves et les membres du personnel qui se trouvaient déjà à l’intérieur de l’école ont été redirigés vers des lieux sécuritaires. Les élèves qui n’étaient pas encore arrivés sur place ont quant à eux reçu la consigne de retourner à la maison avant d’atteindre l’établissement, afin d’éviter toute présence à l’intérieur du périmètre d’intervention et de faciliter le travail des policiers.
En entrevue avec Le Vingt55, Normand Page, directeur du Service des communications du Centre de services scolaire des Chênes, a tenu à préciser qu’il n’y a pas eu de confinement barricadé.
« Il n’y a pas eu de confinement barricadé. La Sûreté du Québec a plutôt procédé à l’encadrement des déplacements et à la sécurisation du périmètre de l’école, à titre préventif », a-t-il indiqué.
Un membre du personnel rencontré sur place a également confirmé que les déplacements avaient été restreints afin de ne pas nuire aux opérations policières.
« Quelques élèves et membres du personnel se trouvaient déjà à l’intérieur de l’établissement. Tous ont été rapidement localisés et dirigés vers un lieu sécuritaire. Les élèves qui se rendaient à l’école à pied ont reçu la consigne de retourner à la maison », a-t-il précisé.
Sur les lieux, des parents et des élèves ont décrit une intervention rapide et calme. Un parent rencontré a salué l’efficacité du déploiement policier, tout en mentionnant qu’il aurait souhaité obtenir davantage d’informations dans l’immédiat. Il a toutefois reconnu la nécessité pour les autorités d’agir avec prudence, soulignant qu’on lui avait confirmé que la situation était sous contrôle et qu’aucune menace active ne se trouvait à l’intérieur de l’établissement.
Une importante coordination et une série d’actions rapides ont permis d’assurer la sécurité du périmètre ainsi que celle des élèves et du personnel, malgré la gravité de la situation et le contexte d’incertitude qui prévalait en début de matinée. Les opérations se sont déroulées de manière structurée et concertée, tant du côté des services policiers que du milieu scolaire.
Mobilisation rapide des ressources sur le terrain, des actions concertées, mesurées et efficaces du Centre de services scolaire des Chênes et de la Sûreté du Québec
En entrevue au Vingt55, Normand Page, directeur du Service des communications du Centre de services scolaire des Chênes, confirme qu’une mobilisation importante a été mise en place dès les premières minutes. « Notre priorité était d’assurer la sécurité des élèves et du personnel, tout en collaborant étroitement avec les autorités policières », a-t-il expliqué.
Comme la constaté le Vingt55 sur place, environ une vingtaine d’intervenants du Centre de services scolaire des Chênes ont ainsi été déployés sur le terrain afin d’assurer l’accueil des autobus scolaires, la redirection des élèves et le soutien aux chauffeurs, aux enseignants et au personnel présent. Des ressources psychosociales et éducatives étaient également sur place afin d’accompagner les élèves et de répondre aux besoins immédiats du milieu scolaire.
Logistique adaptée pour le transport scolaire
La gestion du transport scolaire a nécessité une logistique particulière. « Les chauffeurs d’autobus ont dû adapter leurs parcours afin d’éviter toute entrée inutile dans le périmètre d’intervention », précise Normand Page. Une fois leurs trajets complétés, certains conducteurs ont pris en charge des élèves afin de les reconduire à leur domicile, permettant ainsi un retour sécuritaire à la maison.
Communications graduelles auprès des parents
Parallèlement aux mesures opérationnelles, des mécanismes de communication ont été déployés afin d’informer les parents. Normand Page rappelle que, dans ce type de situation, la diffusion de l’information doit se faire de façon progressive. « La priorité, c’est d’abord de sécuriser les lieux et les personnes. Les communications suivent, une fois que l’environnement est jugé sécuritaire et que l’information peut être transmise sans nuire au travail des policiers », souligne-t-il.
Il ajoute qu’une communication trop rapide ou trop détaillée aurait pu compromettre l’intervention en cours ou créer de l’inquiétude inutile. « Nous comprenons l’anxiété des parents, mais il faut éviter de diffuser des informations sensibles qui pourraient nuire aux opérations », indique-t-il.
Une situation rapidement stabilisée
Selon le Centre de services scolaire des Chênes, le travail d’équipe entre les différents partenaires a permis de stabiliser la situation dans un court laps de temps. L’ensemble des élèves et du personnel a été pris en charge de façon sécuritaire, le périmètre a été contrôlé et aucun blessé n’a été signalé.
« Ce sont des protocoles bien établis qui sont appliqués dans ce genre de contexte, et ils visent avant tout la protection du public », conclut Normand Page. La collaboration entre les services policiers et les équipes du Centre de services scolaire des Chênes a ainsi permis d’assurer une gestion rigoureuse de l’événement, dans le respect des impératifs de sécurité.
La porte-parole de la Sûreté du Québec, Béatrice Dorsinville, a confirmé que l’opération était de nature strictement préventive. Elle a rappelé que ce type d’intervention vise à assurer la sécurité des élèves, du personnel scolaire et du public, ainsi qu’à maintenir un contrôle rigoureux du périmètre.
Les cours ont été suspendus pour la journée à l’école du Bosquet. Normand Page a précisé que cette décision concernait uniquement cet établissement et que les activités scolaires se déroulaient normalement dans les écoles avoisinantes, notamment à l’Orée-des-Bois, où l’ensemble des élèves et du personnel se trouvaient en sécurité.
L’enquête se poursuit afin de faire toute la lumière sur les circonstances entourant la diffusion des messages menaçants. Les suspects arrêtés pourraient faire face à des accusations graves, selon l’issue des démarches judiciaires.





















