DRUMMONDVILLE
Négociations dans le secteur résidentiel de la construction : l’impasse persiste @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.
« Ce qu’on revendique, c’est simple : une équité salariale pour les travailleurs du résidentiel léger », explique en entrevue au Vingt55 Alexandre Ricard,, porte-parole de l’Alliance syndicale de la construction.
Actuellement, les travailleurs du résidentiel léger, qui regroupe les bâtiments de quatre étages et moins, accusent un retard salarial considérable par rapport aux autres secteurs de la construction. « Pour certains métiers, l’écart peut atteindre entre 6 % et 18 %, ce qui représente actuellement jusqu’à 7,61 $ de l’heure de moins que les autres secteurs », explique Alexandre Ricard, porte-parole de l’Alliance syndicale de la construction, en entrevue au Vingt55.
De son côté, le propriétaire de l’entreprise visé par les manifestants ce matin sur la rue St Pierre, M. Joël Hébert, dit comprendre et respecter les travailleurs et leurs revendications, mais déplore la méthode utilisée.
« Venir manifester devant des commerces, alors que nous tenons aujourd’hui une journée de vente importante pour notre entreprise, pénalise autant les employés du commerce que notre clientèle », a expliqué M. Hébert en entrevue au Vingt55.
« Je ne suis pas convaincu que ce soit le bon moyen de livrer le message, ni de viser les bonnes personnes. Revendiquer et défendre ses droits est tout à fait légitime, mais à mon sens, il existe des façons de faire entendre son message sans nuire aux autres commerçants ou secteurs d’activité », a-t-il ajouté.
Par ailleurs, la Sûreté du Québec a dû se rendre sur place après que des passants eurent signalé l’utilisation de fumigènes par les manifestants dans le cadre de leurs actions de visibilité et de moyens de pression.
Des négociations de bonne foi demandée de la part des travailleurs et des syndicats de l’Alliance syndicale de la construction.
L’Alliance syndicale demande non seulement que les augmentations salariales soient accordées au même pourcentage que celles obtenues dans les autres secteurs, mais aussi un ajustement supplémentaire de 2,35 % pour éviter que l’écart salarial ne continue de se creuser. « Ce qu’on demande, c’est un rattrapage équitable, afin d’assurer l’attractivité et la rétention dans le secteur résidentiel », ajoute de son côté le porte-parole de l’Alliance syndicale de la construction.
Au-delà des questions monétaires, des conditions de travail éprouvantes
Au-delà des questions monétaires, le climat de travail et les conditions demeurent au cœur des préoccupations des travailleurs du secteur. « Travailler à plus 40 degrés l’été et à moins 40 degrés l’hiver, c’est exigeant physiquement. Nos gens veulent travailler, mais les conditions doivent suivre », souligne le porte-parole syndical.
Selon lui, le manque de respect des conventions collectives et la précarité des emplois, en raison de la grande mobilité dans le secteur résidentiel, contribuent également aux difficultés de rétention de la main-d’œuvre.
Des moyens de pression ciblés
Le rassemblement de ce matin visait directement certains administrateurs de l’APCHQ afin de faire avancer les discussions. « On veut s’assurer qu’il y ait une pression suffisante sur les instances décisionnelles pour régler rapidement. On a soumis des propositions sérieuses, notamment le recours à l’arbitrage, mais la partie patronale refuse toujours de s’y soumettre », déplore Alexandre Ricard au nom des travailleurs en grève.
L’Alliance syndicale a d’ailleurs déposé vendredi dernier une plainte de négociation de mauvaise foi et d’entrave auprès des instances compétentes. « Actuellement, on a fait toutes les démarches raisonnables. La balle est clairement dans le camp patronal », soutient-il.
Les chantiers sous tension
La tension monte également du côté des entrepreneurs, qui craignent pour leurs délais de livraison, notamment à l’approche du mois de juillet, période critique pour plusieurs projets résidentiels. « On invite les propriétaires de chantiers et les clients à discuter avec leurs entrepreneurs et à faire pression auprès de l’APCHQ pour qu’un règlement survienne rapidement », de mentionner le porte-parole de l’Alliance syndicale de la construction
Une volonté de régler rapidement affirme le porte-parole de l’Alliance syndicale de la construction
L’Alliance syndicale réitère sa volonté de parvenir à une entente dans les meilleurs délais. « Dans l’industrie de la construction, il n’y a pas de rétroactivité salariale. Chaque jour qui passe est une perte directe pour les travailleurs. C’est pourquoi il est urgent de conclure une entente de bonne foi », conclut Alexandre Ricard, porte-parole de l’Alliance syndicale de la construction en fin d’entrevue au Vingt55

Négociations dans le secteur résidentiel de la construction : l’impasse persiste @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.
















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