DRUMMONDVILLE
Approuvée à 58 %, l’entente touche environ 13 000 salariées et prévoit des augmentations salariales oscillant entre 17,4 % et 19,4 %. Elle comprend également des améliorations aux premiers échelons pour les éducatrices qualifiées et spécialisées, réduisant ainsi l’écart salarial avec les autres secteurs du réseau public. De plus, plusieurs bonifications ont été obtenues, notamment des primes pour les disparités régionales, la reconnaissance des années de service, la valorisation de l’expérience, ainsi qu’un meilleur régime d’assurance collective et une bonification du temps accordé à la gestion de la cuisine.
Malgré ces avancées, le taux d’approbation relativement bas reflète une certaine insatisfaction au sein des travailleuses, qui espéraient davantage de la part du gouvernement, particulièrement dans un contexte de pénurie persistante de main-d’œuvre.
« Ce que l’on doit retenir de cette négociation, c’est que c’est la mobilisation exemplaire qui a permis de faire bouger un gouvernement insensible aux préoccupations des travailleuses de CPE », a affirmé Stéphanie Vachon, représentante des CPE à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN). « Nous avons réussi à repousser plusieurs demandes de reculs et obtenu des gains, mais les travailleuses espéraient plus de reconnaissance. »
La FSSS-CSN entend maintenir la pression sur le gouvernement dans les mois à venir afin qu’il investisse davantage dans le réseau public des services de garde éducatifs.
« Ce n’est pas en misant sur les garderies privées que l’on répondra aux besoins des familles, a soutenu Lucie Longchamp, vice-présidente de la FSSS-CSN. Pour offrir les meilleurs services aux enfants, il faut renforcer le réseau des CPE, et cela passe par le soutien aux milliers de travailleuses qui se dévouent chaque jour. »
La présidente de la CSN, Caroline Senneville, a conclu en rappelant le climat tendu entre le gouvernement caquiste et les travailleurs des services publics. « Le gouvernement est sur une bien mauvaise pente. Chaque semaine, il dénigre les salarié-es qui défendent leurs conditions. Il est urgent de continuer à lutter pour bâtir un Québec qui respecte ses travailleuses et ses travailleurs. »






