DRUMMONDVILLE
La ministre de la Santé, Sonia Bélanger @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.
L’annonce, faite à l’Hôpital Sainte-Croix, s’est déroulée en présence de la ministre de la Santé, Sonia Bélanger, ainsi que des députés Sébastien Schneeberger et André Lamontagne, qui ont confirmé publiquement la concrétisation du projet. Des représentants de la direction du CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec étaient également présents pour souligner cette étape déterminante.
Longtemps attendu et porté par de nombreux acteurs politiques, économiques et du réseau de la santé, ce projet structurant entre désormais dans une phase officielle, mettant fin à plusieurs années d’incertitude et ouvrant la voie à sa planification et à sa réalisation.
Mme Sonia Bélanger, ministre de la Santé et ministre responsable des Aînés, a confirmé mardi matin à Drummondville l’inscription du projet de nouvel hôpital régional au Plan québécois des infrastructures (PQI), marquant ainsi une avancée majeure pour l’avenir des soins de santé dans la région.
D’entrée de jeu, la ministre a salué la présence des élus municipaux, des membres du comité des usagers, des directions, des médecins, des pharmaciens ainsi que celle de ses collègues Sébastien Schneeberger et André Lamontagne, qu’elle a remerciés pour le travail accompli au cours des dernières années.
Visiblement satisfaite de pouvoir annoncer cette étape importante, Mme Bélanger a souligné qu’il s’agissait d’« une belle nouvelle pour la population de Drummondville, mais aussi de toute la région du Centre-du-Québec ».
La ministre a rappelé que l’Hôpital Sainte-Croix est aujourd’hui confronté à d’importants enjeux de vétusté, de fonctionnalité et de manque d’espace, dans un contexte où les besoins de la population ne cessent d’évoluer, notamment en raison de la croissance démographique. Elle a insisté sur l’importance de se projeter dans l’avenir et de doter la région d’infrastructures capables de répondre aux réalités de demain.
Mme Bélanger a également tenu à souligner le travail réalisé par le CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec, dont les analyses ont mené à la conclusion qu’un nouvel hôpital constituait l’option à privilégier. Elle a précisé qu’à ce stade, les évaluations détaillées ne sont pas terminées, mais que le projet envisagé représente une superficie d’environ 127 500 mètres carrés. Le futur établissement inclurait aussi un campus délocalisé de médecine, un élément qu’elle a présenté comme un atout important pour la formation de la relève et pour la qualité des soins.
La ministre a annoncé que l’équipe responsable du projet est désormais autorisée à amorcer le dossier d’opportunité, une nouvelle phase qui permettra de traduire plus concrètement le plan clinique en composantes techniques et infrastructurelles. Elle a soutenu que la qualité du travail déjà réalisé sur le plan clinique devrait permettre de faire progresser cette étape « de façon plus rapide et plus efficace ».
Interpellée par le Vingt55 sur le caractère tardif de l’annonce, qualifiée de décision prise « à minuit moins une » à la veille du budget, la ministre de la Santé a rappelé qu’il s’agit d’un dossier complexe ayant progressé à un rythme soutenu.
Elle a insisté sur le fait que peu de projets d’infrastructures de cette envergure sont inscrits aussi rapidement, soulignant que celui du nouvel hôpital de Drummondville fait partie des dossiers ayant été accélérés. « C’est un projet qui avance rapidement. Il y a peu de projets qui sont inscrits dans des délais aussi courts. Bien souvent, ces processus prennent beaucoup plus de temps », a-t-elle indiqué.
La ministre a également reconnu que des améliorations sont en cours au sein de Santé Québec afin de simplifier et d’optimiser les programmes tout en rappelant qu’un projet hospitalier demeure, par nature, long et exigeant. Elle a évoqué la complexité liée à la planification clinique, à l’architecture, à l’ingénierie et à l’intégration de services spécialisés comme les blocs opératoires, les soins intensifs ou encore l’imagerie médicale.
« Il faut comprendre qu’un hôpital, ce n’est pas comme construire une école. Ce sont des infrastructures extrêmement spécialisées. Il faut franchir plusieurs étapes et s’assurer d’intégrer les meilleures pratiques et les technologies les plus récentes », a-t-elle précisé, ajoutant qu’un équilibre doit être maintenu entre l’accélération des processus et le respect des étapes essentielles, jugées importantes avant d’en arriver à cette annonce, a précisé et rappelé la ministre.
De son côté, le député de Johnson, André Lamontagne, visiblement agacé par la question, a tenu à ajouter que le gouvernement avait pris un engagement clair au cours du mandat et que celui-ci est aujourd’hui respecté avec l’inscription officielle du projet au Plan québécois des infrastructures (PQI).
Il a souligné, après la conférence de presse, en réponse complémentaire, que cette annonce constitue l’aboutissement d’un travail soutenu mené au cours des dernières années, affirmant que le gouvernement livre aujourd’hui ce qu’il avait promis à la population de la région.
Mme Bélanger a par ailleurs rappelé que le gouvernement du Québec a massivement investi dans les infrastructures hospitalières depuis 2018 et qu’un grand nombre de projets sont actuellement en cours ou à venir dans plusieurs régions. Elle a indiqué que Drummondville rejoint désormais les grands projets d’infrastructures de santé appelés à se développer au cours des prochaines années.
Le député de Drummond–Bois-Francs, Sébastien Schneeberger @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.
De son côté et pour sa part, le député de Drummond–Bois-Francs, Sébastien Schneeberger, a tenu à souligner le rôle déterminant du milieu, notamment les équipes médicales et administratives, tout en revenant sur les premières étapes du dossier.
« Quand nous sommes arrivés en 2018, il n’y avait aucun projet de nouvel hôpital. On parlait d’une rénovation sur une quinzaine d’années », a-t-il rappelé.
Sceptique face à ce scénario, qu’il jugeait peu réaliste, il affirme avoir rapidement orienté les discussions vers la construction d’un nouvel établissement, en collaboration étroite avec son collègue André Lamontagne.
Le député a d’ailleurs pris soin de reconnaître le travail de l’ensemble des partenaires qui ont contribué à faire avancer le projet au fil des années. Il a notamment souligné l’implication du CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec, tant du côté de la direction que du personnel médical, de même que le rôle actif de la coalition régionale et des différents acteurs municipaux.
Il a également mentionné l’appui constant du milieu municipal de Drummondville, qui a soutenu le projet dès ses débuts, contribuant à maintenir la pression et à faire valoir les besoins croissants de la population.
Sébastien Schneeberger a par ailleurs insisté sur le rôle central joué par André Lamontagne, qu’il décrit comme un véritable partenaire dans ce dossier. « On a travaillé d’égal à égal depuis le début, autant pour lancer le projet que pour le défendre auprès des différentes instances », a-t-il souligné.
Le député n’a pas manqué non plus de reconnaître le travail réalisé au sein de son propre bureau. « Ce dossier-là, je l’ai porté avec mon équipe. Il y a plusieurs personnes qui ont été impliquées depuis le début », a-t-il indiqué, mentionnant notamment Samuel Bruneau, qui a contribué activement aux premières étapes, ainsi que Mélanie Jean et Thomas, qui ont pris le relais et poursuivent le suivi du dossier.
Selon lui, cette mobilisation concertée, politique, administrative, médicale et municipale, a permis de structurer un projet solide et de le mener jusqu’à son inscription au Plan québécois des infrastructures.
Le député de Johnson, André Lamontagne @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.
Prenant la parole à son tour, le député de Johnson, André Lamontagne, a tenu à replacer l’annonce dans une perspective à la fois politique et historique, soulignant le long chemin parcouru avant d’en arriver à cette étape décisive. À l’instar de son collègue Sébastien Schneeberger, le député a paru à la fois soulagé et ému de pouvoir faire cette annonce devant de nombreux intervenants et acteurs locaux, issus notamment du milieu des affaires, du réseau de la santé et des instances régionales.
D’entrée de jeu, il a évoqué, sur un ton à la fois complice et évocateur, le travail mené avec son collègue Sébastien Schneeberger :
« Si un jour on écrit nos mémoires, on va certainement avoir un chapitre sur les dessous de l’histoire du Plan québécois des infrastructures pour l’hôpital de Drummondville. »
Il a également transmis un message du ministre régional Donald Martel, absent puisqu’en mission à Boston. Dans ce message, ce dernier souligne que « l’annonce d’aujourd’hui me remplit de fierté », rappelant avoir constaté sur le terrain l’importance du projet pour la population et saluant une décision qui « apporte un grand vent d’espoir au Centre-du-Québec ».
Le député a ensuite insisté sur l’état actuel de l’Hôpital Sainte-Croix, évoquant une infrastructure vieillissante ayant « rendu de grands services pendant plusieurs décennies », mais présentant désormais « des signes évidents de vétusté ». Selon lui, la construction d’un nouvel hôpital s’impose aujourd’hui comme l’option la plus structurante.
André Lamontagne a rappelé qu’avant 2019, l’idée même d’un nouvel hôpital à Drummondville n’était pas envisagée. « Jusqu’en 2019, je n’avais jamais entendu parler d’un nouvel hôpital. On parlait de rénovation. » C’est à partir de ce moment que lui et son collègue ont commencé à défendre une vision différente, celle d’un nouvel établissement. Une orientation qui, selon lui, n’était initialement « pas sur le radar, pas une seconde » au sein de l’appareil gouvernemental au printemps 2022. Malgré les réticences, les deux députés ont réussi à obtenir un premier engagement politique, soit l’inscription du projet au Plan québécois des infrastructures (PQI) durant le mandat. « Ça, c’était une première victoire. »
Le député a détaillé les nombreuses étapes franchies depuis, évoquant notamment des discussions avec le Conseil du trésor en 2023 où « il n’y avait pas de dossier pour l’hôpital de Drummondville ». Il souligne qu’un point tournant est survenu au printemps 2024, lorsque le ministre de la Santé de l’époque, Christian Dubé, a mandaté une analyse plus approfondie du dossier. Cette démarche a permis de mettre en lumière un écart entre les évaluations administratives et la réalité sur le terrain. « Les cotes du ministère versus la vraie vie, il y avait un disconnect. » À partir de ce moment, le projet a commencé à progresser concrètement, notamment avec l’élaboration du plan clinique par les équipes locales, saluées pour leur travail « exceptionnel ».
André Lamontagne a également insisté sur l’appui de plusieurs acteurs clés dans l’évolution du dossier, dont Jonathan Julien, Sébastien Lauzon ainsi que le premier ministre François Legault. Il a notamment révélé que le dossier a franchi une étape déterminante le 11 mars dernier, lors d’une séance du Conseil des ministres. « Le dossier de Drummondville a passé. »
Interpellé par le Vingt55, le député de Johnson n’a pas manqué de rappeler l’importance, l’efficacité et la rapidité avec lesquelles le dossier a progressé, malgré certaines inquiétudes exprimées quant à l’échéancier du projet. Il a souligné que cet engagement, pris conjointement avec le député Sébastien Schneeberger et le premier ministre François Legault, s’est concrétisé de manière rigoureuse et efficace, dans le respect des règles et des étapes gouvernementales.
Le ministre a également insisté sur le choix d’aller de l’avant avec un projet de construction d’un nouvel hôpital plutôt qu’une simple rénovation, une orientation qu’il considère structurante pour l’avenir de la région, tant pour les citoyens que pour le personnel médical et hospitalier, mais aussi, et surtout, pour l’ensemble de la population du Centre-du-Québec.
Pour le député, l’annonce marque avant tout un moment charnière. « Pour moi aujourd’hui, c’est une célébration. Parce qu’il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus. » Il a rappelé que le projet demeure de grande envergure et qu’il s’inscrira sur plusieurs années, insistant sur l’importance de maintenir la mobilisation du milieu pour les prochaines étapes, notamment à travers le dossier d’opportunité.
En conclusion, André Lamontagne a laissé entendre que d’autres développements importants pourraient suivre rapidement en matière de santé pour la région. « L’année 2026, ça va être l’année de Drummondville au niveau de la santé. » Selon lui, l’ensemble de la population du Centre-du-Québec, tout comme les équipes médicales et les futurs professionnels formés localement, sortiront gagnants de ce projet structurant.
Visiblement ému et fier, André Lamontagne a salué le travail accompli au cours des dernières années, tout en mettant en lumière la collaboration des différents partenaires impliqués et l’engagement de son gouvernement dans la réalisation de ce projet majeur.
Enfin, la ministre a laissé entendre qu’une autre annonce importante liée au projet « Urgence d’agir » pourrait suivre dans les prochaines heures. Selon les informations obtenues par le Vingt55, le projet pourrait être inclus au PQI et annoncé dans le cadre du budget. Sans en dévoiler les détails, elle a affirmé que ce dossier constitue une priorité pour Santé Québec, pour elle-même ainsi que pour le CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec, couronnant ainsi une série d’avancées importantes dans le dossier de l’Hôpital Sainte-Croix de Drummondville.
Natalie Petitclerc, PDG du CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec, et Jacinthe Cloutier, PDG adjointe @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.
Un moment important, marqué par une mobilisation déjà bien enclenchée, affirment Natalie Petitclerc , PDG du CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec, et Jacinthe Cloutier, PDG adjointe.
« C’est une étape particulièrement importante. Nos équipes sont mobilisées et prêtes à y mettre toute l’énergie nécessaire », affirme Natalie Petitclerc , PDG du CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec.
Même constat du côté de Jacinthe Cloutier, PDG adjointe, qui rappelle que le projet repose sur un travail rigoureux déjà complété. « On a fait nos devoirs. Le projet est solide, d’envergure, et prévoit un hôpital environ deux fois et demie plus grand que l’actuel, avec un campus associé. »
Avec l’inscription au PQI, le projet entre maintenant dans la phase du dossier d’opportunité, une étape clé qui mènera à la planification détaillée. Les équipes locales, en collaboration avec Santé Québec, poursuivront les travaux techniques et fonctionnels.
Au-delà des infrastructures, les deux dirigeantes insistent sur l’impact structurant du projet. « Cette annonce rend Drummondville plus attractive, autant pour les professionnels que pour les investissements », souligne Mme Cloutier, évoquant également le partenariat avec l’Université de Sherbrooke pour le développement de l’enseignement médical.
Malgré des installations vieillissantes, l’engagement du personnel ne faiblit pas, assure Mme Potvin. « On voit chaque jour des équipes mobilisées, avec des performances qui se comparent avantageusement à plusieurs centres. »
En attendant la construction du nouvel hôpital, des mesures transitoires sont déjà en cours, notamment une urgence modulaire et d’autres travaux ciblés pour répondre aux besoins immédiats.

Modélisation du nouvel hôpital de Drummondville @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.




























