Élections municipales 2025

Performance du marché immobilier à Drummondville @ Crédit photo : Éric Beaupré / Vingt55. Tous droits réservés.
Monsieur Houle entend d’ailleurs faire du « coût pour se loger » et de « l’abordabilité des loyers » des fondements importants de sa campagne.
Alors que certains qualifient Drummondville de « nouvel eldorado des acheteurs » et que l’on constate que le deuxième trimestre de 2025 a été hautement profitable pour les propriétaires résidentiels de la région métropolitaine de recensement (RMR) de Drummondville (303 transactions); Jean-François Houle voit la situation d’un œil positif, ce qui ne l’empêche pas de prôner une certaine prudence dans l’interprétation des données.
« C’est effectivement une très bonne nouvelle pour les vendeurs et pour les propriétaires en général, qui verront leur actif prendre de la valeur. Toutefois, cela peut en cacher une mauvaise (nouvelle) pour les jeunes familles d’ici qui projettent l’achat d’une maison. Je crains que globalement, la situation risque de faire augmenter les prix des propriétés.
Rappelons que Drummondville a un revenu médian plus faible que la moyenne québécoise. Une trop forte hausse de la valeur foncière pourrait rendre le rêve de devenir propriétaire encore moins atteignable. De plus, il faut considérer les impacts de ce phénomène sur la capacité d’accueil de nos écoles et sur l’accès aux soins de santé, » prévient M. Houle.
Par ailleurs, le candidat est d’avis qu’à l’égard du marché locatif, la position des locataires, déjà très difficile, pourrait se compliquer. Jean-François Houle croit que les différents niveaux de gouvernement, y compris le secteur municipal et le secteur privé, devront intervenir davantage et massivement pour créer du logement communautaire et abordable, devant un marché qui est de plus en plus en déséquilibre.
« J’aurai l’occasion de faire d’autres interventions plus détaillées sur le sujet au cours des semaines qui viennent, mais j’ai l’intime conviction qu’en ce moment, trop de Drummondvilloises et Drummondvillois paient un loyer qui dépasse, souvent de beaucoup, une proportion de 30 % de leur revenu.
C’est le seuil acceptable considéré par la plupart des spécialistes en gestion de budget personnel. Il faut redonner à nos moins fortunés un pouvoir économique qu’ils ont perdu au fil du temps ainsi que l’accessibilité à un logement décent. Pour moi, c’est une question de dignité et d’économie locale, » conclut M. Houle.







