Ottawa
Par voie de communiqué transmis aux médias vendredi, le député fédéral de Drummond, Martin Champoux, a dénoncé les nouvelles exigences administratives du Programme Nouveaux horizons pour les aînés (PNHA), soutenant qu’elles imposent un fardeau important à des organismes qui reposent principalement sur l’engagement bénévole.
« Cette situation crée énormément d’incertitude et d’anxiété au sein des clubs et d’organismes d’aînés de chez nous, dont la structure repose essentiellement sur l’engagement bénévole. Ottawa exige qu’ils s’enregistrent comme entreprise, ce qui pourrait prendre jusqu’à dix mois, alors qu’ils ne disposent que d’un mois pour soumettre leurs projets. Ce critère disqualifie aussi d’emblée certains petits groupes, notamment les sections locales de la FADOQ et des Cercles de fermières dont l’organisation mère est enregistrée au niveau national, mais pas elles. Ces exigences sont totalement déconnectées de la réalité de ces organismes communautaires voués aux aînés, souvent sans personnel de bureau ni comptable attitré pour composer avec ces écueils administratifs. C’est un casse-tête inimaginable pour les bénévoles qui s’investissent dans le mieux-être des aînés », déplore M. Champoux dans son communiqué.
Le député indique également que sa collègue et porte-parole du Bloc Québécois en matière d’Aînés, Andréanne Larouche, a écrit à la ministre responsable afin de demander un report de la réforme et des mesures transitoires pour éviter que des organismes soient exclus du programme en raison des nouvelles exigences administratives.
« Les clubs d’aînés et sections locales de la FADOQ et du Cercle des fermières jouent un rôle essentiel dans la vitalité de nos communautés. Actifs dans toutes les régions du Québec, ils contribuent à briser l’isolement des aînés et à renforcer le tissu social de leur communauté. La réforme du PNHA du gouvernement libéral n’est pas conçue pour répondre à la réalité des organismes et des aînés québécois : au lieu de les aider, elle nuit à leurs projets. Nous demandons à Ottawa de la repousser et de retourner à la planche à dessin », conclut Martin Champoux






