DRUMMONDVILLE
En réaction, la directrice nationale de la protection de la jeunesse, Lesley Hill, annonce plusieurs directives destinées à mieux protéger les jeunes hébergés dans les centres de réadaptation et à assurer des conditions de vie sécurisantes et propices à leur rétablissement.
Des mesures concrètes pour encadrer les pratiques
Depuis son entrée en poste, il y a six mois, Mme Hill a multiplié les actions pour encadrer l’utilisation des mesures de contrôle dans une perspective de réduction. Les directives, déjà transmises par Santé Québec aux établissements du réseau, concernent non seulement l’usage de ces mesures, mais également l’ensemble des pratiques cliniques et administratives liées à la protection de la jeunesse.
Elles touchent notamment :
le recrutement et la formation du personnel, avec des processus de dotation plus rigoureux ;
l’accompagnement spécifique des enfants autistes ou présentant une déficience intellectuelle ;
l’ouverture d’unités de débordement, balisées pour assurer des conditions de vie adéquates ;
l’encadrement des mesures disciplinaires, appliquées avec un sens clinique afin de respecter les droits des jeunes ;
les retours de fugue, avec une approche centrée sur l’accueil bienveillant et la compréhension des causes ;
l’encadrement des fouilles, limitées à des situations exceptionnelles et proportionnées aux besoins de sécurité.
Une approche axée sur la dignité et la réadaptation
« Nous sommes déterminés à assurer la sécurité et le bien-être des jeunes hébergés dans tous les centres d’hébergement sans jamais compromettre leurs droits, leur dignité ainsi que leur intégrité. En balisant mieux les pratiques et en encadrant l’ensemble des interventions, ces nouvelles directives offrent aux équipes sur le terrain un cadre plus juste, plus humain et plus cohérent, qui favorise la confiance, la sécurité et la réadaptation des jeunes », a déclaré Lesley Hill.
Les prochaines étapes
Ces directives ministérielles seront publiées sur le site du ministère de la Santé et des Services sociaux dès cet automne. Elles s’inscrivent dans une volonté d’harmoniser les pratiques cliniques sur l’ensemble du territoire québécois et d’offrir aux jeunes en difficulté d’adaptation un milieu de vie à la fois sécuritaire, respectueux et favorable à leur développement.








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