DRUMMONDVILLE
L’annonce de l’arrivée des radars photo à Drummondville a été faite hier, lors de la conférence de presse à la mairie de Drummondville @ Crédit photo : Éric Beaupré / Vingt55. Tous droits réservés.
Le Vingt55 a assisté à la conférence de presse au cours de laquelle plusieurs annonces ont été faites par la MRC de Drummond et la Sûreté du Québec. Parmi ces priorités, la Ville de Drummondville a dévoilé sa stratégie et son plan d’action visant à faire ralentir les automobilistes et à renforcer la sécurité dans les zones scolaires.
Réunis hier dans le cadre d’un comité stratégique sur la sécurité publique, les représentants de la Ville de Drummondville, de la MRC et de la Sûreté du Québec ont dressé le bilan des initiatives en cours. Ils ont également discuté des prochaines étapes à mettre en place pour améliorer la sécurité, notamment aux abords des établissements scolaires.
La MRC de Drummond travaille activement en concertation avec la SQ et la Ville afin d’assurer une couverture complète du territoire. Selon la carte interactive disponible sur le site du gouvernement du Québec, Drummondville figure déjà parmi les rares municipalités du Centre-du-Québec à avoir expérimenté l’implantation de radars photo. La Ville pourrait devenir l’une des premières du territoire à en déployer davantage de manière permanente.
Radars photo : une mesure appuyée par la mairesse de Drummondville
Interrogée sur cette nouvelle mesure, déjà testée durant quelques jours à Drummondville, la mairesse Stéphanie Lacoste a réitéré son appui à l’implantation de radars photo, notamment dans les zones scolaires, soulignant qu’il s’agit d’un outil « complémentaire au travail des policiers » et essentiel pour la protection des usagers les plus vulnérables.
« On a eu un échantillon pendant trois jours sur la rue Ringuette. Actuellement, il n’y a que deux radars pour tout l’Est du Québec, ce qui me semble aberrant. Ce que je souhaite, c’est que ce type de mesure puisse être déployé plus largement, notamment autour des écoles. La vitesse est un facteur critique en matière de sécurité routière », a-t-elle affirmé.
La mairesse a également précisé que ces dispositifs permettent de libérer les policiers pour des interventions plus prioritaires. « C’est une mesure éprouvée. Et chaque fois que j’ai l’occasion de le rappeler, je le fais. Nous faisons valoir les besoins du milieu et souhaitons que le gouvernement du Québec accélère le déploiement des photos radars, ou du moins les rende plus accessibles à Drummondville. Notre souhait est de voir une dizaine d’appareils photo radars être implantés sur notre territoire », a-t-elle ajouté.
Le conseiller Daniel Pelletier souhaite un déploiement élargi
Le conseiller municipal Daniel Pelletier a confirmé que des radars photo sont déjà en fonction à Drummondville dans le cadre d’un projet pilote mis en place depuis environ quatre semaines. « Idéalement, il en faudrait plusieurs, surtout à proximité des écoles et dans les zones où la vitesse est problématique », a-t-il affirmé en entrevue au Vingt55.
Il note une hausse marquée du nombre de véhicules par foyer, ce qui complexifie la circulation. « Une famille de quatre personnes peut désormais avoir quatre voitures. La réalité a changé, et il faut s’adapter. Il faut aussi rappeler que la vitesse est un enjeu, peu importe l’âge du conducteur. Il en va de la sécurité de tous les usagers », souligne-t-il.
Le conseiller Pelletier croit que les radars photo pourraient être stratégiquement placés, d’abord près des écoles, pour réduire la vitesse. Il précise que cette volonté initiale vise à renforcer la sécurité dans les zones scolaires. Interrogé sur la possibilité d’étendre ces dispositifs ailleurs, il n’écarte pas cette option : « Oui, possiblement. Le comité se penche sur cette possibilité. Les radars photo pourraient aussi être déployés sur certains axes routiers où les excès de vitesse sont fréquents. »
Il insiste sur l’effet dissuasif de ces appareils, en particulier dans les secteurs à forte affluence ou lors d’événements spéciaux. Il évoque aussi l’intérêt de s’inspirer de modèles européens, où de telles mesures sont bien intégrées aux milieux urbains.
Pour l’instant, toutefois, « leur implantation n’est pas envisagée sur les autoroutes de notre secteur », a précisé le conseiller municipal. « Nous allons, pour le moment, les maintenir à l’intérieur du périmètre municipal de la MRC de Drummond et des zones scolaires », a-t-il confirmé.
Enfin, Daniel Pelletier tient à rappeler l’importance du Comité de sécurité publique (CSP), un organisme encore peu connu du grand public, mais qui joue un rôle central dans l’orientation des mesures de sécurité sur le territoire de la MRC.
Revenus et gestion provinciale
Au Québec, selon les informations obtenues par le Vingt55, les revenus générés par les radars photo, qui ont atteint un record de 100 millions de dollars en 2024, sont entièrement perçus par le gouvernement provincial, peu importe qu’ils soient installés sur des routes municipales.
Ces sommes sont versées au Fonds de la sécurité routière, qui finance des projets tels que l’amélioration des infrastructures, la sensibilisation du public et la recherche en sécurité routière. Bien que les municipalités puissent recommander l’emplacement des radars, elles ne reçoivent aucun revenu issu des contraventions. La gestion complète du programme, incluant la collecte des amendes, relève du ministère des Transports du Québec.

Plusieurs annonces ont été faites par la mairesse de Drummondville, la direction générale de la MRC de Drummond et la Sûreté du Québec @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.











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