Retour en classe le 17 janvier, oui a 70% mais pas à n’importe quel prix disent les professeurs affiliés FSE-CSQ

Retour en classe le 17 janvier, oui a 70% mais pas à n’importe quel prix disent les professeurs affiliés FSE-CSQ
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DRUMMONDVILLE

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Au regard des annonces imminentes concernant le retour en classe des élèves, la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE‑CSQ) rend publiques quelques données préliminaires d’un sondage-éclair effectué auprès des enseignantes et enseignants et pour lequel elle compte actuellement plus de 23 000 réponses en 24 heures. La FSE-CSQ souhaite faire connaître ces résultats partiels afin que le gouvernement tienne enfin compte de l’opinion de celles et ceux qui portent l’école à bout de bras et qui mettent trop souvent leur sécurité à risque pour le faire dans le contexte de la pandémie.

« Sans grande surprise, les enseignants nous disent qu’ils veulent retourner en classe, mais ils veulent que leur sécurité soit assurée par davantage de mesures qui doivent se combiner pour protéger tant les profs que les élèves », a fait savoir Josée Scalabrini, présidente de la FSE.
« Si la sécurité n’est pas au rendez-vous, le gouvernement devra revoir son plan pour éviter de faire du milieu scolaire un lieu de propagation où nous travaillons sans protection suffisante. On le voit actuellement avec les écoles spécialisées qui sont en présentiel et qui vivent de nombreuses éclosions. Ça nous prendra un message clair, cohérent et rassurant pour les écoles et les centres à l’effet qu’ils sont des lieux d’apprentissage sécuritaires. La pénurie était déjà très problématique cet automne, nous voulons éviter les bris de services et les retours en arrière, néfastes pour tous », a déclaré Josée Scalabrini, présidente de la FSE-CSQ.

Les profs souhaitaient le retour en classe, mais pas à n’importe quel prix

À la question « Souhaitez-vous le retour en présentiel, comme prévu, le 17 janvier? », près de 70 % des 21 000 répondants du secteur des jeunes ont répondu oui, près de la moitié d’entre eux exigeant cependant des mesures supplémentaires pour assurer leur sécurité et celle des élèves.
À la formation professionnelle (FP), c’est 77 % des profs ayant répondu qui souhaitaient le retour en classe le 17. Environ 40 % de ces enseignants exigeaient des mesures supplémentaires pour assurer la sécurité dans les écoles. À la formation générale des adultes (FGA), ce sont les deux tiers des profs qui souhaitaient le retour du présentiel le 17, et près de la moitié de ceux-ci réclamaient des mesures additionnelles.

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Les mesures importantes auxquelles les profs n’ont pas accès

La FSE a aussi questionné les enseignants sur les mesures qu’ils estiment importantes, mais auxquelles ils n’ont pas accès. Voici les principaux constats :
Près de 70 % des profs du secteur des jeunes considèrent indispensable que des tests rapides soient disponibles pour l’ensemble des élèves et du personnel, mais n’y ont pas accès en quantité suffisante. Cette proportion est de 71 % à la FP, et de 73 % à la FGA;

58 % des enseignants estiment indispensable l’obtention rapide des résultats des tests PCR pour le personnel enseignant (48 % à la FP, 55 % à la FGA);

Plus de la moitié des profs du secteur des jeunes réclament aussi des mesures pour assurer une meilleure qualité de l’air (57 %) et souhaitent que l’on exige un test négatif avant le retour en classe d’un élève infecté (59 %). Ces proportions sont de 40 % et de 50 % à la FP, et de 53 % et de 55 % à la FGA;

Environ le tiers des enseignants, tous secteurs confondus, réclament l’accès à des masques N95.

Les situations problématiques vécues cet automne

Les données recueillies par la FSE démontrent aussi que les enseignants ont été confrontés à des situations problématiques en lien avec la pandémie cet automne.

Lorsqu’on demande aux profs d’identifier les problématiques les plus importantes qu’ils ont vécues, les plus nommées sont :

La pénurie de personnel;
Les retards d’apprentissage des élèves;
Le suivi des absences;
Le respect des mesures sanitaires.

À la FP, les situations problématiques les plus nommées sont :

Les retards d’apprentissage des élèves;
Le respect des règles sanitaires
Le suivi des absences et les ajustements à apporter aux programmes.
À la FGA, les profs mentionnent principalement :
L’absentéisme des élèves;
La pénurie de personnel;
Les retards d’apprentissage des élèves et le respect des règles sanitaires.
Les données préliminaires de ce sondage-éclair seront complétées dans les prochains jours.

Éric Beaupré
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