DRUMMONDVILLE
La Corporation de développement communautaire (CDC) Drummond se réjouit de l’abandon du projet de loi n° 1 portant sur la Constitution du Québec, annoncé à la fin de la session parlementaire. L’organisme, qui s’était opposé à cette réforme depuis son dépôt, considère cette décision comme une avancée importante pour la défense des droits et libertés ainsi que pour le maintien du rôle de vigie des organisations de la société civile.
Déposé par le gouvernement du Québec, le projet de loi n° 1 visait notamment à doter le Québec d’une Constitution formelle affirmant certaines caractéristiques fondamentales de la nation québécoise, notamment que le Québec forme une nation, que le français est sa langue officielle et commune et que l’État québécois est laïque. Le projet proposait également diverses modifications touchant l’interprétation et l’application de certains droits et principes constitutionnels au Québec.
Toutefois, plusieurs organismes communautaires, syndicaux et groupes de défense des droits ont exprimé des inquiétudes quant aux impacts potentiels de cette réforme sur la protection des droits fondamentaux, le droit de contestation judiciaire et la place accordée aux minorités dans le débat public.
« Le milieu communautaire a la responsabilité de défendre les droits des personnes qu’il accompagne et de porter leur voix dans l’espace public. Toute mesure qui risque d’affaiblir cette capacité nous préoccupe profondément », souligne Mélanie Létourneau, directrice générale de la CDC Drummond.
Comme près de 800 organisations à travers le Québec, la CDC Drummond avait demandé le retrait complet du projet de loi. L’organisme a notamment participé, en décembre 2025, à une consultation réunissant plusieurs CDC du Québec afin de faire valoir ses préoccupations. Un mémoire avait également été déposé réclamant l’abandon du projet sans possibilité d’amendement.
Parmi les principaux enjeux soulevés figuraient les risques d’atteinte au droit de contestation, l’affaiblissement potentiel de certaines protections en matière de droits et libertés, l’absence d’une vaste consultation populaire ainsi que des préoccupations concernant le respect de la diversité et des droits des minorités.
La CDC Drummond tient d’ailleurs à souligner la mobilisation des organismes communautaires, des regroupements nationaux, des organisations syndicales ainsi que de nombreux citoyens qui se sont engagés au cours des derniers mois pour défendre les principes démocratiques et les droits humains. Selon l’organisme, cette mobilisation collective a contribué à maintenir la pression sur le gouvernement jusqu’à l’annonce du retrait du projet de loi.






