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Saison nautique à la dérive : Hydro-Québec confirme que la grève du temps supplémentaire prolonge les délais au barrage Hemmings

Saison nautique à la dérive : Hydro-Québec confirme que la grève du temps supplémentaire prolonge les délais au barrage Hemmings

DRUMMONDVILLE

Alors que les riverains, plaisanciers, entreprises nautiques et organismes espéraient enfin un retour à la normale sur la rivière Saint-François, Hydro-Québec confirme que l’installation des haussoirs au barrage de la Chute-Hemmings pourrait subir un nouveau retard. Les précipitations attendues au cours de la fin de semaine risquent de forcer une nouvelle interruption des travaux, prolongeant une situation qui affecte déjà depuis plusieurs semaines le début de la saison nautique à Drummondville.

Comme l’a rapporté le Vingt55 à plusieurs reprises, les reports successifs de l’installation des haussoirs ont des répercussions importantes sur les activités nautiques, les riverains, les commerçants ainsi que plusieurs organismes de la région.

Le faible niveau de la rivière Saint-François continue de compromettre la reprise normale de plusieurs activités estivales, alors que des marinas, des entreprises du secteur nautique, des infrastructures municipales et de nombreux usagers demeurent dans l’attente d’un retour au niveau estival. Interrogée de nouveau par le Vingt55, la porte-parole d’Hydro-Québec, Soutongnoma Aïda Ouédraogo, confirme que les restrictions liées à la grève du temps supplémentaire touchant deux syndicats continuent d’avoir un impact sur l’échéancier, en plus des contraintes hydrologiques et des exigences de sécurité.

À la veille de la reprise des travaux, Hydro-Québec prévient toutefois que de nouvelles précipitations attendues au cours de la fin de semaine pourraient encore retarder l’installation des haussoirs à la centrale de la Chute-Hemmings. L’entreprise rappelle que les travaux doivent être interrompus lorsque les débits de la rivière deviennent trop élevés afin d’assurer la sécurité des équipes sur le chantier.

En entrevue avec le Vingt55, la porte-parole Soutongnoma Aïda Ouédraogo confirme également les informations rapportées par notre média au cours des dernières semaines voulant que les moyens de pression liés à la grève du temps supplémentaire de deux syndicats continuent d’avoir un impact direct sur l’avancement des travaux. Comme l’installation des haussoirs n’est pas considérée comme un service essentiel, Hydro-Québec doit composer avec ces restrictions, une situation qui contribue à prolonger les délais observés depuis le début du chantier.<

Les répercussions se font également sentir sur l’économie locale. Depuis plusieurs semaines, les restaurants riverains, les commerces de proximité, les entreprises de location d’embarcations ainsi que plusieurs commerces liés aux activités nautiques doivent composer avec une baisse d’achalandage.

En entrevue avec le Vingt55, Julie Arrel déplore les conséquences de cette situation pour de nombreux commerçants, qui voient une partie de leur clientèle habituelle se faire attendre en raison du faible niveau de la rivière. En pleine saison estivale, plusieurs intervenants estiment que les retards dans la remise en eau de la rivière privent le secteur d’une clientèle importante venue profiter des installations, des terrasses, des commerces et des activités offertes au centre-ville ainsi que le long de la rivière Saint-François.

Afin d’accélérer les travaux, Hydro-Québec annonce que du personnel-cadre prendra désormais le relais en dehors des heures normales de travail des employés syndiqués afin de poursuivre l’installation des haussoirs lorsque les conditions le permettront.

La société d’État rappelle que plusieurs facteurs ont ralenti le chantier cette année. Les épisodes répétés de forts débits de la rivière ont forcé plusieurs interruptions pour des raisons de sécurité. À cela se sont ajoutés des travaux essentiels d’entretien et de réparation sur la crête du barrage, rendus nécessaires après l’abaissement du niveau de l’eau, avant même que l’installation des haussoirs puisse reprendre.

À ce jour, Hydro-Québec n’est toujours pas en mesure de confirmer une date de fin des travaux. Une fois l’ensemble des haussoirs installés, le niveau de la rivière Saint-François remontera progressivement jusqu’à son niveau estival. L’entreprise assure qu’elle informera les citoyens, les riverains, les plaisanciers, les entreprises ainsi que les partenaires du milieu dès que les travaux seront complétés.

« Nous vous remercions pour votre compréhension et votre patience. Soyez assurés que nos équipes demeurent mobilisées afin de mener ces travaux à terme le plus rapidement possible, tout en respectant les exigences de sécurité et les conditions hydrologiques de la rivière », conclut Hydro-Québec.

Malgré cette volonté affichée d’accélérer le chantier, l’incertitude demeure entière quant au moment où les activités nautiques pourront reprendre normalement sur la rivière Saint-François. Pour les riverains, les plaisanciers, les commerces et les organismes touchés, chaque nouveau report vient prolonger une situation qui perdure depuis maintenant plusieurs semaines, au cœur même de la saison estivale.

Alors que plusieurs citoyens espéraient voir le dossier se régler avant la fin de juin, ils devront visiblement continuer de patienter. Plusieurs souhaitent désormais que les élus municipaux, les députés provinciaux et les différents partenaires du milieu accentuent leurs démarches auprès d’Hydro-Québec afin d’obtenir un échéancier clair et de faire progresser un dossier qui, aux yeux de nombreux usagers de la rivière, tarde à se régler. En attendant, la saison nautique demeure largement compromise et les citoyens devront, une fois de plus, faire preuve de patience.

Éric Beaupré
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