DRUMMONDVILLE
L’institution drummondvilloise indique appuyer la démarche initiée par le Collège de Montréal, l’Externat Sacré-Cœur et le Collège Charles-Lemoyne, qui demandent au gouvernement du Québec de mieux encadrer l’accès à ces produits caféinés.
« On parle ici d’un enjeu de santé et de sécurité. Comme milieu scolaire, on a la responsabilité de contribuer à réduire les risques et la banalisation de ces produits chez les jeunes », affirme le directeur général du Collège Saint-Bernard, Dominic Guévin.
Des risques bien documentés
Selon les promoteurs de la pétition déposée à l’Assemblée nationale, la consommation de boissons énergisantes est associée à plusieurs effets indésirables, notamment la tachycardie, l’hypertension, l’agitation et, dans certains cas, des convulsions. Les jeunes seraient particulièrement vulnérables à ces impacts.
L’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) rappelle également qu’une consommation élevée de caféine peut entraîner des effets importants sur la santé. L’organisme met en garde contre un aspect souvent méconnu : les interactions possibles avec certains médicaments, notamment ceux prescrits pour le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), qui peuvent accentuer les effets indésirables.
Pour le Collège Saint-Bernard, ces éléments justifient une approche prudente et un encadrement accru.
« L’équivalent d’un café » une comparaison incomplète
L’établissement souligne par ailleurs que l’argument voulant qu’une boisson énergisante équivaille à un café ne reflète pas toute la réalité. Ces produits contiennent souvent de la caféine ajoutée provenant de plusieurs sources, comme le guarana, en plus d’autres ingrédients tels que la taurine.
La question de la dose totale de caféine et du contexte de consommation, particulièrement chez les jeunes, demeure centrale. À cela s’ajoute le risque d’interactions médicamenteuses, notamment avec certains traitements pour le TDAH, pour lesquels des bases de données recommandent d’éviter l’association avec des stimulants comme la caféine.
Invitation à signer la pétition
Le Collège Saint-Bernard invite finalement la population à appuyer la démarche en signant la pétition officielle déposée à l’Assemblée nationale. L’établissement rappelle que pour être valide, chaque signature doit être confirmée par courriel.





