DRUMMONDVILLE
Ce nouvel investissement porte à 187,3 millions de dollars le total des sommes prévues d’ici 2030 pour soutenir la transition climatique de ce secteur, soit une hausse de près de 80 % par rapport à l’enveloppe initiale de 106 M$.
C’est à la ferme Germanie, située au Centre-du-Québec, que les ministres Benoit Charette, responsable de l’Environnement, et André Lamontagne, ministre de l’Agriculture et ministre responsable de la région, ont fait cette annonce attendue.
Une aide concrète et ciblée
Selon le gouvernement, plus de 85 % des 187,3 millions de dollars seront directement attribués aux producteurs agricoles ou à leurs associations. Cette somme financera notamment :
- 30 M$ pour le raccordement au réseau électrique triphasé ;
- 21 M$ en provenance du Fonds bleu, pour soutenir l’agriculture en zones littorales ;
- 10 M$ pour des projets de réduction des émissions de GES dans le secteur bioalimentaire ;
- 6 M$ pour le développement de connaissances et d’outils visant à soutenir la transition climatique en agriculture, pêche et aquaculture commerciale.
Des ministres engagés
« Le secteur agricole est un allié de premier plan pour réduire les émissions de GES du Québec, mais il est aussi en première ligne face aux aléas climatiques – sécheresse, inondations, chaleur extrême – qui mettent à risque la productivité et la compétitivité des entreprises agricoles », a déclaré le ministre Benoit Charette. Selon lui, cet appui financier permettra aux entreprises « d’innover, de s’adapter et de contribuer activement à une économie plus verte et plus résiliente ».
Pour sa part, le ministre André Lamontagne a souligné que cette enveloppe favorisera « des actions concrètes à la ferme pour réduire les GES et renforcer la résilience climatique des exploitations. Ce soutien contribuera à la pérennité de nos entreprises agricoles et à l’atteinte d’une plus grande autonomie alimentaire. »
Des efforts soutenus depuis 2013
Depuis 2013, 360 M$ ont déjà été accordés aux producteurs et entreprises du secteur bioalimentaire afin de soutenir leurs efforts d’adaptation et de réduction des GES. Le gouvernement rappelle que, grâce aux revenus du marché du carbone, plus de 2,1 milliards de dollars seront disponibles, sur cinq ans, pour l’ensemble des entreprises admissibles, dont celles du secteur agricole.
En 2024 seulement, les agriculteurs ont versé 47 M$ au Fonds d’électrification et de changements climatiques (FECC) via le marché du carbone. En retour, ils recevront 71 M$ annuellement par l’entremise des programmes ciblés (38 M$) et des programmes à accès général (33 M$).








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