DRUMMONDVILLE
Cette annonce s’inscrit dans un nouvel appui financier du gouvernement permettant à TAPAJ Québec d’étendre ses activités à 16 régions administratives. D’ici 2029, le nombre de participants devrait ainsi passer de 1 000 à 5 500 personnes, marquant une croissance significative de ce modèle d’intervention sociale.
Une réponse concrète à la précarité
Le programme TAPAJ repose sur une approche souple, permettant aux participants appelés « TAPAJeurs » de réaliser des tâches ponctuelles rémunérées, sans engagement à long terme. Encadrés par des intervenants, ils participent à des plateaux de travail en collaboration avec des municipalités, des entreprises et des organismes.
Au-delà de la rémunération, cette formule vise à recréer un lien avec la communauté, tout en favorisant la reprise de confiance et l’accès aux services. Le travail devient ainsi un levier d’intervention sociale, contribuant à stabiliser les parcours de vie et à amorcer un processus de réinsertion.
Un déploiement salué dans la région
Présente lors de l’annonce, la ministre Chantal Rouleau a souligné l’impact humain du programme.
« Le programme TAPAJ offre bien plus qu’un revenu à la journée, il permet aux participants de reprendre confiance, d’accomplir des tâches utiles pour leur communauté et de franchir une première étape vers plus de stabilité », a-t-elle déclaré.
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Dans la région, l’initiative reçoit également l’appui des élus. Le député de Drummond–Bois-Francs, Sébastien Schneeberger, a insisté sur l’importance des solutions locales portées par le milieu communautaire, tandis que le député de Johnson, André Lamontagne, a rappelé que « chaque personne peut contribuer de façon positive à sa communauté ».
De son côté, la préfète suppléante de la MRC de Drummond, Natacha Tessier, a souligné que la lutte à l’itinérance constitue une priorité régionale. Elle estime que TAPAJ s’inscrit pleinement dans les actions mises de l’avant pour répondre à cet enjeu.
La Piaule au cœur de l’intervention
À Drummondville, La Piaule jouera un rôle central dans le déploiement du programme. Son directeur général, Francis Lacharité, voit dans TAPAJ un complément naturel aux services déjà offerts.
« Nous croyons en l’importance de créer des occasions porteuses de sens pour les personnes en situation de rupture sociale », a-t-il indiqué, rappelant que l’organisme œuvre depuis plus de 40 ans auprès des personnes vulnérables.
Une approche en expansion
Pour TAPAJ Québec, cette annonce marque une étape déterminante. Sa directrice générale, Julie Laflamme-Desgroseilliers, souligne que le programme permet déjà à de nombreuses personnes de retrouver espoir et autonomie.
« Ce déploiement provincial, c’est une avancée collective pour un Québec plus humain et plus inclusif », a-t-elle affirmé.
Avec cette expansion, le gouvernement et ses partenaires misent sur une approche concrète et de proximité pour répondre aux enjeux croissants liés à l’itinérance et à la marginalisation, en redonnant aux personnes concernées un rôle actif au sein de leur communauté.






