Travailleurs étrangers temporaires : des restrictions qui fragilisent l’économie des régions, dénonce la FCCQ

Travailleurs étrangers temporaires : des restrictions qui fragilisent l’économie des régions, dénonce la FCCQ

DRUMMONDVILLE

À Drummondville, Victoriaville comme ailleurs au Centre-du-Québec et dans l’ensemble de la province, les travailleurs étrangers temporaires occupent des emplois clés dans plusieurs secteurs d’activité. Les restrictions imposées au Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) entraînent déjà des répercussions économiques majeures, tant pour les entreprises que pour la vitalité des régions, selon la Fédération des chambres de commerce du Québec.

Baisse marquée du chiffre d’affaires, annulation de contrats et abandon d’investissements : un nouveau sondage de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) met en lumière les conséquences économiques concrètes des restrictions au Programme des travailleurs étrangers temporaires.

Les entreprises touchées rapportent des pertes moyennes de plus d’un demi-million de dollars jusqu’à maintenant et anticipent des pertes dépassant les deux millions de dollars au cours des deux prochaines années.

Ces constats ressortent d’un sondage de L’Observatoire FCCQ réalisé auprès de 346 entreprises réparties dans toutes les régions du Québec.

« Les restrictions au PTET imposées par le gouvernement fédéral avec l’appui du gouvernement du Québec coûtent très cher aux entreprises québécoises et à notre économie. Les entrepreneurs nous le disent clairement : ce sont des millions de dollars qui se perdent actuellement dans toutes les régions », affirme Véronique Proulx, présidente-directrice générale de la FCCQ.

Elle rappelle que la réduction du nombre de travailleurs étrangers temporaires survient alors que près de 1,4 million de postes devront être comblés au Québec au cours des dix prochaines années. « Réduire le nombre de travailleurs étrangers temporaires dans un tel contexte est un non-sens économique. Dans le contexte géopolitique actuel, il est difficile de comprendre pourquoi le gouvernement Carney choisit de nuire au dynamisme de nos régions. Ottawa doit reculer de manière urgente », ajoute-t-elle.

Des impacts lourds pour les entreprises et les régions

Le sondage dresse un portrait préoccupant, tant pour les entreprises que pour les économies régionales :

L’impact financier moyen par entreprise jusqu’à maintenant s’élève à 531 000 $, soit 6,5 % du chiffre d’affaires;

L’impact financier projeté pour les deux prochaines années atteint 2,2 millions de dollars, représentant 12,7 % du chiffre d’affaires;

35 % des répondants estiment que la survie de leur entreprise est à risque en raison des restrictions;

72 % jugent que leur région est difficilement viable (53 %) ou pas du tout viable (19 %) économiquement, en raison de la diminution de l’immigration permanente et temporaire.

Des conséquences opérationnelles immédiates

La baisse du chiffre d’affaires s’explique directement par la réduction de la main-d’œuvre disponible. Lorsqu’on interroge les entreprises sur les impacts opérationnels des restrictions au PTET, les réponses sont sans équivoque :

36 % ont refusé ou annulé des contrats;

32 % ont abandonné des projets d’investissement;

32 % ont réduit leur production.

Pour la FCCQ, ces données confirment que les restrictions au Programme des travailleurs étrangers temporaires fragilisent non seulement les entreprises, mais également l’équilibre économique de nombreuses régions, dont le Centre-du-Québec, où plusieurs secteurs dépendent directement de cette main-d’œuvre pour maintenir leurs activités.

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Éric Beaupré
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