Un exercice de chavirement est à l’origine du déploiement de l’équipe de sauvetage nautique de Drummondville

Un exercice de chavirement est à l’origine du déploiement de l’équipe de sauvetage nautique de Drummondville
Déploiement de l'équipe de sauvetage nautique de Drummondville@ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.

DRUMMONDVILLE

L’équipe de sauvetage nautique a été appelée alors que des plaisanciers ont volontairement fait chavirer une embarcation, un exercice qui a nécessité l’intervention des pompiers spécialisés en sauvetage nautique sur la rivière Saint-François, à la hauteur de la plage de Drummondville.

Plusieurs appels ont été logés au 911 vers 10h55 signalant qu’une embarcation avait chaviré et que 3 personnes semblaient en difficulté, a confirmé la Sergente Catherine Bernard, porte-parole de la Sûreté du Québec, contactée par le Vingt55.

Contacté par le Vingt55, le chef Mario Girard du service incendie de Drummondville a confirmé que l’équipe de sauvetage nautique a été déployée afin de répondre à l’appel et de porter assistance aux plaisanciers  à 11h00 alors que les plaisanciers étaient selon des témoins à la dérive et accrochés à leur embarcation chavirée, a confirmé le chef incendie Mario Girard du Service sécurité incendie de Drummondville.

Une fois rendue sur place, notre équipe a été informée qu’il s’agissait d’une manœuvre provoquée afin de former les plaisanciers à une manœuvre de chavirement. Une intervention qui s’est avérée non requise pour nos pompiers, mais qui aurait pu être évitée, explique le chef incendie.

Il pourrait arriver que les plaisanciers ou formateur se retrouvent néanmoins véritablement en difficulté, ajoute le chef Mario Girard, Nos déploiements sont nécessaires afin d’aller vérifier explique-t-il en entrevue au Vingt55. ‘’ Nous préférons sortir et devoir annuler une intervention, il n’y a aucun risque à prendre quand un ou des citoyens sont témoins d’événements comme celui-ci, confirme le chef incendie, qui confirme que personne n’a été blessé lors de l’intervention. Nous avons informé les plaisanciers des risques de telles manœuvres avec le niveau de l’eau actuel en raison des précipitations des derniers jours a ajouté le chef incendie par bienveillance.

Du côté de la Sûreté du Québec, la porte-parole confirme que le déplacement des policiers a été demandé en assistance. En effet, il peut être pratique d’aviser les autorités afin d’éviter des interventions, confirme la porte-parole. Bien qu’ils considèrent cela comme une pratique pour eux comme pour nous et confirme les explications et mesures préventive du service incendie de Drummondville.

Un exercice de formation effectué dans les règles de l’art et en toute sécurité, confirme Fabienne Elliot, membre du conseil d’administration du Club de voile de Drummondville.

En effet, nous comprenons que pour quelqu’un qui assiste à cette manœuvre depuis le bord de la rive, cela peut paraître inquiétant, mais c’est assurément le meilleur endroit pour pratiquer cette manœuvre de chavirement ou «dessalage classique», explique Mme Elliot, contactée par le Vingt55 en fin d’après-midi vers 16h20 en lien avec l’événement de ce matin.

Ce matin, aucune interdiction ou mesure particulière n’était en vigueur.

Il arrive que nos formateurs expérimentés profitent d’une eau un peu plus agitée pour perfectionner la formation et enseigner les techniques de dessalage ou de chavirement en eau vive. Rien de tel que de pouvoir le faire de manière sécuritaire et contrôlée, explique Mme Elliot lors de l’entrevue au Vingt55.

Notre organisation prend la sécurité très au sérieux, et nous avons justement eu une rencontre cette semaine à ce sujet explique mentionne Fabienne Elliott. Étant donné le débit de l’eau actuel, nous avons revu complètement notre façon de faire explique Fabienne Elliott. Les locations seront interdites lorsque le débit sera trop fort, et la pertinence de dispenser les cours et les camps est évaluée chaque matin selon des critères qui s’ajoutent à ceux déjà existant. De plus, une embarcation de type zodiac est à l’eau sitôt qu’il y a deux embarcations et plus sur l’eau.

Ce matin, le chef-instructeur était à bord et pratiquait des manœuvres avec un autre instructeur et un jeune. Le « dessalage » (chavirement) est très fréquent en dériveur, et n’est pas une situation d’urgence explique M Elliot. En effet, les dériveurs peuvent faire des rotations de 360 degrés sans problème précise t’-elle. Nos instructeurs, qui ont pris la décision de naviguer en duo avec le jeune présent, ont donc fait des manœuvres régulières et fréquentes. Nous sommes conscients que c’est impressionnant, mais c’est normal assure Mme Elliott.

Des mesures de sécurité préventives et embarcations nautiques et d’assistance nautique sont présentes au club de voile de Drummondville.

D’autre part, nous avons deux embarcations à moteur de type zodiac prêtes à intervenir en tout temps. Comme le dériveur comptait deux instructeurs à bord, l’embarcation à moteur était à quai, mais prête à partir. Ainsi, si les pompiers n’avaient pas interdit à notre équipe d’intervenir, l’épisode se serait clôt rapidement explique Fabienne Elliott

Nos employés sont tous formés selon les plus hauts critères de Voile Québec, comme moniteur et instructeur de voile, et sont encadré par une coordonnatrice et un chef-instructeur ajoute-t-elle connaissant à la fois la rivière, la voile et le Club sur le bout de leurs doigts. Ils ont toute notre confiance de préciser Fabienne Elliott qui souhaite rassurer les citoyens sur les pratiques des membres de l’équipe du Club de voile de Drummondville.

Éric Beaupré
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