DRUMMONDVILLE
À quelques jours de la rentrée scolaire dans la MRC de Drummond, au Centre-du-Québec comme partout en province, de nombreux changements annoncés par le ministre de l’Éducation suscitent réactions et interrogations.
Parmi eux, l’interdiction du cellulaire et l’obligation du vouvoiement dans les écoles. L’Association québécoise des cadres scolaires (AQCS) exprime de sérieuses réserves quant à l’efficacité du projet de Règlement sur les règles de conduite au primaire et au secondaire, une position partagée par plusieurs parents et membres du personnel enseignant.
L’Association québécoise des cadres scolaires (AQCS) exprime de sérieuses réserves quant à l’efficacité du projet de Règlement sur les règles de conduite au primaire et au secondaire, une position partagée par plusieurs parents et membres du personnel enseignant.
Des règles difficiles à appliquer
Dans un avis transmis au ministère, l’AQCS rappelle que plusieurs enseignants et membres du personnel évitent déjà d’imposer des sanctions par crainte de plaintes de parents. « Nous sommes donc perplexes quant à l’application uniforme des nouvelles règles auprès des élèves, telles que l’interdiction du cellulaire ou l’utilisation obligatoire du vouvoiement et des titres madame et monsieur », souligne Jean-François Parent, président-directeur général de l’AQCS.
Selon l’organisation, les notions de civisme, de respect et de politesse prévues au règlement demeurent trop vagues et sujettes à interprétation en contexte multiculturel. Elle recommande plutôt de définir des comportements attendus et observables, qui seraient enseignés en classe et intégrés aux codes de vie.
Les appareils mobiles dans la mire
L’AQCS propose aussi de préciser la liste des appareils interdits, alors que les montres, lunettes ou bagues intelligentes ressemblent souvent à des objets ordinaires. « Une légifération québécoise sur la vente et l’identification de ces appareils nous apparaît nécessaire », ajoute M. Parent.
L’association estime également que l’utilisation d’un appareil mobile pour des motifs médicaux devrait être approuvée non seulement par l’école, mais aussi par les professionnels de la santé et, au besoin, par les services sociaux.
Parents et enseignants inquiets
Sur le terrain, certains parents et enseignants interrogés partagent ces préoccupations. Ils craignent que la multiplication des règles ne crée plus de confusion qu’elle n’apporte de solutions concrètes. Plusieurs rappellent qu’en milieu scolaire, les codes de vie doivent rester simples, accessibles et adaptés aux réalités locales.
Des attentes et de la confusion
Les annonces ministérielles du printemps ont généré des attentes élevées et un certain désarroi. En juillet, les écoles et conseils d’établissement ont reçu un projet de règlement qui les oblige à revoir des codes de vie déjà adoptés. « Un code de vie doit rester aussi simple que possible afin d’en faciliter la compréhension et l’application. Avec les prescriptions actuelles, peu de marge de manœuvre est laissée pour une adaptation aux besoins du milieu. On s’éloigne du principe de subsidiarité », conclut Jean-François Parent.







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