DRUMMONDVILLE
614 logements mis en chantier depuis le début de 2026, le prix des loyers demeure un enjeu majeur pour les locataires. @ Crédit photo Éric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.
Selon les données obtenues par le Vingt55 auprès de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), sur l’ensemble des six premiers mois de l’année, le portrait est toutefois positif : 614 logements ont été mis en chantier, comparativement à 601 à la même période l’an dernier, soit une légère progression de 2 %.
Cette performance cumulative permet à Drummondville de faire légèrement mieux que l’ensemble du Canada, où les mises en chantier dans les centres de 10 000 habitants et plus ont reculé de 1 % depuis le début de l’année, passant de 114 411 logements au premier semestre de 2025 à 113 017 en 2026. Au Québec, la tendance demeure également positive avec une progression de 2 %, soit exactement le même taux de croissance que celui enregistré à Drummondville pour les six premiers mois de l’année.
Un mois de juin particulièrement tranquille à Drummondville
Le ralentissement observé en juin est cependant beaucoup plus prononcé à Drummondville qu’ailleurs au Québec et au Canada. Seulement 31 nouvelles habitations y ont été mises en chantier au cours du mois, contre 173 en juin 2025.
Cette diminution de 82 % s’explique principalement par le recul du segment des logements collectifs et autres types d’habitations. Leur nombre est passé de 144 en juin 2025 à seulement 13 en juin 2026, une baisse de 91 %. Du côté des maisons individuelles, 18 mises en chantier ont été recensées, comparativement à 29 un an auparavant, soit une diminution de 38 %.
À titre comparatif, le Québec a enregistré une baisse beaucoup plus modérée de 2 % en juin, avec 4 763 mises en chantier contre 4 858 un an plus tôt. À l’échelle canadienne, le recul atteint 13 %.
Le contraste est également important avec certaines autres régions québécoises. Montréal a connu une hausse de 10 % en juin, tandis que Trois-Rivières affichait une progression marquée de 75 %. À l’inverse, Sherbrooke enregistrait une diminution de 46 % et Québec, une baisse de 11 %.
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Une pression qui demeure sur le prix des loyers
À Drummondville comme ailleurs au Centre-du-Québec, l’ajout de nouvelles unités résidentielles demeure un enjeu important dans un contexte où le coût des loyers représente une préoccupation grandissante pour de nombreux ménages.
Si la construction de nouveaux logements peut contribuer à augmenter l’offre disponible et, à plus long terme, à réduire la pression sur le marché locatif, l’arrivée de nouvelles unités ne signifie toutefois pas nécessairement qu’elles seront accessibles financièrement à tous. Le coût de construction, les taux d’intérêt et les dépenses liées au développement immobilier peuvent notamment se répercuter sur le prix demandé pour les logements neufs. Dans ce contexte, les 614 mises en chantier recensées depuis le début de l’année à Drummondville, auxquelles pourraient éventuellement s’ajouter les 316 logements déjà autorisés, mais pas encore commencés, seront à surveiller afin de déterminer leur effet réel sur l’offre et, ultimement, sur l’abordabilité des loyers dans la région.
Un seul mois ne suffit toutefois pas à dresser le portrait complet du marché immobilier, particulièrement dans le secteur des logements collectifs, où le démarrage d’un projet d’envergure peut faire varier considérablement les statistiques d’un mois à l’autre.
Depuis janvier, 614 logements ont été mis en chantier dans la région métropolitaine de Drummondville, une hausse de 2 % par rapport aux 601 recensés durant la même période en 2025.
Dans le détail, la construction de maisons individuelles affiche un recul de 8 %, passant de 120 à 111 unités. Les autres types de logements, qui comprennent notamment le marché collectif, progressent toutefois de 5 %, passant de 481 à 503 unités.
Drummondville affiche ainsi une croissance plus modeste que Sherbrooke, où les mises en chantier ont bondi de 42 % depuis janvier, mais fait mieux que Trois-Rivières, qui connaît un recul de 16 %, et que Québec, où la diminution atteint 12 %. Montréal affiche pour sa part une progression de 6 % depuis le début de l’année.
Un autre indicateur permet d’entrevoir la suite du marché résidentiel drummondvillois.
En juin, 316 logements disposaient d’un permis de construire approuvé, mais leur mise en chantier n’avait pas encore commencé, comparativement à 240 en mai. Il s’agit d’une augmentation mensuelle de 31,7 %.
Parallèlement, 984 logements étaient en construction à Drummondville en juin, comparativement à 1 022 en mai, une diminution de 3,7 %. Le nombre de logements achevés au cours du mois est quant à lui passé de 122 en mai à 69 en juin.
Ces données laissent donc entrevoir un marché à deux vitesses : un mois de juin particulièrement faible sur le plan des nouveaux chantiers, mais un bilan cumulatif qui demeure légèrement positif depuis le début de 2026 et un nombre croissant de logements autorisés qui attendent encore le début des travaux.
À l’échelle du pays, la tendance sur six mois des mises en chantier a diminué de 2,8 % en juin pour atteindre un rythme annualisé de 248 123 logements. Le nombre mensuel désaisonnalisé et annualisé a également reculé de 6 % entre mai et juin.
Selon Kevin Hughes, économiste en chef adjoint à la SCHL, l’incertitude économique, la hausse des coûts d’aménagement, la diminution de la demande et l’augmentation du nombre de logements invendus continuent de peser sur la construction résidentielle. La SCHL prévoit d’ailleurs que ce contexte freinera l’activité à court et à moyen terme.
Pour Drummondville et le Centre-du-Québec, les prochains mois permettront donc de voir si les 316 logements déjà autorisés, mais toujours en attente d’une mise en chantier, permettront de relancer le rythme de la construction. Malgré la chute spectaculaire enregistrée en juin, le bilan des six premiers mois montre pour l’instant que Drummondville réussit à maintenir une légère croissance de son activité résidentielle par rapport à 2025, dans un marché canadien qui, lui, montre des signes de ralentissement.
Une pression qui demeure sur le prix des loyers
À Drummondville comme ailleurs au Centre-du-Québec, l’ajout de nouvelles unités résidentielles demeure un enjeu important dans un contexte où le coût des loyers représente une préoccupation grandissante pour de nombreux ménages. Si la construction de nouveaux logements peut contribuer à augmenter l’offre disponible et, à plus long terme, à réduire la pression sur le marché locatif, l’arrivée de nouvelles unités ne signifie toutefois pas nécessairement qu’elles seront accessibles financièrement à tous.
Le coût de construction, les taux d’intérêt et les dépenses liées au développement immobilier peuvent notamment se répercuter sur le prix demandé pour les logements neufs. Dans ce contexte, les 614 mises en chantier recensées depuis le début de l’année à Drummondville, auxquelles pourraient éventuellement s’ajouter les 316 logements déjà autorisés, mais pas encore commencés, seront à surveiller afin de déterminer leur effet réel sur l’offre et, ultimement, sur l’abordabilité des loyers dans la région.

614 logements mis en chantier depuis le début de 2026, le prix des loyers demeure un enjeu majeur pour les locataires. @ Crédit photo Éric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.













