DRUMMONDVILLE
« Ce fut un grand honneur d’être ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation depuis 2018. Je suis très fier du travail accompli. Pour toujours le premier admirateur de ceux qui nourrissent le Québec. Je continuerai de servir les citoyens de Johnson avec cœur. Merci ! », a écrit M. Lamontagne sur ses réseaux sociaux pour confirmer son départ du Conseil des ministres.
Donald Martel pressenti pour lui succéder
Selon les informations obtenues par Le Vingt55, c’est le député de Nicolet–Bécancour, Donald Martel, qui serait appelé à succéder à André Lamontagne. Le nom de Sébastien Schneeberger, député de Drummond–Bois-Francs, a également circulé dans les discussions régionales. Toutefois, aucune information ne laisse entendre que ce dernier ait manifesté l’intérêt de se joindre au Conseil des ministres, préférant concentrer ses efforts sur sa circonscription et ses activités locales.
Un parcours politique marqué par l’autonomie alimentaire
Élu pour la première fois en 2014 sous la bannière de la Coalition Avenir Québec (CAQ), André Lamontagne a accédé au Conseil des ministres en 2018. Son mandat a été marqué par une série de mesures en faveur de l’autonomie alimentaire et du développement du secteur bioalimentaire, qui génère annuellement 12 milliards de dollars en ventes agricoles et plus de 11 milliards en exportations.
Sous sa gouverne, le ministère a fixé des objectifs ambitieux, dont celui d’augmenter les exportations de six milliards de dollars d’ici 2025. M. Lamontagne a aussi multiplié les initiatives pour diversifier les marchés, encourager l’innovation et renforcer la durabilité des pratiques agricoles.
Il a notamment représenté le Québec lors de missions économiques en Europe et au Japon, s’inspirant de modèles innovants tels que l’aquaponie et l’économie circulaire.
Des réalisations concrètes pour le Centre-du-Québec
Durant ses années au Conseil des ministres, André Lamontagne a joué un rôle déterminant dans plusieurs dossiers régionaux :
- un appui constant au projet d’agrandissement de l’hôpital de Drummondville ;
- une attention soutenue au développement économique et agricole du Centre-du-Québec ;
- la mise en valeur des entreprises locales et des produits québécois sur la scène internationale.
Ces réalisations traduisent sa volonté de positionner le Centre-du-Québec comme un acteur incontournable du secteur bioalimentaire et de l’innovation durable.
Un cheminement diversifié avant la politique
Né à Saint-Félicien en 1960, André Lamontagne détient un baccalauréat en administration des affaires de l’Université Laval et une maîtrise en psychologie de l’éducation et relations humaines de la Mount Saint-Vincent University, à Halifax.
Avant de se lancer en politique, il a mené une carrière diversifiée comme entrepreneur, gestionnaire et pilote professionnel d’hélicoptère, multipliant les expériences dans le commerce de détail, le voyage, les technologies et l’aviation.
L’avenir politique de M. Lamontagne
Bien qu’il quitte le Conseil des ministres, André Lamontagne a confirmé son intention de compléter son mandat actuel comme député de Johnson, circonscription qu’il représente depuis 2014.
Il laisse toutefois planer le suspense quant à ses intentions pour 2026, alors que d’autres ministres, dont Suzanne Roy, ont déjà annoncé qu’ils ne solliciteraient pas de nouveau mandat.







