DRUMMONDVILLE
Le Drummondvillois Christian Bilodeau a enregistré un plaidoyer de culpabilité à une accusation de leurre @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.
Le Drummondvillois Christian Bilodeau a comparu au palais de justice de Drummondville à la suite d’une opération d’infiltration policière menée en lien avec la sollicitation de services sexuels d’une personne mineure.
Un fléau bien connu à Drummondville par les policiers de la Sûreté du Québec. Une enquête portant sur la prostitution juvénile et des services sexuels auprès de personnes mineures a permis la mise en accusation d’un autre Drummondvillois.
L’accusé avait indiqué dès l’ouverture des procédures son intention de prendre une décision quant à la suite des démarches judiciaires et a finalement enregistré un plaidoyer de culpabilité, à la lumière de la preuve déposée par la procureure de la Couronne, Me Jean-Philippe Garneau, en présence d’un enquêteur de la Sûreté du Québec.
Comme l’a constaté Le Vingt55, dès l’ouverture des procédures, Me Juliette de Grandpré, avocate de la défense, a informé le tribunal que son client avait choisi d’enregistrer un plaidoyer de culpabilité au chef d’accusation de leurre et renonçait à la tenue d’un procès, lequel était inscrit au rôle du palais de justice de Drummondville.
Une opération policière menée contre la lutte à la prostitution juvénile à Drummondville.
Selon la preuve résumée par le procureur de la Couronne, Me Jean-Philippe Garneau, en présence d’un enquêteur de la Sûreté du Québec (SQ), l’accusé a communiqué à plusieurs reprises avec une personne qu’il croyait âgée de 17 ans, dans le but d’obtenir des services sexuels dans un hôtel de Drummondville.
Les échanges se seraient déroulés par l’entremise d’un site de rencontre se présentant également comme un site d’escortes occasionnelles offrant des services sexuels. Les échanges initiaux ont notamment eu lieu par messagerie électronique.
Lors de l’exposé des faits, le procureur de la Couronne, Me Jean-Philippe Garneau, a indiqué que l’accusé aurait échangé à plusieurs reprises avec cette personne, laquelle avait clairement et explicitement mentionné être âgée de 17 ans. Malgré certaines réticences exprimées initialement par Christian Bilodeau, l’accusé a repris les échanges par la suite, l’accusé relançant les communications avec la personne et adolescente qui affichait dans les échange comme une mineure
Le procureur de la Couronne, Me Jean-Philippe Garneau au dossier, en présence de l »enquêteure de la Sûreté du Québec (SQ) © Photo Éric Beaupré Vingt55. Tous droits réservés.
La poursuite a démontré que ces échanges ont mené à l’organisation d’une rencontre dans un établissement hôtelier de Drummondville.
L’accusé se serait présenté sur place. Une fois sur les lieux, il aurait de nouveau été informé de l’âge allégué par celle-ci. Lors de la rencontre, l’accusé aurait acquitté les frais convenus pour les services sexuels, incluant un supplément de 40 $ pour une relation sexuelle sans condom. Après avoir retiré son pantalon, l’accusé a vu les policiers intervenir pour procéder à son arrestation, alors qu’il a été confirmé par la suite qu’il s’agissait d’une agente d’infiltration.
Le ministère public a démontré que les éléments de preuve, incluant les communications électroniques et les circonstances entourant l’arrestation, sont suffisants pour soutenir les accusations portées en vertu de plusieurs articles du Code criminel, notamment en matière de leurre et de sollicitation de services sexuels d’une personne mineure.
De son côté, la défense a soutenu que l’accusé croyait que son interlocutrice était majeure et qu’il aurait tenté de vérifier son âge. Il a notamment été avancé que l’accusé aurait demandé une preuve visuelle, soit une photo, a précisé le procureur de la Couronne. Toutefois, la poursuite a indiqué que cette version n’était pas corroborée par la preuve déposée à ce stade et que la diligence raisonnable alléguée n’avait pas été démontrée.
À la lumière de l’exposé de la preuve et du plaidoyer enregistré, l’honorable juge Maxime Laroche a conclu que la preuve présentée était suffisante pour justifier la poursuite des procédures et a entériné le plaidoyer de culpabilité de l’accusé, Christian Bilodeau , lequel a reconnu l’ensemble des faits.
Christian Bilodeau demeure en liberté sous certaines conditions. Le dossier suivra donc son cours judiciaire, alors que de nouvelles audiences sont prévues au début de l’année 2026 au palais de justice de Drummondville, où la présence de l’accusé est requise.

Le Drummondvillois Christian Bilodeau a enregistré un plaidoyer de culpabilité à une accusation de leurre @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.
Un fléau bien connu à Drummondville n’est pas sans rappeler la frappe policière qui avait mené à l’arrestation de neuf individus en 2019 et qui s’est soldée, en 2025, par la condamnation du dernier accusé au terme d’un long processus judiciaire.
Comme l’a rappelé Le Vingt55, ce dossier avait donné lieu, en 2019, à plusieurs arrestations à la suite d’une opération policière majeure en lien avec l’exploitation sexuelle de mineures et des accusations de leurre.
Plus récemment, une autre pièce de preuve déterminante avait permis au même procureur de la Couronne, Me Jean-Philippe Garneau, d’obtenir des condamnations dans un dossier distinct impliquant des chefs de traite de personnes, de proxénétisme et de prostitution. Sept coaccusés liés à l’exploitation d’une adolescente opéraient depuis Drummondville, un dossier qui a mené au dépôt d’accusations et à des peines pour l’ensemble des personnes impliquées.
Ces affaires illustrent un phénomène préoccupant qui, selon les autorités et différents intervenants de Drummondville, connaît depuis quelques années une hausse marquée dans la région de Drummondville.



















