DRUMMONDVILLE
Cette mobilisation citoyenne comme en a été témoin le Vingt55 aura un impact direct et précieux pour les personnes accompagnées par l’organisme.
En cette période des Fêtes, les dons reçus représentent bien plus que du matériel, ils apportent du réconfort, de la dignité et un réel soutien humain aux personnes en situation de vulnérabilité.
Parmi ces gestes significatifs, un donateur ayant souhaité conserver l’anonymat a remis, lundi, pour plus de 2 000 $ en articles essentiels. Un appui concret qui contribue directement à répondre aux besoins urgents du terrain.
Les récentes intempéries avaient fait chuter de façon marquée les stocks de bas, mitaines et tuques. Or, la réponse rapide de la communauté a permis de renverser la situation. « Nous sommes en mesure de regarnir nos stocks pour quelques semaines, assurément », souligne l’équipe de l’Ensoleilvent.
L’organisme continue d’accepter, pour le moment, les dons de bas, mitaines et tuques tout au long de la semaine. Toutefois, devant l’ampleur des contributions reçues, l’Ensoleilvent fait face à ce qu’il qualifie de « heureux problème » : un manque d’espace pour entreposer les vêtements.
En conséquence, la réception des dons de vêtements est temporairement suspendue pour quelques jours, le temps de traiter et d’organiser l’importante quantité d’articles reçus.
Drummondville, encore trop de personnes vivent en situation d’itinérance, au froid et à l’intempérie. Faute de moyens financiers et de places, les organismes n’arrivent pas à répondre à toute la demande de refuge, alors que la situation ne s’améliore pas sur le terrain. Les Fêtes n’apportent pas de cadeaux pour de nombreuses personnes, qui doivent alors compter sur la solidarité pour venir en aide.
Comme en a été témoin Le Vingt55 à plusieurs reprises, des personnes dorment encore chaque nuit à l’extérieur, faute de place dans les haltes-chaleur et les refuges à Drummondville. Du centre-ville au parc Frigon, des personnes tentent de trouver refuge comme elles le peuvent pour se réchauffer.
Comme le rappelle le Vingt55, les coupures du gouvernement fédéral, combinées au peu de mesures concrètes mises de l’avant tant au niveau provincial que municipal pour soutenir adéquatement les personnes vivant en situation d’itinérance ou les organismes qui tentent de leur venir en aide, continuent de se faire durement sentir à Drummondville.
Un financement en péril et précaire, un risque majeur dès avril 2026. L’un des messages les plus préoccupants concerne le financement. Le fédéral abandonne un programme majeur destiné à soutenir ce financement, comme l’Ensoleilvent.
Comme la appris le Vingt55, deux programmes essentiels arrivent à échéance le 1er avril 2026. « Pour un des programmes fédéraux, on nous a déjà confirmé qu’il ne reviendra pas. Ça représente 600 000 dollars », confirme le directeur général de l’organisme.
L’autre programme, lui, n’a encore reçu aucune confirmation. « Je ne peux pas attendre à la dernière minute. On est en plein pic d’itinérance. À l’époque où ces programmes ont été créés, l’itinérance était beaucoup moins importante. Aujourd’hui, elle a triplé au Québec. »
Il rappelle que l’organisme fonctionne encore trop souvent « en grattant des fonds de tiroirs ». « On fait des miracles avec des 10 $ », dit-il, une réalité dénoncée de longue date. Mais il y a des limites à ce que nous pouvons accomplir lorsque les tiroirs sont vides et que le soutien financier privé et public est coupé drastiquement. Il faut pouvoir compter sur du récurrent, et non sur du temporaire ou de l’occasionnel.
L’équipe de l’Ensoleilvent tient à remercier chaleureusement l’ensemble des citoyennes et citoyens qui ont répondu à l’appel. Une générosité qui démontre, une fois de plus, la force de la solidarité locale à Drummondville.














