DRUMMONDVILLE
Caroline Allard passe de la parole aux actes et exige une pause et un moratoire @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.
En effet, la conseillère Caroline Allard a officialisé aujourd’hui sa position en demandant à la Ville de suspendre temporairement l’utilisation de l’infrastructure. Elle estime que les mesures mises en place jusqu’à maintenant — notamment des ajustements d’horaire, l’installation de signalisation et la réalisation d’études sonores — n’ont pas permis de corriger de manière satisfaisante les impacts observés dans le secteur. Elle soutient qu’un arrêt temporaire permettrait de prendre le recul nécessaire afin d’évaluer des solutions durables et adaptées au milieu résidentiel.
Selon la conseillère, les analyses déjà réalisées, incluant les études sonores et les recommandations formulées, démontrent que les correctifs envisagés à court terme demeurent insuffisants. Elle insiste sur le fait que la décision du conseil municipal doit s’appuyer sur des données probantes et non sur des considérations ponctuelles, afin d’éviter de reconduire la situation pour une troisième saison estivale consécutive .
Sa demande repose notamment sur les conclusions de la Direction de la santé publique, qui indiquent que l’utilisation actuelle de la patinoire peut entraîner des effets potentiellement dommageables sur la santé et la qualité de vie des résidents. La nouvelle conseillère du district 8 rapporte que plusieurs citoyens lui ont fait état de conséquences concrètes, évoquant notamment de l’anxiété, un sentiment dépressif et une incapacité à profiter pleinement de leur environnement, particulièrement en période estivale. « Les gens veulent pouvoir jouir de leur terrain et ouvrir leurs fenêtres », souligne-t-elle, tout en précisant que l’enjeu ne remet pas en cause la pratique du sport, mais bien l’adéquation du projet avec son emplacement.
Caroline Allard déplore également que les données issues de la santé publique n’aient pas occupé une place centrale dans la réflexion municipale jusqu’à maintenant. Elle affirme avoir transmis à l’ensemble des membres du conseil un document regroupant les faits, études et analyses disponibles afin de favoriser une prise de décision éclairée. « Rien ne justifie une décision à l’aveugle », soutient-elle, rappelant le rôle des élus de s’appuyer sur des données objectives pour orienter leurs choix .
Au-delà de la question du bruit, Caroline Allard soulève des enjeux plus larges liés à l’aménagement du territoire. Elle remet en question la cohérence de l’implantation de cette infrastructure dans un parc de voisinage, situé en milieu résidentiel immédiat, en regard des usages permis et des principes reconnus en urbanisme. Elle évoque également l’importance d’assurer une application cohérente du règlement municipal sur le bruit, ainsi que le respect des orientations gouvernementales en matière de prévention des nuisances, renforcées depuis les modifications apportées en 2023 à la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme .

Patinoire du parc Jardin-des-Galeries, des nuisances sonores dénoncées par plusieurs citoyens, qui réclament des actions et des décisions concrètes @ Crédit photo : Éric Beaupré / Vingt55. Tous droits réservés














