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Pression d’eau dans la Marconi : le maire maintient la position du conseil et répond aux préoccupations concernant l’utilisation des surpresseurs sans réservoir

Pression d’eau dans la Marconi : le maire maintient la position du conseil et répond aux préoccupations concernant l’utilisation des surpresseurs sans réservoir
Le dossier de la pression d'eau dans le secteur du Boisé Marconi est revenu à l'avant-plan lors de la séance du conseil municipal de Drummondville @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.

DRUMMONDVILLE

Le dossier de la pression d’eau dans le secteur du Boisé Marconi est revenu à l’avant-plan lors de la séance du conseil municipal de Drummondville tenue lundi soir. Après la publication d’un communiqué dénonçant le manque de réponses obtenues de la Ville, plusieurs citoyens sont de nouveau venus interpeller les élus afin d’obtenir des précisions sur les conclusions du conseil municipal et sur la solution des surpresseurs domestiques proposée par la Ville.

Le dossier de la pression d’eau dans le secteur du Boisé Marconi est revenu à l’avant-plan lors de la séance du conseil municipal de Drummondville @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.

Parmi eux, M Claude Pellerin a présenté de nouvelles informations recueillies auprès d’entreprises spécialisées dans l’installation de surpresseurs d’eau. Selon les renseignements qu’il affirme avoir obtenus, l’installation d’un surpresseur sans réservoir pourrait entraîner des baisses de pression chez les résidences voisines.

Le citoyen a également indiqué que l’ajout d’un réservoir nécessiterait des équipements supplémentaires afin d’assurer la qualité de l’eau, notamment une lampe UV et un entretien régulier, ce qui ferait grimper considérablement les coûts réels de l’installation. En réponse, le maire de Drummondville, Jean-François Houle, a rappelé que le dossier avait déjà été analysé à plusieurs reprises par les élus. Questionné par le Vingt55 sur les affirmations voulant que l’installation de surpresseurs domestiques puisse réduire la pression d’eau chez les résidences voisines, le maire affirme que les informations dont dispose actuellement la Ville ne vont pas dans ce sens.

« L’information qu’on a là-dessus, c’est que c’est infime et que ce n’est pas matériel. Les risques sont très bas », a-t-il répondu.

« Je vous invite encore une fois à venir dans une de nos maisons. On peut vous en faire visiter deux ou trois pour voir la réalité », a lancé M. Pellerin aux membres du conseil. « Le conseil s’était penché sur cette question-là en 2022. Il s’est repenché en 2024. À mon arrivée, je vous avais rencontrés et j’ai suggéré que le conseil revoie à nouveau la question. En 2026, c’est la même réponse », a-t-il affirmé.

Le maire a toutefois indiqué que les nouvelles informations soulevées concernant les coûts potentiels des surpresseurs et les équipements complémentaires pourraient être vérifiées par l’administration municipale. « Si l’information change, est-ce que la décision changera au niveau du programme? C’est à voir », a-t-il précisé.

Questionné par le Vingt55 à la suite de la période de questions sur les préoccupations exprimées par les citoyens, le maire a indiqué que les éléments soulevés n’étaient pas nouveaux aux yeux du conseil municipal.

Selon le maire, l’analyse municipale repose toujours sur les données de pression mesurées à l’entrée des résidences et non sur les conditions observées à l’intérieur des bâtiments. « Ce que le conseil regarde, c’est quelle est la moyenne des pressions que notre système obtient à l’entrée des résidences. Ce qui se passe après l’entrée dans la résidence, la norme que la Ville regarde ne concerne pas ce qui se passe au-delà de l’entrée », a expliqué M. Houle.

Le maire soutient que les données analysées démontrent une pression moyenne d’environ 45 psi, soit au-dessus de la norme minimale de 40 psi utilisée par la Ville. « On fait des moyennes et on arrive à la conclusion qu’on atteint 45 psi. La norme, c’est 40. C’est là-dessus que la décision du conseil est basée », a-t-il indiqué. Il a également rappelé que la position municipale est demeurée essentiellement la même depuis les premières analyses réalisées en 2022.

Interrogé par le Vingt55 sur le coût qu’aurait représenté l’installation d’un système de surpression collectif au moment où les infrastructures du secteur étaient plus facilement accessibles lors des travaux initiaux, le maire a rappelé qu’une évaluation avait déjà été réalisée.

Selon lui, les estimations produites à l’époque faisaient état d’un coût d’environ 750 000 $ pour l’installation du surpresseur, auquel se seraient ajoutés d’autres frais connexes.

Le maire Jean-François Houle reconnaît que certains citoyens souhaitaient une nouvelle analyse du dossier, mais rappelle que le conseil a réexaminé la situation avant de réitérer sa position. « J’ai suggéré au conseil de réviser la situation, mais le conseil maintient ses décisions ou ses positions qui ont été prises antérieurement », a-t-il déclaré.

L’un des éléments qui suscite le plus de réactions demeure l’utilisation de l’expression « représentativité douteuse » dans la résolution adoptée par le conseil municipal.

Cette formulation, dénoncée par plusieurs résidents du secteur par l’entremise du Vingt55, a fait l’objet d’une question directe du Vingt55 au maire de Drummondville. M. Houle a tenu à préciser que le terme ne visait pas les citoyens eux-mêmes, mais plutôt la représentativité du groupe concerné.

« Le texte est clair. On parle de représentativité douteuse. On ne dit pas que les individus sont douteux ou que leurs intentions sont douteuses. Ça n’a rien à voir », a affirmé le maire. Invitant les citoyens à lire l’ensemble du document, il estime que certaines interprétations ont déformé le sens de la résolution.

« Je suggère aux lecteurs de lire tous les mots de la phrase avant d’arriver à une conclusion et de nous prêter des intentions comme quoi on a traité ces gens-là de douteux. Ce n’est absolument pas le cas », a-t-il soutenu.

Malgré les explications fournies lundi soir, plusieurs citoyens présents ont quitté la séance avec le sentiment que les réponses réclamées depuis plusieurs années demeurent incomplètes. Le dossier de la pression d’eau dans le secteur Marconi, qui oppose depuis longtemps des résidents à l’administration municipale, continue ainsi d’alimenter les débats à l’hôtel de ville, alors que le maire a conclu la séance en rappelant que le conseil municipal avait pris sa décision et que celle-ci demeurait finale.

M. Claude Pellerin un citoyen a présenté de nouvelles informations recueillies auprès d’entreprises spécialisées dans l’installation de surpresseurs d’eau @ Crédit photo Eric Beaupré / Vingt55 Tous droits réservés.

Éric Beaupré
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