DRUMMONDVILLE
Dans une mise à jour rendue publique jeudi, l’entreprise indique que son plan de contingence, mis en œuvre dès le début du conflit de travail le 30 mars dernier, permet désormais d’assurer un approvisionnement « régulier et fiable » en fruits et légumes frais dans l’ensemble de son réseau.
METRO souligne que, malgré les ajustements nécessaires au cours des premières semaines de la grève, ses équipes ont réussi à maintenir l’offre de produits frais afin de répondre aux besoins de la clientèle.
Une contre-offre jugée insuffisante
Sur le plan des négociations, l’entreprise affirme vouloir conclure une nouvelle convention collective qui reconnaît la contribution de ses employés tout en préservant la compétitivité de ses opérations à long terme.
Selon METRO, une offre globale de règlement a été présentée au syndicat le 11 juin avec l’aide d’un conciliateur nommé par le ministre du Travail. Cette proposition comprenait notamment des augmentations salariales importantes, particulièrement au cours de la première année de la convention collective.
L’offre a toutefois été rejetée le 18 juin par les employés syndiqués, à la suite de la recommandation de leur syndicat, qui s’était engagé à déposer une contre-proposition.
Cette contre-offre a été transmise à l’employeur jeudi. Après l’avoir analysée, METRO estime qu’elle ne constitue pas une base viable pour parvenir à une entente à long terme, invoquant un écart toujours important entre les positions des deux parties, notamment sur les questions financières.
L’entreprise invite à reprendre les discussions
« Nous sommes très déçus que le syndicat soit revenu avec une offre qui ne reflète aucunement le marché du travail en général et la réalité concurrentielle de notre industrie, surtout après une grève de 13 semaines. Nos priorités sont claires : servir notre clientèle, soutenir nos opérations et conclure une entente négociée qui soit raisonnable et viable à long terme », a déclaré Marc Giroux, chef de l’exploitation de METRO.
L’entreprise invite le syndicat à poursuivre les discussions de façon constructive afin de parvenir à une entente permettant de mettre fin au conflit de travail et de reprendre les activités dans un environnement qu’elle qualifie de stable et prévisible.
Le conflit touche les employés syndiqués du centre de distribution des fruits et légumes de Laval, les employés du transport ainsi que certains employés de bureau du siège social de METRO.







