Intoxiqué au cannabis à l’Halloween : le petit Mylan l’a échappé belle, sa famille réclame des réponses et une enquête

Intoxiqué au cannabis à l’Halloween : le petit Mylan l’a échappé belle, sa famille réclame des réponses et une enquête
@ Crédit Rebeka Lefebvre. Tous droits réservés.

Drummondville

Un chocolat provenant des friandises d’Halloween, un enfant dont l’état de santé se détériore et une famille qui craint le pire. Quelques heures après les événements, les proches du petit Mylan demeurent profondément secoués. En entrevue au Vingt55, Rebeka Lefebvre, en présence de la mère du garçon, est revenue sur les circonstances de cette intoxication au cannabis, les heures d’angoisse vécues à l’hôpital et les nombreuses questions qui demeurent sans réponse.

Encore profondément ébranlée par les événements, la mère de Mylan n’était pas en mesure de raconter elle-même les circonstances de cette épreuve. Présente lors de l’entrevue accordée au Vingt55, elle a laissé Rebeka Lefebvre, une proche ayant été témoin des événements, expliquer ce qui s’était produit.

En entrevue au Vingt55, Rebeka Lefebvre, une proche de la mère et du petit Mylan, est revenue sur le déroulement des événements qui auraient pu avoir de graves conséquences pour l’enfant. « Le 5 novembre, Mylan aurait choisi un chocolat parmi les friandises conservées à la maison depuis l’Halloween. Après en avoir mangé une partie, le garçon aurait remarqué un goût inhabituel. Sa mère, qui aurait goûté au morceau restant, aurait également constaté une saveur étrange. »

Peu après, le comportement de Mylan aurait commencé à changer. Ses proches auraient notamment remarqué une salivation inhabituelle et des réactions de plus en plus inquiétantes. Devant ces symptômes, ils affirment avoir immédiatement pris la direction du centre hospitalier de Drummondville, sans hésiter un seul instant. Pour les proches du petit Mylan, la situation était préoccupante et nécessitait une prise en charge médicale urgente.

À leur arrivée à l’hôpital, les proches auraient expliqué au personnel médical les circonstances entourant la consommation du chocolat et les symptômes présentés par l’enfant.

Selon Rebeka Lefebvre, la famille aurait d’abord eu le sentiment que ses inquiétudes, tout comme la version des faits fournie dès son arrivée avec l’enfant, n’avaient pas été pleinement prises en considération, alors que Mylan semblait particulièrement vulnérable et désorienté.

Mylan aurait néanmoins été rapidement placé sous observation. Le personnel médical aurait également communiqué avec le Centre antipoison afin de suivre les recommandations appropriées.

Après environ quatre heures d’observation, un congé hospitalier aurait été envisagé. Une décision que la famille remet aujourd’hui en question. Alors que Mylan se préparait à quitter l’établissement, son état se serait brusquement détérioré, ont raconté sa mère et celle qui l’accompagnait.

Selon le témoignage recueilli par le Vingt55, le garçon aurait commencé à pleurer et à manifester un important malaise. Sa fréquence cardiaque aurait alors atteint 174 battements par minute, entraînant une mobilisation rapide du personnel soignant.

« Mylan a piqué sur place, devant tout le monde, alors que nous quittions. C’est à ce moment que les médecins ont visiblement changé les protocoles d’intervention et repris en charge Mylan, qui s’apprêtait à partir avec nous. C’est arrivé au bon moment et à la bonne place », affirme Rebeka.

La famille affirme avoir assisté à des préparatifs médicaux destinés à intervenir en cas de complication grave. Mylan semblait alors se diriger tout droit vers un arrêt cardiaque, estime Rebeka, témoin des événements. Selon elle, il aurait été pris en charge à temps pour éviter le pire. Le garçon n’aurait pas perdu connaissance, mais se serait retrouvé dans une situation particulièrement critique, précise Rebeka, encore bouleversée par la gravité de ce qu’elle a vécu.

Pour les proches, ce moment demeure particulièrement troublant. « Si ça s’était produit cinq minutes plus tard, dans notre véhicule, on aurait fait quoi? », s’interroge Rebeka Lefebvre.

Après cet épisode, le garçon aurait été maintenu sous surveillance. Il aurait ensuite présenté une importante somnolence, dormant plusieurs heures et réagissant difficilement aux sollicitations de ses proches. Mylan aurait finalement été transféré en pédiatrie. Selon Rebeka Lefebvre, les analyses urinaires auraient confirmé la présence de cannabis dans son organisme.

Au-delà des inquiétudes médicales, une autre question préoccupe particulièrement la famille : comment Mylan a-t-il pu se retrouver avec ce chocolat?

Interrogée par le Vingt55 sur les circonstances entourant la collecte des friandises, Rebeka Lefebvre a apporté une précision importante. Mylan n’avait pas lui-même participé à la même tournée d’Halloween que les autres enfants. Comme l’explique Rebeka, les bonbons avaient été répartis entre les enfants afin que chacun puisse en profiter.

« Nos enfants ont passé l’Halloween, mais Mylan n’était pas avec nous. On a partagé les bonbons en trois », explique-t-elle.

Mylan n’en avait pas, ou très peu. Il était question, pour nous, de nous assurer que les enfants gardent tous un bon souvenir de l’Halloween, simplement pour que Mylan puisse lui aussi profiter de la fête, explique Rebeka. Ce partage pourrait expliquer comment le garçon s’est retrouvé avec une friandise provenant d’une collecte à laquelle il n’avait pas participé.

Les proches ne sont pas en mesure d’établir avec certitude à quel endroit le chocolat aurait été recueilli, ni comment du cannabis aurait pu s’y retrouver. Ils souhaitent que l’enquête des policiers de la Sûreté du Québec, dans la MRC de Drummond, permette de retrouver l’auteur de ce qu’ils considèrent comme une mauvaise blague.

Rebeka se dit inquiète à l’idée que la personne responsable puisse s’en tirer sans accusation ni réprimande. Selon elle, il faut éviter à tout prix que ce genre d’incident grave se reproduise.

Le document médical remis et consulté par le Vingt55 confirme un résultat positif au dépistage du THC (cannabis) dans les urines de l’enfant.

Les analyses toxicologiques effectuées à l’Hôpital Sainte-Croix de Drummondville, le 6 novembre 2026, révèlent la présence de THC, alors que les autres substances et stupéfiants recherchés n’ont pas été détectés. Ces résultats viennent ainsi corroborer l’intoxication au cannabis du jeune Mylan.

La Sûreté du Québec confirme l’ouverture d’une enquête

Contactée par le Vingt55 samedi matin, la Sûreté du Québec (SQ) a confirmé avoir entrepris une enquête afin de faire la lumière sur les circonstances entourant cette affaire pour le moins nébuleuse, survenue dans les jours suivant l’Halloween. Les policiers devront notamment chercher à établir la provenance de la friandise et les circonstances dans lesquelles le chocolat aurait pu se retrouver entre les mains du jeune garçon.

Selon Rebeka Lefebvre, des policiers auraient rencontré les proches pendant le séjour hospitalier afin de recueillir leur déposition. La famille souhaite que les démarches permettent de retracer la provenance du chocolat et de déterminer si une personne pourrait être responsable de sa présence parmi les friandises.

La famille invite également toute personne ayant vécu une situation semblable à celle de Mylan à se manifester afin de permettre aux policiers de disposer de toutes les informations susceptibles de faire avancer leur enquête.

Rebeka Lefebvre évoque également le cas d’une connaissance dont l’enfant aurait présenté des malaises après avoir consommé des friandises d’Halloween. Aucun lien n’est toutefois établi entre cette situation et celle de Mylan. Pour la mère de Mylan et Rebeka, cet incident rappelle l’importance de ne pas banaliser des symptômes inhabituels chez un enfant, même lorsqu’ils peuvent initialement ressembler à un malaise passager.

À l’inquiétude entourant la santé de Mylan se sont ajoutées les réactions de certains internautes. Rebeka Lefebvre déplore des commentaires mettant en doute la version des proches ou laissant entendre qu’ils auraient manqué de vigilance.

La famille affirme avoir collaboré avec la Sûreté du Québec et avoir mentionné chaque étape des événements, notamment la collecte des bonbons et leur partage entre les enfants. Ces informations auraient également été transmises aux enquêteurs afin de les aider dans leurs démarches, assure Rebeka.

Mylan se porte mieux, mais plusieurs réponses sont toujours attendues

Mylan a pu regagner son domicile et se porte beaucoup mieux, selon ses proches. L’expérience aurait néanmoins laissé des traces. Le garçon manifesterait désormais une crainte de consommer du chocolat, allant jusqu’à refuser du lait au chocolat.

Pour sa mère et Rebeka Lefebvre, le soulagement de le savoir en sécurité demeure immense. Elles souhaitent toutefois comprendre comment cette situation a pu se produire et obtenir des explications concernant les décisions médicales prises pendant son hospitalisation.

Du côté de la Sûreté du Québec, l’enquête se poursuit afin de déterminer les causes et les circonstances de cet incident. Cette affaire fait-elle partie d’une série d’événements préoccupants survenus à Drummondville et ailleurs dans la province à l’occasion de l’Halloween

Comme le rapportait le Vingt55, une autre famille de Drummondville avait signalé avoir découvert une aiguille dans un bonbon retrouvé dans un chocolat. Plusieurs autres commentaires et informations ont également circulé concernant des clous ou des morceaux de métal qui auraient été découverts parmi les friandises recueillies par des enfants dans différentes régions de la province.

Chaque année, ces situations nécessitent des vérifications et des enquêtes approfondies de la part des policiers afin de déterminer s’il s’agit de gestes malveillants, d’incidents isolés ou de signalements qui ne peuvent être confirmés.

Dans tous les cas, la Sûreté du Québec rappelle l’importance de la prudence et invite les parents à redoubler de vigilance devant ce genre d’incident. Les événements rapportés, qu’il s’agisse de la situation vécue par le petit Mylan ou des autres incidents signalés, ne font pas exception à cette recommandation. Chaque année, les autorités encouragent les familles à vérifier attentivement les friandises recueillies par les enfants à l’Halloween, une mesure de précaution qui s’inscrit d’ailleurs dans les campagnes de prévention visant à assurer la sécurité des jeunes lors de cette fête.

À ce jour, peu de ces enquêtes semblent avoir mené à des accusations formelles contre des personnes qui auraient volontairement agi de façon malintentionnée au détriment des enfants profitant de la traditionnelle collecte de bonbons d’Halloween.

La famille de Mylan espère que, cette fois, les vérifications permettront d’obtenir des réponses et, surtout, d’éviter qu’un autre enfant soit exposé à une situation semblable.

Rédaction Vingt 55
RéDACTEUR_EN_CHEF
PROFILE

Suivez-nous sur les réseaux sociaux:

Les derniers articles

Faits divers

Suivez-nous sur les réseaux sociaux:

facebookyoutube-icon